Le temps de vivre, un texte de Nathalie Besson…

7 décembre 2016

Le temps de vivre

La société a-t-elle perdu ses repères ? Un événement récent m’amène à alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec m’interroger.

Un vendredi soir, je reçois un appel d’un membre de ma famille, qui me propose de venir souper le lendemain soir, en apportant un repas du restaurant dont nous partagerions le coût. Sans hésitation, j’adhère à sa proposition.

Cependant, un petit hamster s’est mis à tourner dans mon cerveau, à une vitesse surprenante, et à réactiver au passage de petits circuits endormis depuis plusieurs années. Avec tendresse, je revoyais mes grands-oncles et mes grandes-tantes descendre de leur voiture pour nous visiter, sans préavis !

Nous étions heureux dans nos cœurs d’enfant de les voir, et spontanément, ma mère leur offrait à dîner, offre qu’ils ne refusaient pas. Par la suite, nous nous rendions chez mes grands-parents, qui demeuraient à la campagne, pour déguster le souper.

Le souvenir de ces moments pleins de spontanéité m’a rappelé à quel point les relations entre les gens se délitent ! De nos jours, nous devons attendre de recevoir un faire-part avant de visiter quelqu’un, et toujours selon sa disponibilité ! Croyez-moi, ne vous hasardez pas à vouloir surprendre, les probabilités de devoir retourner chez vous illico sont élevées ! Est-ce vraiment la vie que nos ancêtres, nos parents, voulaient façonner pour nous ? Je ne crois pas !

Au temps de mes souvenirs, on vivait d’entraide et de convivialité, les gens se faisaient une joie de recevoir parents et amis, et tout le monde était le bienvenu ! Mes grands-parents réservaient même un banc pour le « quêteux », qui y dormait par temps froid.

Par opposition, de nos jours, tout est planifié dans l’angoisse, même la naissance des enfants. Tout le monde court, tout le monde travaille désespérément pour s’acheter une grande maison, et tout le monde est à l’affût des dernières nouveautés : électronique, meubles, voitures, gadgets… Cette chasse au superficiel produit des téléphones qui explosent — poussés par le marketing, on les a mis en vente sans vérification suffisante ! Cette chasse à l’inutile et au clinquant oblige à travailler constamment, à cumuler les heures supplémentaires pour augmenter son revenu, et même à occuper plus d’un emploi pour réussir à se payer toutes ses babioles ! D’ailleurs, souvent on n’a même plus le temps d’en profiter, et le cinéma maison à 5000 $ s’ennuie tout seul dans son sous-sol.

On ne peut pas retourner au temps de nos grands-parents et, pour certaines choses, on ne voudrait pas. Mais si on veut, on peut réduire les sources de tension qui rendent si difficile la spontanéité !

On n’a plus le temps pour la fantaisie ! On n’a même plus le temps de sourire !
On n’a plus le temps d’écouter le chant des oiseaux ! On n’a plus le temps de regarder éclore une rose ! On n’a plus le…. temps !

Mon souhait le plus cher, c’est qu’on en revienne aux vraies valeurs, non quantifiables et non monnayables ! Lesquelles ? Prendre le temps de vivre chacun de nos moments de liberté avec les gens qu’on aime. Apprécier les visites inattendues. Être à l’écoute de ceux qui ont besoin de se confier. Prendre du temps avec ses enfants sans l’intrusion du cellulaire. Prendre le temps de lire Le Chat qui louche !
En un mot, prendre le temps de vivre !

Notice biographique

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québecNathalie Besson a étudié en Lettres et en Radiophonie, elle a travaillé au Mouvement Desjardins, et elle a fait du travail social.  Elle a aussi été maman à temps plein.  Elle pratique, ou a pratiqué, la décoration, la peinture à l’huile, le jardinage, et, plutôt paradoxalement, elle préfère les livres qui réfléchissent sur le sens de la vie, et celui de la mort, aux romans.
Ses romans sont en librairie, c’est-à-dire dans les sites, car elle publie électroniquement :  son éditeur, Éditions fpc, est lié à Prologue numérique.  On trouve La Mort, c’est triste, Mais la vie, c’est pas drôle, Les Aventures de Miaoumé :  Miaoumé et son chaton Cannelle, et Les Aventures de Miaoumé, tome 2 :  Miaoumé et les réfugiés.

Expérience, un texte de Nathalie Besson…

2 octobre 2016

Expériencealain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec

Aborder un sujet aussi délicat que la communication avec nos êtres chers qui nous ont quittés, m’apparaît une tâche ardue ! Plusieurs d’entre vous percevront cette approche comme loufoque et irréaliste, mais d’autres personnes qui ont vécu des expériences similaires de phénomènes paranormaux, se reconnaîtront et oseront peut-être en parler !

J’ai vécu ma première expérience d’un phénomène inexplicable le lendemain de l’enterrement de mon grand-père maternel, fin janvier 1972. À cette époque, ma mère allait deux fois par semaine chez un ostéopathe à Saint-Hyacinthe pour des problèmes récurrents à sa colonne, mais elle avait alors donné préséance aux préparatifs des funérailles de son père. Le stress et la fatigue de l’événement n’avaient pas épargné son problème de dos, au point qu’elle avait de la difficulté à se déplacer.

Malgré la mauvaise météo, les vents foudroyants, le ciel noir, et les conseils du garagiste qui nous exhortait à remettre à plus tard notre déplacement, en bon Bélier, j’ai défié la nature en nous précipitant sur l’autoroute 20, même si plusieurs véhicules avaient été renversés par le vent. Le plus important, pour moi, était que ma mère puisse recevoir ses traitements et qu’elle ne soit pas condamnée à l’immobilité !

En nous engageant sur l’autoroute, nous avons fait le constat qu’effectivement le vent rendait la conduite difficile, en nous bombardant de coups, mais comme prix de consolation, toutes les voitures qui nous précédaient semblaient avoir de la difficulté à rester sur la route ! Les autos se suivaient à environ 40 milles à l’heure, et phénomène étrange, personne n’utilisait la travée de gauche.

À cette vitesse, j’appréhendais que le volant me glisse entre les mains, lorsque ma voix intérieure m’incita à demander l’aide de mon grand-père pour m’aider à conduire l’auto, tout en lui soulignant qu’il était important que l’on puisse se rendre, pour ma mère.

Soudainement, à ma grande surprise, le volant obéissait à mes manœuvres, sans que je le tienne à deux mains. Je me suis tournée vers ma mère, pour lui demander : « Sens-tu encore le vent frapper l’auto ? » Il n’en fallait pas plus pour que je m’engage dans la deuxième travée en accélérant la cadence !
Je me suis sentie libérée des forces de la nature, prête à affronter vent et marée ! Je dépassais toutes les voitures, la voie était libre à perte de vue, et à mesure que j’avançais, le soleil perçait les gros nuages noirs ! Nous avions l’impression d’être seules sur la route, pendant que les voitures à notre droite continuaient à conduire prudemment sans témérité.

Ma mère et moi, nous demandions si nous rêvions, ou si nous vivions une expérience réelle, mais hors du commun ! Nous nous sommes rendues chez son ostéopathe, sans incident, pour son traitement, mais une certaine inquiétude nous habitait pour le retour. Le traitement terminé, il fallait s’armer de courage pour affronter le voyage de retour.

Avant de m’engager sur l’autoroute, pour la deuxième fois, j’ai glissé un mot à mon grand-père, silencieusement : « SVP, continue à m’aider à conduire, pour que nous puissions retourner à la maison, saines et sauves ! » Aussi invraisemblable que cela puisse sembler aux sceptiques qui me lisent, le vent continuait à attaquer tout ce qui bougeait sur l’autoroute, mais notre retour se fit dans les mêmes conditions que notre arrivée à Saint-Hyacinthe.

En revenant à la maison, nous avons raconté notre aventure à mon père, mais vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’il n’a pas cru notre récit, pas plus, d’ailleurs, que les autres membres de la famille. Il est important de savoir que mon grand-père n’a jamais conduit une voiture. Quelques mois avant son décès, j’avais réalisé un de ses rêves avec ma voiture, d’aller visiter Saint-Ours, la ville des Patriotes près de Sorel !

Je demeure persuadée qu’il nous a protégées en signe de reconnaissance, et qu’il continuera à me protéger. Quoiqu’il en soit, je vous rapporte une expérience vécue, mon chemin guidé parmi les voitures enneigées, sous le vent qui hurlait, et sur une route d’hiver infernale. Je ne sais pas si je suis un bon juge de cet événement, mais je suis bel et bien un témoin.

Notice biographique

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québecNathalie Besson a étudié en Lettres et en Radiophonie, elle a travaillé au Mouvement Desjardins, et elle a fait du travail social.  Elle a aussi été maman à temps plein.  Elle pratique, ou a pratiqué, la décoration, la peinture à l’huile, le jardinage, et, plutôt paradoxalement, elle préfère les livres qui réfléchissent sur le sens de la vie, et celui de la mort, aux romans.
Ses romans sont en librairie, c’est-à-dire dans les sites, car elle publie électroniquement :  son éditeur, Éditions fpc, est lié à Prologue numérique.  On trouve La Mort, c’est triste, Mais la vie, c’est pas drôle, Les Aventures de Miaoumé :  Miaoumé et son chaton Cannelle, et Les Aventures de Miaoumé, tome 2 :  Miaoumé et les réfugiés.
Elle écrit le soir, d’habitude, à son ordi, avec Libre Office ou Facebook, dans son bureau, entourée de ses tableaux et de ses dictionnaires.  La musique joue doucement, un verre de Saint-Raphaël lui tient compagnie, puis l’inspiration vient.  Nathalie produit deux romans en feuilleton, sur Facebook, qui alterne de semaine en semaine.  Quand ils seront finis, Éditions fpc les publiera !  Quand elle écrit, c’est comme si une autre personne écrivait à travers elle.


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