Bon été !

25 juin 2017

Le Chat Qui Louche 1 ferme du 25 juin au 31 août.  Le Chat Qui Louche 2 continuera à publier des reprises.

Merci à nos nombreuses lectrices et lecteurs, et à nos formidables chroniqueuses et chroniqueurs, occasionnels ou réguliers, sans ces derniers, il n’y aurait pas de Chat. (Alain G.)

L’ÉTÉ


Bonne Saint-Jean !

24 juin 2017

Bonne fête nationale à toutes les Québécoises et à tous les Québécois !

Nous n’avons pas à rougir ni de notre passé, ni de notre présent.  Nous avons devoir de fierté d’être ce que nous sommes.  Nous le devons à nous-mêmes et à ceux que nous accueillons.

 

 


Gratuit le 12, 13 et 14 juin : Kassauan, un roman d’Alain Gagnon sur Amazon…

12 juin 2017

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En ligne… http://urlz.fr/4Kws

ATTENTION !  Gratuit les 12, 13 et 14 juin…

Vous pouvez télécharger gratuitement l’application de lecture Amazon pour vos PC, tablettes… à l’adresse suivante : http://urlz.fr/45dj

Saint-Euxème. La peur règne sur la communauté. Olaf Bégon, ancien directeur de la Sûreté municipale, sort de sa retraite pour mener l’enquête, mais sa bonhomie, sa connaissance des lieux et de gens, son expérience et les techniques policières ne suffiront pas. Pour contrer les forces maléfiques de la forêt, il aura besoin des savoirs et pouvoirs d’une jeune chamane autochtone, Kassauan – Neige Humide du Printemps… Commence alors un troublant voyage dans le monde chamanique : lieux fantastiques et êtres de cauchemar. Par Kassauan et Olaf, par de brefs tableaux décrivant des scènes du quotidien, par des dialogues familiers en début de chapitre qui rappellent parfois les chœurs des tragédies antiques, le romancier nous fait vivre les péripéties de l’enquête et, surtout, ressentir l’atmosphère accablante qui prévaut en Euxémie. Polar et roman métaphysico-fantastique, les oiseaux nocturnes et les monstres de la taïga et de la toundra planent sur cet ouvrage qui vaut par la juxtaposition constante du quotidien banal et du mystérieux.
« Alain Gagnon a toujours été fasciné par ces présences qui hantent des territoires que nous croyons connaître. Il se plaît à nous rappeler que nous vivons dans un pays au passé méconnu que nous refusons d’envisager. Comme si l’homme de maintenant écrivait sur des pages déjà écrites sans qu’il ne le sache. Tout un espace et un temps échappent à l’Amérique contemporaine qui fait trembler la planète.
« Heureusement qu’il y a des écrivains comme Alain Gagnon. Parce que même s’ils sillonnaient ce continent depuis des millénaires, les Autochtones n’ont laissé aucune ruine comparable à celles des Grecs ou des Romains pour nous rappeler leur existence et leur ingéniosité. Bien sûr, l’architecture des Incas ou des Aztèques impressionne, mais en Amérique du Nord, « les signes » se sont vite évanouis et on a tout fait pour les effacer. » […]
« Alain Gagnon jongle avec ce puzzle avec beaucoup d’habileté. Il le faut pour plonger dans cette histoire où plus rien n’est certain. Comme Olaf, le lecteur écoute la rumeur publique qui permet de suivre des personnages qui vivent des aventures qui sortent de l’ordinaire.
« L’auteur de Sud et du Gardien des glaces démontre sa grande maîtrise. Il possède le don de raconter la plus invraisemblable des histoires et de la rendre plausible. Il nous emberlificote. Et même s’il rôde dans des territoires que nous commençons à mieux connaître depuis Le truc de l’oncle Henry, la magie opère encore. Un plaisir, une écriture, un monde étrange et familier. Alain Gagnon construit son pays imaginaire et nous entraîne dans une autre dimension, pour notre plus grand plaisir. » (Yvon Paré)

L’auteur : Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon du Livre dunouvelle-image-1 Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K (Pleine Lune, 1998). Quatre de ses ouvrages en prose ont ensuite paru chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale (2003), Jakob, fils de Jakob (2004), Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013). Il a reçu à quatre reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique (Triptyque, 2005), Les versets du pluriel (Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011). En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010).


Civilisation québécoise et Grand pic… par Alain Gagnon

11 juin 2017

Civilisation québécoise…

 

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

Le Québec et sa civilisation. — Une civilisation naît et se développe à partir des valeurs que sa population privilégie. Que reflète la nôtre ?
Le Québec des années 60 vivait d’énergie et d’espérance collectives. L’optimisme régnait. Que reflète le Québec d’aujourd’hui ?
Des valeurs de pessimisme et de triomphe du non-vivre. Culte de l’égalité et dédain de l’excellence, qui empoisonnent surtout notre système d’éducation ; avortement à demande et dénatalité ; haut taux de suicide ; aide médicale à mourir — appliquée actuellement avec circonspection, mais dont je crains la dérive pour raisons économiques pressantes.
Et encore, à propos de notre système d’éducation : cette mise au rancart des matières apportant culture, réflexion, esprit critique et recherche en soi et dans les autres, qui ont vécu, écrit, pensé avant nous, de ces valeurs spirituelles qui nourrissent les individus et les peuples. Et cette quête que l’on inflige aux adolescents — qui ont soif d’idéal — de la job payante, qui permettra auto, voyages et gadgets, s’ils deviennent les esclaves dociles et techniquement instruits, donc très utiles, d’une économie dévoyée.
Notre génération (babyboomers) est coupable d’omission grave, de n’avoir pas su transmettre ces valeurs spirituelles dont nous avions hérité, galvaudées certes par les Églises, par une élite qui en profitait et par les clercs, mais qui méritaient mieux qu’être jetées avec l’eau du bain, parce qu’essentielles.

Le climat de la Terre se dérègle… — Titre d’une page informative ou propagandiste (?) dans un quotidien. Des images polychromes et efficaces nous donnent des exemples de ce dérèglement : glaciers qui fondent, eaux des océans qui montent, etc. Le climat de notre planète ne se dérègle pas ; il se modifie, comme il le fait depuis la formation de la Terre. Au début, il n’y avait qu’un seul continent qui s’est disloqué, pour donner ceux que nous connaissons ; puis des dinosaures et des palmiers ont vécu où on trouve aujourd’hui de la neige et de la taïga, et on pourrait continuer ainsi longtemps. Tout change. Bouddha l’a dit ; la géophysique également.
Non, le climat ne se dérègle pas : il continue son petit bonhomme de chemin, et se fout royalement des villes, routes ou autres artefacts humains qui s’en trouvent menacés. Les cycles solaires y joueraient un rôle, et des lois géophysiques qui nous échappent — à moi, en tout cas.
Certains, par vanité anthropomorphique ou parce qu’ils adorent manipuler leurs semblables en les culpabilisant, aiment nous faire croire que l’industrie humaine serait responsable de ces changements apparemment indésirables.
Est-ce à dire qu’il faudrait renoncer à toutes mesures visant à protéger l’environnement ? Certes pas. Il nous faut, entre autres, protéger nos eaux. Mais il est prioritaire de garder deux choses en tête :
1. Notre énergie devrait aller en priorité à des mesures défensives, genre : recul des constructions humaines et planification pour éviter de se retrouver à moyen terme en zones inondables ; recyclage et production de biens durables ; remplacer l’énergie tirée des carburants fossiles par le solaire, etc.
2. Toutefois, faire tout cela, en étant bien conscients que ces modifications de nos mentalités et façons de faire faciliteront l’adaptation de l’humanité aux changements planétaires, qui sont constants, mais ne créeront jamais un état statique du cosmos.

Le Grand pic. — Un Grand pic vient de se jouer de moi.
alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québecUn Pic mineur était accroché à notre gâteau de suif, dans la cour arrière. Lucie le trouvait adorable. Elle me demanda s’il y avait d’autres pics aux alentours. J’ai ouvert l’ordi portable sur la huche et lui ai montré des photos du Pic Mineur, du Pic doré, du Pic à dos noir… Et, enfin, du Grand pic, qu’elle trouva magnifique. J’insistai : « Tu ne risques pas de le voir dans le coin, il fréquente peu les milieux urbains, demeure dans les régions plus sauvages. » Puis je me dirigeai vers le comptoir pour ma vodka de 18 h. Un mètre à peine.
En jetant un coup d’œil par la fenêtre : stupéfaction : un Grand pic était accroché au gâteau de suif et s’empiffrait. Plusieurs minutes, nous avons pu jouir des cet oiseau à huppe flamboyante… Nous n’en avions jamais vu et vivons à cette adresse depuis neuf ans. Ni à aucun autre endroit où nous avons demeuré, d’ailleurs.
Une coïncidence ? Sans doute. Mais forte, tout de même !

L’auteur : Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon du Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K(Pleine Lune, 1998). Quatre de ses ouvrages en prose ont ensuite paru chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale(2003), Jakob, fils de Jakob (2004), Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013). Il a reçu à quatre alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique(Triptyque, 2005), Les versets du pluriel(Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011). En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010). Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan,Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux(MBNE) ; récemment il publiaJit un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur. On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL. De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue. Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2 (https://maykan.wordpress.com).

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Monsieur Couillard, Rutebeuf et l’araignée, par Alain Gagnon

2 juin 2017

Actuelles et inactuelles

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

Bravo, Monsieur Couillard. — Je ne suis pas libéral, dans le sens partisan du mot. Ni à Québec ni à Ottawa. La dernière et unique fois où j’ai voté pour ce parti remonte à l’élection sur la Nationalisation de l’électricité. Ça fait un bail… Mais je me dois de vous féliciter pour le geste d’amitié que vous avez posé à l’égard de Monsieur Marc-Yvan Côté.
Il y a un certain temps, j’ai connu une mauvaise passe sociale. Et moi dont le téléphone sonnait, et qui ne manquais jamais de commensaux au restaurant, je me suis retrouvé soudain très seul. « C’était amis que vent emporte et il ventait devant ma porte… », pour paraphraser Rutebeuf. J’aurais bien aimé que quelqu’un m’envoie un courriel et me dise : « Viens qu’on jase… »
Vous avez choisi d’agir humainement. Et de ce simple geste, qui n’a même pas eu de suite, certains de vos adversaires ont décidé de faire une tempête dans un verre d’eau. Ils n’ont rien à se mettre sous la dent.

Rectitude politique et fascismes de bon ton. — Le fascisme, c’est lorsqu’on dit à des individus ou à des groupes : « Nous allons vous empêcher de parler parce que vous ne pensez pas comme nous, donc vous avez tort. Lorsque des groupuscules, peu importe leur allégeance, interviennent directement ou indirectement pour faire interdire panels ou présentations qu’ils jugent racistes, sexistes, homophobes ou islamophobes, ils minent sérieusement la démocratie libérale que, de toute façon, ils remplaceraient par leur parti unique, le seul à avoir raison. Ces choses sont encore plus déplorables lorsqu’elles se passent en milieu universitaire, qui devrait être le lieu privilégié de la libre discussion.
Le Québec sombre peu à peu dans cette rectitude politique délétère, bigote et morbide.

Une araignée… — Une araignée partage mon bureau. Taille d’un 25 sous, brune.
alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québecHier soir, elle se tenait près d’une bibliothèque, à un pas de mon minuscule frigo. Je me suis avancé vers elle et je lui ai parlé un peu : « Tu devrais déguerpir, ma belle. Je n’aime pas les araignées. Mais je ne te veux pas de mal. » Elle demeura immobile. Je me remis à ma correspondance.
Quelques minutes plus tard, elle était toujours là. Même manège de ma part, mêmes paroles. Elle ne bougea toujours pas.
Je revins au travail. Un quart d’heure plus tard, la bestiole n’avait toujours pas bougé. Irrité, je lui dis : « Cette fois, tu vas quitter la place ! » J’ai sorti un papier-mouchoir de ma poche et me suis avancé vers elle avec l’intention de la capturer et de la porter à l’extérieur de la maison. À toute vitesse, elle s’est réfugiée sous la bibliothèque. Je ne l’ai pas revue.
M’a-t-elle compris ?

L’auteur : Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon du Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K(Pleine Lune, 1998). Quatre de ses ouvrages en prose ont ensuite paru chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale(2003), Jakob, fils de Jakob (2004), Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013). Il a reçu à quatre alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique(Triptyque, 2005), Les versets du pluriel(Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011). En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010). Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan,Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux(MBNE) ; récemment il publiaJit un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur. On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL. De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue. Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2 (https://maykan.wordpress.com).

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Nuageux et frais, des fictions fantastiques d’Alain Gagnon…

1 juin 2017

Disponible dès maintenant à cette adresse : http://urlz.fr/5lIk

Vous pouvez télécharger gratuitement l’application de lecture Amazon pour vos PC, tablettes… à l’adresse suivante : http://urlz.fr/45dj

Attention !  GRATUIT les 1 et 2 juin !

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Huit textes, huit fictions que relient la géographie, les trames fantastiques et le clavier du narrateur.

Le préambule ci-dessous décrit assez bien la démarche de l’auteur. Ses racines sourdent d’un territoire acculé au Nord profond. Sur un triangle étroit, entre les rivières Louve et Calouna, entre les boisés, les champs, les villes de taille moyenne et la forêt, vivent des personnages qui ont tous une histoire insolite à raconter. L’écrivain en profite pour brosser les paysages et livrer les rêves de la psyché collective des lieux, qui le hantent depuis l’enfance. (268 pages)

Préambule : Entre les rivières Louve et Calouna s’étend mon pays, l’Euxémie, où s’entremêlent ombres et lumières. En automne y progresse le noir, en automne y progresse la nuit. Le brumeux et le flou augmentent ; le mystérieux et l’insolite sourdent des sous-sols et des sous-bois, et se montrent au soleil rare des jours gris.  

Même si les heures lumineuses se tassent, si le royaume de l’obscur s’étend, il serait abusif de croire qu’il en résulte pour l’esprit affaiblissement et engourdissement. Des ténèbres jaillit le clair ; et le regard inversé de l’humain peut profiter des jours sombres pour s’adonner à l’introspection, puiser en lui-même des intuitions fulgurantes ou quiètes qui lui ouvriront sur le réel des portes qu’il croyait jusque-là inexistantes.

Les récits que l’on tire de cet état d’esprit ont ce côté orbiculaire – in-finalisé – de plusieurs légendes innues ou inuites. Le plafonnier n’éclaire pas tous les recoins de la pièce. Les solutions totales des Maigret et des Sherlock Holmes en sont absentes. La magie du clair-obscur survit à la dernière ligne du texte. Le règne du non-dit et de l’indicible perdure, sans faste, mais assurément. 

J’ai demandé aux gens de l’Euxémie des histoires. Vraies ou fausses, il m’importe peu. Chacune contient sa part de fiction et de vérité. Je les ai toutes récrites. Pour le style ? Pas tellement. Surtout pour gauchir un peu le fictionnel lorsqu’il s’éloignait trop du réel accepté ; redresser un peu le vérisme lorsqu’il s’écartait trop de l’imaginaire, et donner ainsi un semblant de cohérence au tout. 

Tables des matières :

Préambule

Un gars de la marine

La Dame du Parc

IOU ou Les cheveux d’Érika

Tricksters — ou Le motel de la Mémoire

Nuageux et frais

Morrigan

Suicide magyar (Gloomy Sunday)

Mannegish ou Le récit de Tasha Bonte

 PS : Certains récits sont déjà parus séparément sur Amazon avant d’être colligés dans ce recueil. Ils n’y sont plus disponibles.

L’auteur : Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon du Livre dualain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K (Pleine Lune, 1998). Quatre de ses ouvrages en prose ont ensuite paru chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale (2003), Jakob, fils de Jakob (2004), Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013). Il a reçu à quatre reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique (Triptyque, 2005), Les versets du pluriel (Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011). En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010). Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan, Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux (MBNE) ; récemment il publiait un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur. On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL. De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue. Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2.


 

 


Homère et Marion Le Pen… par Alain Gagnon

28 mai 2017

Actuelles et inactuellesalain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

Littérature. — De Homère aux histoires outrées de Pierre Bellemare en passant par Rimbaud, les textes littéraires et/ou historiques nous permettent de partager ce que les humains ont pensé, ressenti, imaginé, fait, inventé… Pauvreté d’une éducation qui se prive de cette richesse !

Désir d’approbation. — Ce besoin répandu, chez les individus et les groupes, suscite, comme effet bénéfique, une certaine discipline sociale. Mais il comporte ses effets négatifs : conformisme et mimétisme, mépris de soi-même – donc des autres –, ressentiments et haines accumulées, passivité fataliste, crainte maladive de la critique, autocensure apeurée. Tout ce que l’on retrouve à l’intérieur des cliques soumises aux diktats des tendances. À haute intensité dans les milieux intellectuels et médiatiques de gauche.

Lacune en histoire. — On peut faire croire n’importe quoi à celui qui n’a aucune idée des faits politiques ou climatiques du passé. Tour devient « fin du monde » ou « fin d’un monde ». On les entend qui répètent : « On est tout de même en 2017 ! » Formule magique. Comme si, depuis des siècles, les ignorants n’avaient pas ânonné la date où le calendrier les avait poussés.
Index. — J’ai vécu l’Index catholique au Québec. Ces temps où l’Église condamnait des auteurs aussi inoffensifs que Mauriac, entre autres. Où on censurait éditeurs et libraires. (L’Imprimatur !) Où nous lisions des classiques expurgés.
Malgré tout (ou grâce à cela…), on lisait plus et, surtout, mieux qu’aujourd’hui. On désire ce qui est plus ou moins inaccessible. Et le livre n’était pas facile d’accès. Nous les désirions, les cachions et les dévorions.
En nos temps du livre partout, des liseuses, d’Amazon, on ne lit plus et, si on lit, ce sont des traductions bâclées de bestsellers américains. Et les quelques lectures obligatoires paraissent des pensums très lourds et inutiles aux étudiants. Il faut dire que les enseignants choisissent souvent des auteurs qui font dur.
Heureux temps, celui où je lisais à l’étude Malraux ou Nietzsche sur mes genoux, tout en laissant croire au surveillant (complice ?) que je faisais une rédaction anglaise, dictionnaire bien en vue.

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québecMarion Le Pen et la culture. — J’ai toujours cueilli mes pierres précieuses là où elle se trouvait, sans m’occuper du lit du cours d’eau.
Dans une entrevue à un magazine, on retrouve ces deux idées-forces sur la culture que je fais miennes : 1. La culture est le seul bien que l’on peut partager sans s’appauvrir ; 2. La culture, c’est ce qui sert de ciment à des individus pour constituer un peuple. Définitions qui ont des pieds et des mains.
Formulations à la fois non élitistes et non réductionnistes.

L’auteur : Alain Gagnon a remporté à deux reprises le Prix fiction roman du Salon du Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour Sud (Pleine Lune, 1996) et Thomas K(Pleine Lune, 1998). Quatre de ses ouvrages en prose ont ensuite paru chez Triptyque : Lélie ou la vie horizontale(2003), Jakob, fils de Jakob (2004), Le truc de l’oncle Henry (2006) et Les Dames de l’Estuaire (2013). Il a reçu à quatre alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec reprises le Prix poésie du même salon pour Ces oiseaux de mémoire (Le Loup de Gouttière, 2003), L’espace de la musique(Triptyque, 2005), Les versets du pluriel(Triptyque, 2008) et Chants d’août (Triptyque, 2011). En octobre 2011, on lui décernera le Prix littéraire Intérêt général pour son essai, Propos pour Jacob (La Grenouille Bleue, 2010). Il a aussi publié quelques ouvrages du genre fantastique, dont Kassauan,Chronique d’Euxémie et Cornes (Éd. du CRAM), et Le bal des dieux(MBNE) ; récemment il publiaJit un essai, Fantômes d’étoiles, chez ce même éditeur. On compte également plusieurs parutions chez Lanctôt Éditeur (Michel Brûlé), Pierre Tisseyre et JCL. De novembre 2008 à décembre 2009, il a joué le rôle d’éditeur associé à la Grenouille bleue. Il gère aujourd’hui un blogue qui est devenu un véritable magazine littéraire : Le Chat Qui Louche 1 et 2 (https://maykan.wordpress.com).

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


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