Poésie, lois et Socrate…, par Alain Gagnon…

1 septembre 2015

Actuelles et inactuelles…
chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québec

La poésie affirme, montre ; elle ne démontre pas, ni ne prêche.  Elle ne s’explique pas – ne se justifie pas.  D’autres formes existent pour ces discours nécessaires.

Les poètes chantent, et c’est leur force.

*

L’authenticité – qui est respect de soi – exige force et volonté.  Ces vertus s’apprennent beaucoup par l’admiration.  La littérature d’Homère offrait, entre autres, Ulysse comme modèle.  À quels modèles ont droit les jeunes du Québec ?

*

L’art comporte son côté yin et son côté yang.  Une partie surtout passive – qui reçoit le travail d’un autre ; et une partie active – qui l’a créé.

Le spectateur accueille la dramaturgie ou la fiction écrite tout en la réinterprétant.  Celui qui a choisi la forme est le créateur.  Il a choisi celle qu’il croyait convenir à son propos ou à son talent.  Les spectateurs, lecteurs, auditeurs choisissent aussi leurs formes.  En préférant un mode d’expression à un autre, un auteur à un autre, le roman à la nouvelle, etc.

Chacun trouve la forme qui lui sied.  Pour créer ou recevoir.

*

chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, QuébecRelecture de l’ouvrage de Diogène Laërce sur la vie de philosophes antiques.  Il rapporte cette parole de Solon, législateur d’Athènes et l’un des Sept Sages :  « Les lois ressemblent à des toiles d’araignées :  si un insecte faible y tombe, il est enveloppé ; un plus fort les brise et s’échappe. »

Peut-on trouver plus actuel ?  Les techniques se démodent, mais les jugements sur les comportements humains et les faits sociaux modifient leur vocabulaire, mais ne se démodent pas.

Toujours chez Diogène, cette citation d’un philosophe sur le langage :        « Myson disait que ce n’est pas dans les mots qu’il faut chercher l’intelligence des choses, mais dans les choses celle des mots, parce que les mots sont subordonnés aux choses, et non les choses, aux mots. »

Et cette autre citation sur Socrate, qui engendre des réflexions pour une vie sur l’art :  « Socrate s’étonnait de ce que les statuaires fissent tous leurs efforts pour façonner la pierre à l’image de la nature, et se donnassent si peu de peine pour ne pas ressembler eux-mêmes à la pierre. »

L’auteur…

Auteur prolifique, Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québecdu Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K (Pleine Lune, 1998).  Quatre de ses ouvrages en prose sont ensuite parus chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale (2003), Jakob, fils de Jakob (2004),Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013).  Il a reçu à quatre reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique (Triptyque, 2005), Les versets du pluriel (Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011).  En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010).  Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan, Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux (Marcel Broquet) ; récemment il publiait un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur .  On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL.  De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue.  Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2 (https://maykan.wordpress.com/).

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Chronique de Milan, par Clémence Tombereau…

30 août 2015

Phrase d’accroche

chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québec

Il commence aujourd’hui un roman – à moins que le roman ne le commence, lui, l’auteur, tout dépend du point de vue.  La première phrase, l’accroche comme on dit, est une sacrée farceuse :  il arrive qu’elle surgisse en un éclair, frénétique, impétueux, parfait ; d’autres fois elle se plaît, la fourbe, à être triturée, modifiée, allongée, transcendée jusqu’à sa fin.

L’accroche est malheureusement primordiale.  Elle est un cri primal trafiqué.  Elle est la première impression, la plus subtile, celle qui fera qu’on se fie ou non à l’auteur.  Elle est un fil du rasoir.  On s’y casse la gueule sans peine.  Sans elle, impossible de plonger dans le texte.  Sa fadeur conduira le lecteur exigeant à refermer aussitôt le livre, en soupirant d’ennui avant d’aller en chercher un autre.  Il y en a tant.  Tant d’amis en devenir, tant de livres non encore lus, en attente, patients, toujours prêts à se faire aimer ou détester par nous.

Cette phrase d’accroche là, il l’a en tête depuis longtemps.  Il l’a tournée et retournée encore.  Il l’a ornée de simplicité qui a nécessité des heures ; il fait tout pour que cela ne se voie pas.  Du naturel.  Du coulant de source.  Une évidence.  La première phrase doit taper.  Un coup sec inoubliable.  Un coup dans le ventre afin que le lecteur ait le souffle un peut coupé et doive reprendre de l’air avant de continuer.  Elle est un vœu pieux.  La première phrase parfaite est juste une raclure qu’on ne parvient jamais vraiment à attraper.

Elle est là.  Majuscule, phrase, point.  C’est parti pour l’aventure folle.  Ces mots-là ont une telle charge sur les épaules qu’on les sent prêts à s’effacer, s’effondrer et disparaître à jamais, donnant alors la sincère impression de n’avoir jamais, non jamais, vraiment existé.  Ils se doivent d’être à toute épreuve, solidement ancrés sur leurs lettres, pareils à des insectes impossibles à déplacer.  Des tiques agressives sur le cuir de la page.

Les lettres se font racines, creusent le sol, s’engouffrent profondément dans les méandres du monde et de la page blanche pour qu’en surface tout cela se maintienne.  La première phrase ressemble aux palais vénitiens, à la façade sublime, mais dont les fondations se battent pour maintenir le tout, dans des eaux plus que troubles.

Notice biographique

Clémence Tombereau est née à Nîmes et vit actuellement à Milan.  Elle a publié deux recueils, Fragments et Poèmes, Mignardises et Aphorismes aux éditions numériques québécoises Le chat qui louche, ainsi que plusieurs textes dans la revue littéraire Rouge chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, QuébecDéclic (numéro 2 et numéro 4) et un essai (Esthétique du rire et utopie amoureuse dans Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier) aux Éditions Universitaires Européennes.  Récemment, elle a publié Débandade (roman) aux Éditions Philippe Rey.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


En librairie… À lire !

29 août 2015

Une publication de Claude-Andrée L’Espérance

Il y a quelques années, un samedi de septembre ou d’octobre, je flânais au Salon duchat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québec Livre dans l’attente d’une activité quelconque. Je suis entré par hasard dans une salle où on vendait un peu de tout. Dans un coin, sur une table, des livres, dont un petit, blanc, que j’ai ouvert. Carnet d’hiver, par Claude-Andrée L’Espérance. Je suis tombé sous le charme dès les premières lignes. Poésie pure et profond ressenti : Nous sommes si légers, si légers, même quand nos regards se portent à hauteur d’homme.

Magie du sens et de la forme.
Si on peut tomber amoureux d’un texte, ce fut le cas. Je me mis à la recherche de l’auteure, et son texte fut repris aux Éditions du Chat qui Louche, puis elle devint chroniqueuse au blogue du même nom.
Aujourd’hui, elle publie L’âme des bêtes… Et autres histoires. Je vous promets le même ensorcellement. (Alain Gagnon)

chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québec

Page 4 couverture :
« L’âme des bêtes » et autres histoires…
Assemblées dans un petit musée, des bêtes sans âme. Saisies dans leur tout dernier souffle. Et pourtant, il suffirait de peu de chose pour les voir à nouveau s’animer. Et au milieu du petit salon, sous le couvert des épinettes, les pieds enfoncés dans la mousse voir soudain se pointer le loup, le lièvre, le lynx, le carcajou et l’Orignal le Magnifique. Ou tout au bord de la rivière croiser, balourd et solitaire, le pas de l’ours. Ou dans la neige fraîche tombée, l’empreinte des ailes d’une perdrix, tout juste avant son envolée.
Bêtes souveraines, bêtes à l’affût, bêtes en fuite ou bêtes humaines.
Suivre leurs traces jusqu’où elles se rejoignent, jusqu’où elles se perdent.
Quelque part, là où la neige tombe, tombe et tombe jusqu’à plus d’horizon, jusqu’à plus de traces, jusqu’à plus d’histoire…
La magnifique page couverture est de l’artiste Ann Saint-Gelais.


Les balbutiements chroniques de Sophie Torris…

27 août 2015

Un p’tit refill ?

Cher Chat,

Deux mois déjà que je laisse décanter mes idées. Deux mois à me reposer sur mes lauriers, l’inspiration enchat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québec papillote. Au secours ! J’étuve ! Je ne vous ferai pas mariner un jour de plus. Il est grand temps que le Chat Qui Louche fasse de nouveau recette.
Et si on se farcissait la rentrée ? Al dente ! Elle est bien sur toutes les langues ! Pourtant, peu semblent s’en lécher les babines. N’êtes vous pas, le Chat, de ceux qui auraient préféré rallonger la sauce ?
Permettez donc que j’enfile mon tablier d’enseignante afin de me lancer dans cette nouvelle course à l’échalote. Une rentrée, c’est toujours gratiné ! C’est donc l’occasion d’en faire tout un plat.
En effet, sur mon billot s’étalent différents ingrédients : effervescence, enthousiasme, projection, mais aussi remise en question, appréhension puisqu’il me faudra de nouveau passer à la casserole même si je bous déjà d’impatience. Pas de réchauffé possible pour l’enseignant qui ne baigne jamais plus d’une année dans le même jus de cuisson !
Alors, comment me cuisinera-t-on en ce début d’année ? Si je ne suis pas adepte de viandes attendries, je redoute un peu cependant le gibier coriace. Seront-ils tendres, saignants, trop crus, à point ou trop cuits ? Et puis, surtout, saurais-je rouler dans la farine ceux qui font grise mine à l’idée de fatiguer ma salade ? Ayant quelques années de pratique derrière moi, puis-je avancer avec certitude que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ? La motivation scolaire n’est malheureusement pas toujours un plat à la carte. Certains de mes élèves resteront en carafe même si j’ai pas mal de bouteilles dans le métier. Il n’existe donc pas, selon moi, de recette miracle qui ferait lever la pâte à coup sûr.
Cependant, certains reconnaissent les bienfaits d’une cuisine familiale relevée. Nous sommes deux enseignants à faire bouillir la marmite de mon foyer. Nous avons toujours espéré que nos enfants nourriraient des ambitions studieuses. Nous faisons notre beurre dans l’éducation, nos enfants en seront-ils la crème ? Il s’avère qu’à l’aube de ce mois de septembre, ma fille et son père font leur rentrée à l’université ; mon fils et moi au collégial. Ont-ils pensé qu’il leur en cuirait s’ils crachaient dans notre soupe ou est-ce que le fait de mettre les p’tits plats dans les grands depuis toujours les motive vraiment à se mettre à table ?
Et à l’inverse, est-on condamné à boire le bouillon de sept heures si nos parents n’envoient pas la sauce ? J’en connais pourtant qui ont un joli coup de fourchette alors que leur mère cuisinait sous vide. J’en connais d’autres qui ont eu envie de mettre les bouchées doubles parce qu’écœurés du fastfood.
Et puis, ça peut très bien baigner dans l’huile sans qu’on invente le fil à couper le beurre. Les études de cycles supérieurs, si elles invitent à des menus plus diversifiés, des repas parfois plus riches, ne garantissent pas le plaisir de la table. À vouloir le beurre et l’argent du beurre pour nos petits, on ne les sort pas forcément de l’auberge.
À bien y réfléchir, je me fous que mes enfants soient de grandes huiles et je ne me battrai pas à couteaux tirés pour qu’ils deviennent ce que j’aimerais qu’ils soient.
chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, QuébecAprès tout, tant que ça ne tourne pas au vinaigre, on peut bien leur laisser faire leur propre popote.
Notre véritable mission est peut-être simplement que nos enfants soient motivés à faire leur rentrée quelque part. Si nous sommes nous-mêmes tout sucre, tout miel à la perspective de la rentrée, il se peut que l’enthousiasme cristallise le reste de la famille. Il restera à nous sucrer la bouche, histoire d’offrir quelques encouragements bien confits à nos petits. Vous verrez… la mayonnaise pourrait bien prendre !
Sur ce, je ne beurrerai pas plus épais. Il est temps pour moi d’aller mettre la viande dans le torchon.
Demain, c’est ma rentrée littéraire au Chat Qui Louche !
Sophie

Notice biographique

chat qui louche maykan alain gagnon francophonieSophie Torris est d’origine française, Québécoise d’adoption depuis dix-sept  ans. Elle vit à Chicoutimi, y enseigne le théâtre dans les écoles et l’enseignement des arts à l’université. Elle écrit essentiellement du théâtre scolaire et mène actuellement des recherches doctorales sur l’impact de la voix de l’enfant acteur dans des productions visant à conscientiser l’adulte. Elle partage également une correspondance épistolaire avec l’écrivain Jean-François Caron sur le blogue In absentia. (http://lescorrespondants.wordpress.com)

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Billet de Maestitia, par Myriam Ould-Hamouda…

25 août 2015

Les filles fragiles n’existent pas

Le monde est plutôt fortiche pour élaborer des concepts publicitaires, pour nous vendre du rêve, de la peur, leschat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québec deux à la fois, et nous montrer, l’air de rien, le sens de la visite. Mais, pas plus que le Prince charmant, le Père Fouettard, les à jamais pour toujours, les filles fragiles n’existent pas. Dans la vraie vie, les filles ont des poils aux pattes, de la moustache et des blessures de guerre. Elles disent des mots vulgaires, elles rotent, et se grattent parfois les couilles qu’elles ont trouvées sur le quai d’une gare où un mec couard les avait oubliées sans même dire au revoir. Dans la vraie vie, les filles ont des neurones qui s’excitent sous leur casque d’or, des muscles qu’il vaut mieux ne pas chercher sous leur peau de satin ; et derrière leurs yeux bleus, où le monde imagine qu’elles se noient, elles ne croient plus aux promesses dont les hommes robustes plient sous le poids. Et les filles n’en peuvent plus de suffoquer sous ce coton, dans ces boîtes en carton scellées d’un scotch brun et d’autocollants « attention fragile », alors que tout le monde sait que la Poste s’en fout. Les filles fragiles n’existent pas, et elles n’ont pas besoin d’une garde rapprochée.

Personne, au fond, ne mérite d’être protégé. Ni les mômes, ni les vieux, ni les filles qu’on espère fragiles. Personne ne devrait étouffer sous le sable, parce que la main qui les y maintient trouve que dehors c’est pas joli, joli. Personne ne devrait mettre des freins à ses rêves, parce que d’autres yeux ont peur de s’éclater la tête contre un mur. Personne ne devrait se tordre de douleur à cause de tous ces mots que personne n’a dits, de tous ces premiers pas que d’autres les ont empêchés de faire. Les sauveurs, c’est comme les hommes qui portent la moustache, ils ont tous quelque chose à cacher.
Des cadavres dans le placard de l’entrée, de l’argent sale qui dort sous le matelas, un bracelet électronique sous leur pantalon Desigual ; et ils collectionnent les mercis et les quittances, comme d’autres collectionnent les trophées et les filles fragiles.

Les filles fragiles n’existent pas et elles sont déjà dans nos rues. Pour se faire rembourser tout ce rêve qu’on leur a vendu, pour essayer de décoller de leurs semelles toutes nos peurs et leur colère. Les mômes et les vieux n’en peuvent plus, et faut pas s’étonner si, derrière la vitre du bus, ils nous montrent leur majeur et leur cul.

chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, QuébecLes filles fragiles n’existent pas. Le Père Noël, la Petite Souris, le Grand méchant Loup non plus. Et ça fait bien longtemps que les mômes et les vieux font semblant d’écouter nos histoires et de dormir sur leurs deux oreilles pour nous rassurer. Mais pendant qu’on se vautre sur nos canapés Ikea, qu’on se gave de chips, de nos bonnes intentions et de programmes TV, eux, ont déjà fait le mur de notre monde d’où rien ne dépasse et où les rides ne se creusent jamais. Et ils sont déjà loin. Loin, où les mômes ont le droit de sauter dans les flaques d’eau, de jouer, de transpirer, de bouder un peu, et de se faire des bleus aux genoux. Loin, où les vieux ont le droit de parler de leurs vingt ans, de faire l’amour, de hurler trop fort, et de réveiller un autre vieux dans la chambre d’à côté. Loin, où les filles fragiles sèchent leurs larmes et laissent derrière elles les quais déserts d’où les héros ne reviennent jamais pareils qu’hier. Loin, où les hommes forts cessent de faire du mal, là où les hommes fragiles font tellement de bien, comme ils pansent ces plaies qui n’existent pas. Loin, où le monde écoute les fous parler de lui comme il ne se connaît pas ; et que ses yeux brillent pour la première fois.
Loin, « où ceux qui pensent que c’est impossible ne dérangent pas ceux qui essaient ».
Essayer, même un peu, c’est s’éviter bien des escarres.

Notice biographique

Chat Qui Louche maykan alain gagnon francophonieMyriam Ould-Hamouda (alias Maestitia) voit le jour à Belfort (Franche-Comté) en 1987. Elle travaille au sein d’une association pour personnes retraitées où elle anime, entre autres, des ateliers d’écriture.  C’est en focalisant son énergie sur le théâtre et le dessin qu’elle a acquis et développé son sens du mouvement, teinté de sonorités, et sa douceur en bataille — autant de fils conducteurs vers sa passion primordiale : l’écriture. Elle écrit comme elle vit, et vit comme elle parle.  Récemment, elle a créé un blogue Un peu d’on mais sans œufs, où elle dévoile sa vision du monde à travers ses mots – oscillant entre prose et poésie – et quelques croquis,  au ton humoristique, dans lesquels elle met en scène des tranches de vie : http://blogmaestitia.xawaxx.org/

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Chronique ontarienne, par Jean-François Tremblay…

23 août 2015

Arracher la dent sucrée, une fois pour toutes !

That Sugar Film est un documentaire réalisé par Damon Gameau, un acteur australien qui a tenté l’expérience de soumettrechat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, Jean-francois tremblay son corps à une consommation de sucre un peu dingue, c’est-à-dire 40 cuillères de sucre par jour pendant 60 jours. On parle ici de sucre ajouté, et il n’est pas question de boissons gazeuses ou de friandises sucrées, mais plutôt de produits vendus sur le marché comme étant « bons » pour la santé.
Il se rend rapidement compte, au début de l’expérience, que le seuil de 40 cuillères par jour n’est pas difficile à atteindre (il en prend parfois la moitié seulement au petit déjeuner !!).
Au cours des 60 jours, il ne change pas le nombre de calories qu’il ingère normalement au quotidien, et continue de faire de l’exercice régulièrement (Gameau est, au départ, un homme en santé et actif). Mais rapidement, tout dégringole : il manque d’énergie, il prend rapidement du poids, et sa santé se détériore, au point qu’à la toute fin de l’expérience, il a sérieusement endommagé son foie et ses organes.
Son expérience l’amène à se promener un peu partout, du désert australien où l’on fait la rencontre d’un peuple chez qui le sucre a fait des ravages, jusqu’aux États-Unis où l’on constate, là aussi, les effets du sucre chez les gens pauvres (entre autres). Une séquence où l’on fait la connaissance d’un adolescent dont il ne reste plus grand-chose de la dentition m’a foutu plus la trouille que les dizaines et dizaines de films d’horreur que je regarde par année !
J’ai adoré l’animation de Gameau, celui-ci étant un gars sympathique, captivant et qui s’avère un excellent vulgarisateur. Il a également demandé à certains amis célèbres, tels que Hugh Jackman et Stephen Fry, de parler à la caméra de certains concepts de manière ludique, ce qui permet au spectateur de bien comprendre la manière dont le corps humain réagit au sucre.
Le temps passe vite durant le visionnement, si bien que j’en aurais pris davantage. Ma copine aurait aimé que Gameau inclue un historique de l’arrivée du sucre dans nos sociétés – du moins, plus détaillé que ce qu’on retrouve dans le film. Cependant, Gameau a également publié un livre qui accompagne la sortie du documentaire, et sans l’avoir lu, je soupçonne qu’il contient ce genre de détails qui manquent parfois au film. Le livre contient également des recettes, selon ce que j’ai lu sur le sujet.
La finale du film m’a totalement jeté par terre et m’a fait tellement sourire ! Quelle finale géniale ! Je n’en dis pas plus !
C’est un film éducatif, mais totalement divertissant. C’est d’une grande beauté visuelle, la réalisation faisant preuve de beaucoup d’inventivité, et on sent que la production avait des moyens considérables. Et Gameau met ses talents d’acteur au profit de son propos, ce qui permet aux spectateurs de bien suivre et de bien comprendre ce qui lui est présenté, car l’ensemble est amusant, alléchant et relativement léger (malgré les moments qui font peur et/ou font réfléchir).
Je recommande fortement ce film à tous ceux et celles qui, de près ou de loin, s’intéressent à l’alimentation et aux effets qu’a le sucre sur le corps humain. Il est offert sur iTunes et probablement bientôt sur DVD.
Site officiel du film et du livre
alain gagnon, Chat Qui Louche, maykan, francophonie, littératureSi votre santé vous tient à cœur, si votre consommation de sucre est trop élevée, si vous souffrez du diabète ou si, simplement, vous désirez vous éduquer sur le sujet, That Sugar Film est un bon point de départ pour mieux connaître le sucre et ses effets. J’ai moi-même perdu un grand nombre de livres il y a quelques années en coupant considérablement le sucre et en bougeant davantage, et je peux témoigner de ses effets néfastes. Il est possible de changer, et si ce film peut donner à certaines personnes le petit coup de pied au derrière nécessaire pour entamer ces changements, alors tant mieux !

Notice biographiquechat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie

Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma. Il a fait ses études collégiales en Lettres, pour se diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite maintenant Peterborough.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Le retour du Chat Qui Louche…

22 août 2015

Salutations !chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québec

Nous espérons que l’été est bon pour les lectrices et lecteurs du Chat qui reprend le collier demain, avec une Chronique ontarienne de Jean-François Tremblay.

Arracher la dent sucrée, une fois pour toutes !

chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, Jean-francois tremblay

Bon automne littéraire à tous !


A l'horizon des mots

Notes d'une bookworm débutante

Alchimaer Art

Alchimaer Art,collectif artistique et humaniste, un sujet d’étude les symboles des parcours initiatiques dans l’art. Contemporain, alchimique, textile, peinture, street art, contes vidéo, design … Si l’interprétation des symboles est immortelle et universelle, leurs représentations n’ont pas de limite!

LE CHAT QUI LOUCHE 2

Arts et littératures de la Francophonie...

Arts et littératures de la Francophonie...

Vous êtes ici... et là-bas

André Carpentier & Hélène Masson

In Noir Velvet

your own private collection; an archive of sadness

Poesie visuelle

Un blog qui s'efforce d'ecouter la poesie dans le quotidien des images, des choses, des moments .... et plus encore

Sophie-Luce Morin

Auteure, conférencière, idéatrice

Vivre

« Écoute le monde entier appelé à l’intérieur de nous. » Valère Novarina

Les amours de livres de Falbalapat

Grignoteuse de livres... Des petits partages de lecture entre nous, un peu de musique et quelques artistes en images...

Maillage Exquis

Quand les mots s'enchaînent comme dans un maillage exquis

Le blogue de Reynald Du Berger

Climat, science et société

Karine Gelais

L'usine qui crochissait les bananes, Nouvelle Baieriveraine sous ma plume rafraichissante p'tite vie, p'tite misère...

Sexinthecountry2's Blog

Just another WordPress.com site

JosieCoccinelle

Coups de coeur, Inspiration, Création...

Le blogue de Joanne Marcotte

La politique québécoise... autrement

je les entends me scruter

ça l’en nul à pich

in absentia

...une nouvelle correspondance

Lunatic Extraordinaire

I'm a lunatic. Hear me stumble.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par courriel.

Joignez-vous à 158 autres abonnés

%d blogueurs aiment ce contenu :