Les mouches de Staline et les Québécois… par Alain Gagnon

27 avril 2017

Actuelles et inactuellesalain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

Les mouches de Staline… — On raconte que Joseph Staline, le tyran rouge, n’aimait pas qu’on tue les mouches domestiques. Il les attrapait d’un geste preste, de cette main qui a signé des milliers de condamnations à mort sans broncher, ouvrait la fenêtre et les relâchait. De même, Adolf Hitler adorait sa chienne Blondi. Pol Pot aimait réciter des vers de Verlaine…
La psyché humaine est une mer bien étrange : s’y côtoient des abysses bien disparates, où nagent de bien bizarres poissons.
Pour ceux que le stalinisme intéresse : lisez les Mémoires de Ludmila Derjavine, Volchitsa (La Louve). Je les ai découvertes dans Amazon : http://urlz.fr/56kS
La Louve (membre de la célèbre Tchéka) dirigeait une équipe de dames dont le métier consistait à séduire des ennemis supposés de Staline, afin de leur arracher des confidences sur l’oreiller et de les dénoncer.

Dieu — Dieu ne se prouve pas, il s’éprouve. Par la suite, on tente tant bien que mal – et plutôt mal que bien – de se l’expliquer et de l’expliquer aux autres.
Les étoiles et les merveilles du Cosmos manifestent la grandeur du Divin ; toutefois, pour l’homme, il y a mieux et plus près où chercher : tourner son regard vers l’intérieur de soi-même.

Exotérisme et ésotérisme — Toutes les religions comportent un volet extérieur, exotérique (cultes, rituels, prières en commun…) et un volet ésotérique (mysticisme, méditation, initiation à une gnose, pratiques de transformation intérieure…). Les juifs ont la Kabbale, les musulmans le soufisme, etc. Par le volet ésotérique, les religions se rapprochent les unes des autres jusqu’à se confondre.
Dans chacune, on retrouve donc des strates d’initiés aux savoirs supérieurs, qui forment une hiérarchie plus ou moins formelle, qui ne correspond pas à la hiérarchie institutionnelle ou exotérique.
Ces deux volets sont nécessaires. Sans mysticisme, une religion se sclérose rapidement, se vide de substance ; et sans réalités institutionnelles, elle perd les masses et devient impotente à transmettre les valeurs éthiques et spirituelles.

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québecQuébécois — Le grand problème des Québécois : ils veulent être aimés. Ils ont besoin d’approbation. Ils courent au-devant des demandes des autres avant même qu’elles soient formulées. Et après, ils leur garderont rancune pour de présumées exigences, rarement exprimées.
Affirmons-nous. Choisissons. Et, au moins, on nous respectera. Question de respect de soi et de respect des autres. Rien ne vaut la clarté dans les rapports humains.

L’auteur : Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon du Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K(Pleine Lune, 1998). Quatre de ses ouvrages en prose ont ensuite paru chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale(2003), Jakob, fils de Jakob (2004), Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013). Il a reçu à quatre alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique(Triptyque, 2005), Les versets du pluriel(Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011). En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010). Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan,Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux(MBNE) ; récemment il publiait un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur. On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL. De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue. Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2 (https://maykan.wordpress.com).

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


JOYEUSES PÂQUES !…

15 avril 2017

Joyeuses Pâques à toutes et tous !

Que naisse le Christ en nous !

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Ninon de L’enclos et Chaucer…. un texte d’Alain Gagnon

14 avril 2017

Actuelles et inactuelles

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Ninon de L’enclos — Anne « Ninon » de l’Enclos, aussi appelée Ninon de Lenclos (1620 –1705) est une courtisane, femme d’esprit, épistolière et femme de lettres française. Musicienne prodige, encore enfant, elle jouait du luth avec brio et citait les classiques. Amie intime de Molière, elle corrigea, à la demande de l’auteur, Le Tartuffe, ce qui n’est pas rien. Athée, elle eut à subir les foudres du parti des dévots. On ne compte plus ses amants et amantes célèbres.
Je viens de faire la lecture de ses Lettres au marquis de Sévigné et y ai recueilli ces quelques perles que je vous confie.

– Si j’avais assisté au conseil du Créateur, lorsqu’il forma la nature humaine, je lui aurais conseillé de mettre les rides sous le talon.

– Tant que l’on aime, on ne réfléchit point ; dès qu’on réfléchit, on n’aime plus.

– Voulez-vous que je vous dise ce qui rend l’amour dangereux ? C’est l’idée sublime que l’on s’avise quelquefois de s’en former.

– L’amour ne meurt jamais de besoin, mais souvent d’indigestion.

– Il faut plus d’esprit pour faire l’amour que pour conduire des armées.

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québecChaucer et l’obsession du temps qui passe — Les contes de Canterbury paraissent légers, mais, ici et là, entre les outrances de l’imaginaire, qui magnifient personnages et situations, on retrouve de ces réflexions qui nous rappellent Sénèque ou Augustin :

– Ores, pour l’amour de Dieu et de saint Jean, ne perdez pas de temps, pour autant que le pouvez. Messires, le temps s’échappe nuit et jour et se dérobe à nous, soit à notre insu quand nous dormons, soit par inadvertance pendant nos veilles, comme fait le cours d’eau qui jamais ne revient en arrière lorsqu’il descend de la montagne à la plaine.
Et cette autre sur la nuit de noces qui nous apparaît pour le moins anachronique :
– Ils allèrent se coucher, comme il était raisonnable et juste, car, bien que les femmes soient des êtres très saints, elles doivent prendre en patience la nuit telles nécessités qui plaisent à ceux qui les ont épousées avec l’anneau, et mettre un peu leur sainteté de côté à ce moment ; il ne peut en être mieux.

Et, tout comme Ronsard, il précède les écrivains postmodernes en s’interpellant lui-même comme personnage avec autodérision :

– Néanmoins il est certain que sur l’heure je ne puis dire nul conte profitable que Chaucer — encore qu’il s’y connaisse médiocrement en mètres et en rimes habiles, — n’ait dit en tel anglais qu’il sait, il y a beau temps, comme plus d’un en a connaissance. Et s’il ne les a pas dits, ces contes, cher frère, dans un livre, il les a dits dans un autre, car il a parlé d’amoureux, en long et en large, plus qu’Ovide n’en a cité dans ses Épîtres qui sont fort anciennes.

Chaucer a vécu au quatorzième siècle et m’a paru heureux. Ses Contes de Canterbury sont un des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale. Pour ceux qui voudraient en savoir davantage : https://fr.wikipedia.org/wiki/Geoffrey_Chaucer

L’auteur : Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon du Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K(Pleine Lune, 1998). Quatre de ses ouvrages en prose ont ensuite paru chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale(2003), Jakob, fils de Jakob (2004), Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013). Il a reçu à quatre alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique(Triptyque, 2005), Les versets du pluriel(Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011). En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010). Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan,Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux(MBNE) ; récemment il publiait un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur. On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL. De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue. Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2 (https://maykan.wordpress.com).

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Le ruban de la Louve, une réédition d’Alain Gagnon…

9 avril 2017

Des fictions fantastiques dans un univers qui est celui de notre quotidien…

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Gratuit du 9 au 13 avril : http://urlz.fr/55DH

Vous pouvez télécharger gratuitement l’application de lecture Amazon pour vos PC, tablettes… à l’adresse suivante : http://urlz.fr/45dj

Voici ce qu’en écrit Madame Pascale Navarro…

Cet écrivain, à l’œuvre depuis les années 70, est un excellent conteur. À preuve, ce vingt-deuxième ouvrage, recueil de récits, de « fantasmagories voluptueuses et froides », selon la présentation de l’auteur.

[…] Alain Gagnon situe ses histoires dans la campagne, dans les villes et les villages, et dans la nature sauvage, comme elle sait l’être loin des grands centres, et comme l’est aussi celle de l’humain, quand il sort de ses gonds.

Au contact de coups durs, d’épreuves difficiles, les personnages de ces fantasmagories (que Gagnon, dans son texte d’introduction, nous invite à « chevaucher ») découvrent tous ce gouffre, leur imaginaire, venu à la rescousse pour leur épargner la souffrance. Est-ce la présence étouffante de la religion qui a laissé dans l’imaginaire québécois cette sensibilité à la croyance? Ou simplement le plaisir du frisson et du mystère? Toujours est-il que les légendes ont la couenne dure, et que, même avec les années, elles durent toujours. Elles sont la trame, discrète mais prégnante, de ces sept nouvelles.

Entre la Louve et la Calouna, deux rivières qui se rejoignent, tour à tour tumultueuses et calmes, bien sûr, vivent des hommes et des femmes. Charley Chaw-Chaw (qui donne son titre au récit), un marginal, vit, lui, sur la terre de son patron et ami Brice Lalande, un riche entrepreneur (que l’on verra dans une autre nouvelle, petit enfant, touchant). « Même quand les Lalande offraient des garden parties pour la haute, Charley montait, se faufilait jusqu’au bar et buffet, entre les smokings et les robes à falbalas. Il s’empiffrait de petits fours et buvait d’un trait ces coupes de vin qu’il jugeait minuscules et qu’il avait dédaigneusement surnommées des ‘dés à coudre’. » Mais un beau soir, Charley entend des voix, et a la berlue. « La mélopée se précise. Sa source se rapproche. Les syllabes d’une langue inconnue se détachent clairement. Chaw-Chaw est de plus en plus troublé. »

Il faut voir combien son ami Brice sera peiné de constater le triste (mais étonnant!) destin de son vieux copain.

Ailleurs dans le recueil, c’est une tempête de neige qui finit en catastrophe. Dans Naufrageurs pour l’éternité, le narrateur se retrouve coincé dans une auberge maudite, au bord d’un lac. « Aucune navigation sérieuse ne parcourait ce lac: des embarcations de touristes et de pêcheurs locaux au printemps et, en saison estivale, les remorqueurs de pitoune de la Price Bros. Ni phares, ni bourgots, ni criards. Perplexe, je scrutais l’obscurité lorsque des voiles rectangulaires, qu’éclairaient des fanaux, se dessinèrent contre la nuit. Une coque de bois, gigantesque, ouvrait les vagues et fonçait vers la rive – vers les phares de l’auto. » L’automobiliste aura des surprises, lui qui croyait les vieilles légendes enterrées…

Le livre de Gagnon est peuplé de ces gens ordinaires, à qui il arrive des aventures hors du commun. Des amours contrariées (Naz et Rosebud), un sabotage commis par une infirmière allemande (Amour et guerre le long de la Calouna), une jeune fille trouvée morte dans une rivière (Le Ruban de la louve): l’adversité règne dans l’univers d’Alain Gagnon. Et quoi de mieux qu’une nature animée, vivante, vibrante, pour venir épouvanter les mortels?

Si les monstres et créatures des contes fantastiques peuplent les pages du recueil, l’auteur n’insiste jamais sur le folklore; certains éléments, une noirceur, un climat de tension, quelques allusions, mais jamais rien d’appuyé ne vient alourdir le style de Gagnon. Une belle réussite, et un auteur à découvrir, si ce n’est déjà fait. (Éd. Lanctôt, 69 p.)  Extrait du Journal Voir.

 Table des matières

En guise d’introduction…

Charley Chaw-Chaw

Aude et Manu

Amour et guerre le long de la Calouna

Naz et Rosebud

Le ruban de la Louve

Naufrageurs pour l’éternité

Les cœurs de bœuf

En ligne… http://urlz.fr/55DH

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L’auteur : Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon du Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K(Pleine Lune, 1998). Quatre de ses ouvrages en prose ont ensuite paru chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale(2003), Jakob, fils de Jakob (2004), Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013). Il a reçu à quatre alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique(Triptyque, 2005), Les versets du pluriel(Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011). En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010). Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan,Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux(MBNE) ; récemment il publiait un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur. On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL. De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue. Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2 (https://maykan.wordpress.com).

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Mark Twain et la décence… par Alain Gagnon

4 avril 2017

Actuelles et inactuelles alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

 

Le génie de Mark Twain — Relecture de Tom Sawyer de l’écrivain américain Mark Twain. Riche d’enseignements.

Tom a dix ou onze ans. Il est orphelin. Il habite chez sa tante qui l’oblige, un samedi matin, à peindre une palissade qui entoure le jardin. Le garçon est catastrophé. Il ne pourra aller à la pêche, courir champs et bois avec ses camarades.

Ceux-ci passent dans la rue adjacente et s’arrêtent, intrigués par le travail de Tom. Le gamin comprend vite. Il se met à décrire la joie qu’il ressent à peindre, et les talents nécessaires pour bien accomplir ce travail. Bientôt, un premier lui demande de le laisser essayer le pinceau. Tom refuse, alléguant que cette activité est trop exigeante pour la confier à n’importe qui. Les garçons le supplient… Et bientôt, c’est à qui fera le travail de Tom. On lui achète même ce privilège en lui offrant des billes, et autres babioles qui font l’envie de Tom. Non seulement Tom n’aura pas à travailler de la journée, mais, de plus, il accumulera un petit trésor.

Voici ce qu’en dit Twain :

« Tom se dit qu’après tout l’existence n’était pas si mauvaise. Il avait découvert à son insu l’une des grandes lois qui font agir les hommes, à savoir qu’il suffit de leur faire croire qu’une chose est difficile à obtenir pour allumer leur convoitise. »

Tom a dû devenir publicitaire ou politicien.

La décence — La décence est ainsi définie par le Littré : Honnêteté qu’on doit garder dans les actions, les discours, les habits, la contenance, etc., et dont la règle est prise non seulement des préceptes de la morale, mais encore de l’âge, de la condition, du caractère dont on est, du temps et du lieu où l’on se trouve, des personnes avec lesquelles on vit.
Ou : Façon convenable.

Qu’est-ce qui convient ? Où ? Quand ?

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québecLe genre de notion difficile à cerner, à mettre en pratique. Qui relève plus de l’instinct, de l’intuition que du raisonnement.

Pour moi, le transparlemetarisme de Martine Ouellet est peut-être légal, mais très indécent. L’ignorance dont Gérald Tremblay a fait preuve de ce qui se passait de discutable dans son entourage immédiat n’est peut-être pas criminelle, mais indécente. Pour une dame, se présenter à un cours universitaire (pour le donner ou le recevoir…) vêtue comme si elle sortait en boîte est certes légal, mais indécent.

Mais ça se démontre difficilement. Tout comme Dieu ou la Beauté, la décence s’éprouve plus qu’elle s’explique.

L’auteur : Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon du Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K(Pleine Lune, 1998). Quatre de ses ouvrages en prose ont ensuite paru chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale(2003), Jakob, fils de Jakob (2004), Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013). Il a reçu à quatre alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique(Triptyque, 2005), Les versets du pluriel(Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011). En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010). Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan,Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux(MBNE) ; récemment il publiait un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur. On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL. De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue. Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2 (https://maykan.wordpress.com).

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Le Gardien des Glaces, la réédition d’un roman d’Alain Gagnon…

29 mars 2017

Un roman de la nordicité qui vous entraînera dans sa chevauchée sauvage sur les glaces crissantes du Piékouagami…

Gratuit du 29 mars au 2 avril : http://urlz.fr/51I8

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Du milieu de ce lac, mandala glacé où s’entrecroisent ses fantasmes, le romancier nous fait vivre des heures intenses à la frontière de la démence, dans un no man’s land où peu d’entre nous osent s’aventurer. Vous côtoierez une galerie de personnages à la fois fantastiques et très tangibles : la comtesse russe, le Kalmouk géant, le moine mort-vivant, Kama la voluptueuse et sage, Alphonse Larouche, le maquignon hypocrite, et son épouse, la terrible Alvine… Et Louis Hémon, lui-même, qui, en ces années d’avant la Grande Guerre, hante les arpents glacés de ce lac et y vient converser avec Evan J. Thorston, le franc-maçon à mystères.
Avec cet ouvrage, Alain Gagnon poursuit inlassablement sa quête de « ce qui en l’homme est plus que l’homme ». Cette quête n’est pas sans risques pour l’auteur et, dans ce roman, il a risqué gros jeu.

Voici ce qu’en écrivait Yvon Paré :

« Alain Gagnon a toujours été fasciné par les phénomènes paranormaux. Tout au long de sa vie d’écrivain, il n’a jamais su dire non à la tentation de glisser, ici et là, dans ses ouvrages, des phénomènes inexplicables, des énigmes difficiles à cerner.
Que ce soit dans « Thomas K » ou dans « Le gardien des glaces », le lecteur se heurte à un événement qui le désarçonne. Particulièrement dans « Le gardien des glaces ». Les fantasmes se bousculent entre les murs du relais qui accueille les voyageurs qui s’aventurent sur le lac Saint-Jean, entre Péribonka et Roberval, quand les glaces font un pont sur la grande étendue d’eau.
Louis Hémon y fait une apparition, un moine hirsute et des bêtes qui n’agissent guère comme des bêtes. Un incroyable roman de neige, de froidure et d’hallucinations qui subjugue le lecteur. Je le relis régulièrement et éprouve toujours le même plaisir. Un livre étonnant (…) Il serait temps de le redonner au public lecteur.
Yvon Paré, in Progrès-Dimanche »

Et l’écrivain Jacques Girard :

« Nous nous souvenons des livres qui ont laissé en nous une empreinte, des livres qui nous ont changés. Le gardien des glaces d’Alain Gagnon est un de ceux-là. Ce roman a changé ma vision du lac en hiver. Auparavant, le lac ne présentait aucun intérêt pour moi en cette saison. Depuis la parution du Gardien, cette calotte de glace m’attire, irrigue ma vie. Et cet ouvrage est de plus rattaché à l’un de mes meilleurs souvenirs d’enseignant. Le gardien des glaces a servi de porte d’entrée dans le monde littéraire à plusieurs. En me le remettant, on me demandait : « Monsieur, en auriez-vous un autre pareil ? »
N’est-ce pas le seul roman qui exploite le lac Saint-Jean comme lieu d’une saga hivernale, où se marient la réalité et la fiction dans un style alerte et poétique ? Lisez la première phrase : « Sitôt les glaces suffisantes à porter hommes, bêtes et traîneaux, j’arrive. » Le gardien monte son relais. Nous sommes au début du XXe siècle. […]
Jeune, Alain Gagnon avait entendu raconter l’histoire d’un homme qui, l’hiver venu, construisait au milieu du lac un relais pour les voyageurs. De ses souvenirs a surgi un conte où la magie opère. Imprégné par son milieu, le romancier félicinois a créé une œuvre originale, une épopée bien ficelée, au rythme rapide. Des personnages très particuliers peuplent ce roman, des scènes inattendues l’émaillent ; et la fin est digne de cette étendue de glace remplie de mystères, d’interrogations et de magies. Dans ce pays, l’hiver est long, l’hiver est dur. Nous avons besoin d’histoires pour l’exorciser. En voici plusieurs en une. Peu de romans possèdent cette envergure.
Jacques Girard, écrivain »

Cet ouvrage a obtenu le Prix du roman de La Banque Centrale de Prêt à sa première édition aux Éditions Pierre Tisseyre, il a été réédité par les éditions S M, et il paraît aujourd’hui en format électronique.

En ligne… http://urlz.fr/51I8

Vous pouvez télécharger gratuitement l’application de lecture Amazon pour vos PC, tablettes… à l’adresse suivante : http://urlz.fr/45dj

L’auteur : Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon du Livre du alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québecSaguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K (Pleine Lune, 1998). Quatre de ses ouvrages en prose ont ensuite paru chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale (2003), Jakob, fils de Jakob (2004), Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013). Il a reçu à quatre reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique (Triptyque, 2005), Les versets du pluriel (Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011). En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010). Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan, Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux (MBNE) ; récemment il publiait un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur. On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL. De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue. Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2.


Les choix et le destin du Québec… un texte d’Alain Gagnon

23 mars 2017

Actuelles et inactuellesalain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

 

Le choix dans le temps —. L’obligation que nous avons de faire constamment des choix dans notre quotidien m’incite à publier ce poème en brève prose :

Cercle des dix mille portes. Autour du cavalier perdu. Choisir la bonne sans cesse. Car, si par-devant l’avenir est multiple et cajoleur, dans l’instant, il est unique et cruel. Le dur choix s’ordonne. Granit, il se dresse au cœur de ma rivière, du monde mien. Incontournable, l’instant exige, bien arrimé à la machine du temps.

Le Québec —. Parler du temps et parler de choix mènent à parler du destin. Celui de notre pays, géant d’espace et minuscule de géographie, nous apparaît dans le moment trouble, incertain. Certains cherchent, tâtonnent, à gauche, à droite du spectre politique ; d’autres haussent les épaules et abandonnent, prêts à céder à tous les appels du pied. Et une proportion de plus en plus grande a décidé de faire comme si la politique n’existait pas, n’existait plus. Et cette dernière catégorie ira en augmentant. Le Québec n’a plus d’âme. Il n’a que des sursauts nostalgiques, ici et là.alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec
Nous ne chantons plus que dans d’autres langues. Nos créateurs littéraires parlent en majorité d’une vie calfeutrée et, parfois, ont des outrances qui font bien rire, mais ne rallient plus personne, sauf le temps d’un rire.
La détestation de soi a tout balayé. Spirituellement, culturellement, historiquement, nous étions riches, et nous sommes maintenant pauvres. Et heureux de l’être, car personne ne se souvient de cette richesse.
À Ottawa, rien à attendre d’un fédéralisme fermé, pour lequel nous sommes déjà acadienisés, louisianisés. À Québec, partis sans envergure qui n’enthousiasment plus, et auraient à peine l’énergie, la clairvoyance et l’audace de gérer un dépanneur.

Souvent, toutefois, c’est dans ces conditions historiques apparemment bouchées que surgissent des remèdes efficaces… mais amers à avaler.

L’auteur : Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon du Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K(Pleine Lune, 1998). Quatre de ses ouvrages en prose ont ensuite paru chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale(2003), Jakob, fils de Jakob (2004), Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013). Il a reçu à quatre alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique(Triptyque, 2005), Les versets du pluriel(Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011). En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010). Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan,Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux(MBNE) ; récemment il publiait un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur. On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL. De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue. Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2 (https://maykan.wordpress.com).

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Analyste en affaires policières, terrorisme et de sécurité intérieure.

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Alchimaer Art

Alchimaer Art,collectif artistique et humaniste, un sujet d’étude les symboles des parcours initiatiques dans l’art. Contemporain, alchimique, textile, peinture, street art, contes vidéo, design … Si l’interprétation des symboles est immortelle et universelle, leurs représentations n’ont pas de limite!

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Arts et littératures de la Francophonie...

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Les amours de livres de Falbalapat

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