Chronique ontarienne, par Jean-François Tremblay…

15 novembre 2015

Existe-t-il réellement un accent gai ?

Nous la connaissons tous et toutes, cette image caricaturale du gai, poignet cassé et voix efféminée.chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québec
Mais existe-t-il réellement une voix, un accent gai ? Y a-t-il une différence entre homos et hétéros dans la façon dont ils s’expriment, ou n’est-ce qu’une question de perception ? Et si cette voix gaie existe bel et bien, pourquoi est-ce ainsi ?
Dans son documentaire Do I Sound Gay ?, le réalisateur David Thorpe se pose ces questions, à commencer par celle de son titre : Est-ce que je sonne gai ?
Conscient de sa voix au point d’en développer un certain complexe, Thorpe consulte différents experts sur la question du langage pour essayer de comprendre comment fonctionne sa voix, son élocution, son timbre, et si sa façon de s’exprimer révèle réellement son orientation sexuelle. Y a-t-il un lien entre les deux ?
Dans son célèbre ouvrage Gay New York, George Chauncer rappelle que les hommes de la fin du 19e siècle se servaient à la fois de leurs manières ainsi que de leur voix efféminée pour se distinguer des hétéros et se repérer entre eux. Mais qu’en est-il des hommes du 21e siècle ? Pourquoi l’image de la « tapette » qui zézaye, du gai à la André Montmorency de Chez Denise persiste autant, et pourquoi certains homosexuels semblent-ils avoir une voix de « feluette » ?
Au cours du film, David Thorpe consulte deux thérapeutes du langage dans le but de développer une façon de parler plus « virile ». La première docteure lui fait prendre conscience de sa façon d’allonger certains mots, de certaines inflexions de la voix qu’il doit tenter de corriger avec divers exercices. Cette docteure a travaillé avec différents acteurs, tel que Robert De Niro, et ses interventions dans le documentaire m’ont beaucoup plu. Que l’on soit gai ou non, prendre conscience de la façon dont on s’exprime est un exercice fascinant ; comment on appuie ou allonge certains sons, etc. En tant que spectateur du documentaire, j’ai pris conscience des particularités de ma propre façon de parler, et cet aspect du film est captivant.
Le deuxième thérapeute, Bob Corff, « l’arme secrète du Tout-Hollywood pour se débarrasser de l’accent gai », est lui aussi très intéressant alors qu’il analyse la façon de parler de Thorpe et lui fait prendre conscience de diverses choses qu’il pourrait corriger.
Le film est parsemé d’entrevues au cours desquelles George Takei (Star Trek), le réalisateur Andy Sidaris et le styliste Tim Gunn, entre autres, témoignent des difficultés reliées à leur vie en tant qu’homosexuels et comment ils en sont venus à apprivoiser leur propre voix.
On théorise au cours du film que la « voix gaie » pourrait venir du fait que les homosexuels se tiennent davantage auprès des femmes au cours de leur jeunesse (leur mère, tantes, sœurs, etc.). Certains la développeraient pour mieux affirmer leur identité. D’autres, au contraire, perdent leur « voix gaie » pour mieux se fondre et échapper à l’intimidation. Nous avons d’ailleurs droit, au cours du film, à quelques témoignages plutôt poignants en ce sens.
On compare les différents gais de la culture populaire auxquels les jeunes homosexuels ont été exposés au fil des décennies, tels que le flamboyant Liberace ou encore le méchant Scar du Roi Lion, qui représente un type d’homme suave et très possiblement gai, chacun influençant à sa manière le comportement et le langage des jeunes hommes, que ce soit de façon consciente ou non.

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David Thorpe

J’aurais aimé que le film soit plus long, plus détaillé, mais, dans son état actuel, il sert tout de même d’excellente entrée en matière pour un sujet qu’il serait intéressant de fouiller davantage. Chaque cas étant différent, il n’y a pas de réponse unique quant à la question des origines de la « voix gaie », mais les témoignages sont tous fascinants et j’en écouterais beaucoup plus.
J’ai beaucoup apprécié ce documentaire, que je vous recommande fortement si la question du langage en général vous intéresse. Le film sort officiellement au Canada le 10 décembre, mais vous pouvez déjà l’acheter sur le site américain d’Amazon et chez plusieurs autres vendeurs en ligne.
La bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=R21Fd8-Apf0

Notice biographiquechat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie

Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma. Il a fait ses études collégiales en Lettres, pour se diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite maintenant Peterborough.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)

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Chronique ontarienne, par Jean-François Tremblay…

31 octobre 2015

La chanteuse pop et la superhéroïne

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Credit photo Chilly Plasma

Au cours de la dernière semaine, nous avons pu assister à quelque chose qui, selon moi, est plutôt intéressant.
Tout d’abord, l’adaptation cinématographique de Jem and the Holograms, sortie le 23 octobre, s’est totalement écrasée dans les salles nord-américaines face à la compétition (qui n’était pourtant pas très forte). La performance du film au box-office s’est inscrite parmi les dix pires des trente dernières années.
Le lundi suivant, le premier épisode de Supergirl, la série télé, a récolté les meilleurs chiffres en termes d’auditoire pour l’automne 2015 aux États-Unis. Ce qui n’est pas rien ! Il s’agit du meilleur départ télévisé de la saison, et ce, dans un marché immense.
Pourquoi je compare les deux ? Parce qu’il s’agit de deux icônes féministes qui s’adressent sensiblement au même public et qui envoient le même message. Pourtant, le public a décidé d’en suivre une et de bouder l’autre.
Jem and the Holograms, basé sur la ligne de jouets de Hasbro et la série animée des années 1980, est un film réalisé par John M. Chu et produit conjointement par les studios Universal et Blumhouse. Le film possède la signature de Blumhouse, c’est-à-dire un style semi-documentaire, filmé à l’épaule et qui fut tourné pour à peu près rien (à peine 5 millions de dollars). Le film met en vedette Aubrey Peeples dans le rôle-titre d’une chanteuse pop adolescente, ainsi que Molly Ringwald dans celui de sa mère et Juliette Lewis dans le rôle de la méchante présidente d’une compagnie de disques.
Malgré tout le talent impliqué dans le projet et son modeste budget, personne dans le public ne semble avoir été attiré par ce film. Même les fans de la première heure de Jem ont été réticents, certains extrémistes allant même jusqu’à faire parvenir des menaces de mort à son réalisateur.

Jem a, de plus, souffert d’une campagne promotionnelle très pauvre, quasi inexistante, qui fit en sorte que bien des gens n’avaient aucune idée que le film sortait.
De son côté, la série Supergirl, inspirée du personnage de DC Comics créé dans les années 50, et qui fut déjà le sujet d’un film médiocre dans les années 80, a bénéficié d’un battage publicitaire intense : grands panneaux installés sur le bord des routes dans différentes villes des États-Unis, de nombreuses apparitions de sa vedette, Melissa Benoist, dans des événements caritatifs et auprès d’enfants malades tout au long des derniers mois, et une forte présence sur les réseaux sociaux.
chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, QuébecSupergirl, développée par Greg Berlanti (Dawson’s Creek), Ali Adler (The New Normal) et Andrew Kreisberg (Fringe), est un mélange pas toujours adroit de « chick flick » et de série d’action/science-fiction. Son héroïne travaille pour un journal dont la patronne, jouée avec brio par Calista Flockhart (Ally McBeal), est une femme forte et intransigeante. C’est à travers elle, notamment, que le message féministe de la série semble être transmis.
Le personnage de Kara/Supergirl, joué avec énormément de charisme par Melissa Benoist (Glee), est constamment dévalorisé par les hommes, mais refuse de baisser les bras et fonce dans la vie avec optimisme et un beau grand sourire.
Le message au centre de Supergirl, du moins son premier épisode, est exactement le même que celui du film Jem and the Holograms. Dans la série, Kara/Supergirl reçoit le message suivant de la part de sa défunte mère : « Sois sage, sois forte, et sois toujours authentique » (« Be wise, be strong, and always be true to yourself »).
Dans Jem and the Holograms, l’héroïne reçoit différents messages de son défunt père (une grande partie de l’intrigue repose sur une série d’indices qu’il lui a laissés), dont entre autres « Ne crains pas l’inconnu » (« Don’t fear the unknown ») ou encore « Fais usage de tes talents » (« Use your gifts »).
Étonnamment, j’ai beaucoup apprécié Jem and the Holograms. Je ne suis pas amateur de la série animée, et j’y allais par curiosité (et parce que j’aime bien son actrice principale, qui joue aussi dans la série télévisée Nashville). Je recommanderais ce film à quiconque a des enfants. Son message est extrêmement positif et, si j’étais un ado, le film me donnerait le goût de prendre une guitare et un micro et de rêver à devenir une vedette. Ce film pourrait éventuellement devenir une sorte de The Rocky Horror Picture Show, car son message est essentiellement le même : « Don’t dream it, be it » (« Ne le rêve pas, sois-le »).
Quant à Supergirl, ses dialogues sont souvent ringards, mais l’action est amusante, son actrice principale déborde de charme et le message, ici aussi, est très positif pour les femmes. Pour une grosse dose de plaisir, je la recommande à tout le monde.
Au moment où vous lirez ceci, Jem and the Holograms aura probablement disparu des écrans, et c’est dommage. Il ne méritait pas ce sort. On nous offre souvent bien pire dans les salles. Le film présente un modèle exemplaire aux jeunes filles (et même aux jeunes hommes), et le film s’avère très divertissant. N’hésitez pas à le voir si vous le pouvez !
Pour en connaître davantage sur mon opinion, dirigez-vous sur le www.brasdeferdesfilms.com pour m’entendre parler de Jem avec ma copine et d’autres amis, dans le plus récent épisode du podcast que j’anime.

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Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma. Il a fait ses études collégiales en Lettres, pour se diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite maintenant Peterborough.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.

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Chronique ontarienne, par Jean-François Tremblay…

18 octobre 2015

Les nouvelles reines de l’épouvante

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Puisque nous sommes au beau milieu d’octobre, mois préféré des amateurs d’horreur, laissez-moi vous entretenir brièvement de Scream Queens.

Cette série télévisée créée par Ryan Murphy, Brad Falchuk et Ian Brennan (les hommes derrière Glee et American Horror Story) n’en est qu’à son cinquième épisode et s’avère déjà l’une des choses les plus délicieusement délirantes que j’ai vues sur le petit écran.
Mettant en vedette Emma Roberts (la nièce de Julia), Abigail Brislin (Little Miss Sunshine) et Jamie Lee Curtis, entre autres, cette histoire de meurtres et mystères, au sein d’une sororité d’une université américaine, est à la fois drôle et sanglante. Les personnages sont tous plus stéréotypés et parodiques les uns que les autres, un parti pris risqué qui fonctionne à merveille dans le contexte de la série.
Le scénario, sans être particulièrement intelligent, se moque avec beaucoup de mordant de la génération Y, qu’on nomme « millenials » en anglais. On s’amuse de leurs tics, de leur langage, de leurs attitudes. Une scène de meurtre en particulier, impliquant une série de textos, fait partie des choses les plus hilarantes que j’ai pu voir cette année.

Nostalgie oblige, la mode étant aux années 90 ces temps-ci, la série fait souvent référence à cette décennie à travers ses choix musicaux, ainsi que dans le fait qu’une grande partie de son intrigue repose sur des événements ayant eu lieu en 1995. La série fait également de subtils (et moins subtils) clins d’œil à diverses œuvres cinématographiques, principalement dans le genre de l’horreur.
L’une des caractéristiques que je préfère dans Scream Queens est la place qu’elle donne aux femmes, chose que l’on peut également dire des autres séries de ses créateurs. Les hommes sont, pour la plupart, relégués à des personnages secondaires. Les femmes sont en maîtresses de leur vie, ce sont elles qui propulsent le récit, qui trouvent des solutions aux problèmes ou qui souvent les causent. J’adore les œuvres qui donnent le pouvoir aux femmes, et cette série en est un excellent exemple, qui de plus s’adresse à un public adolescent ayant toujours besoin de modèles féminins forts (même s’il s’agit ici de personnages caricaturaux).
Scream Queens est moins rose bonbon que Glee, et moins dérangeante que American Horror Story ; il s’agit d’un étrange – et habile ! – mélange des tons de ces deux séries qui donne au final un produit original et, à mon avis, très jouissif. Je m’amuse beaucoup avec chaque nouvel épisode, et je vous recommande d’y jeter un œil si vous désirez rire et frissonner à l’approche d’Halloween !

Grace Potter

Lancé au mois d’août, l’album Midnight de la chanteuse Grace Potter marque un virage dans la carrière de cettechat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québec jeune femme que le groupe The Nocturnals accompagnait depuis 2002. Pour ce nouvel album : bye bye, les Nocturnals : Potter décide d’essayer différents trucs en solo.

Possédant une voix chaude et un peu rauque (pensez à Alannah Myles, ça vous donnera une idée), la jeune femme qui, normalement, donne davantage dans le rock, le soul, le country et même le jazz feutré (à ses débuts), tente une approche plus pop-rock avec des chansons qui nous font immédiatement taper du pied.

Mais loin d’être de simples chansonnettes pop vides de sens, j’apprécie particulièrement son approche moderne sur certains textes, notamment Your Girl, qui s’inscrit à contre-courant des clichés qui dépeignent constamment les femmes comme des rivales prêtes à s’arracher les cheveux à tout moment. Ici, Potter chante sa déception d’avoir rencontré la petite amie d’un homme pour qui elle a le béguin, car, maintenant qu’elle connaît sa « rivale », elle apprécie trop celle-ci pour jouer dans ses plates-bandes et lui faire du mal.
C’est de la pop qui tend à s’apprécier davantage à chaque nouvelle écoute. Les chansons sont très bien construites, la voix de Potter est puissante, et même parfois hallucinante (écoutez Delirious et vous m’en reparlerez), et, en fin de compte, ce disque s’inscrit parmi mes préférés de 2015.
Je vous laisse sur cette performance filmée de la chanson Empty Hearts, la pièce la moins pop de l’album :
https://www.youtube.com/watch?v=ZPEE33a8ufA

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Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma. Il a fait ses études collégiales en Lettres, pour se diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite maintenant Peterborough.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.

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Chronique ontarienne, par Jean-François Tremblay…

4 octobre 2015

Anderson Ponty Band : à deux, ce n’est pas nécessairement mieux

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Mieux vaut tard que jamais est la traduction française du titre du premier album de la formation Anderson Ponty Band, un groupe dont les figures de proue sont Jon Anderson, ancien chanteur du groupe de rock progressif Yes, et Jean-Luc Ponty, célèbre musicien de jazz français. Il s’agit de la première collaboration entre ces deux septuagénaires qui ont marqué, chacun à sa façon, la musique occidentale des cinquante dernières années.

Et bien qu’à mes yeux il ne soit pas question ici d’un désastre (pas tout à fait), je me demande s’il n’aurait pas été plus approprié d’intituler l’album Mieux vaut continuer de travailler nos compositions, ou ne rien sortir du tout.

L’album est né d’une campagne kick-starter qui a permis d’amasser plus de 100 000 $. L’intérêt des amateurs des deux musiciens était plutôt grand. Un concert fut enregistré il y a un an, duquel furent tirés la plupart des enregistrements que l’on retrouve sur le disque. Le tout fut peaufiné en studio. Et le résultat final est… quelque peu décevant.

Je m’exprime ici en tant que fan de Jon Anderson, principalement. Je ne suis pas très familier avec le travail de Ponty (qui a collaboré avec tout le monde, de Zappa à Al Di Meola). Depuis ses problèmes de santé qui ont failli lui coûter la vie en 2008, et qui lui ont valu d’être mis à la porte du groupe qu’il avait fondé quarante ans auparavant, Jon Anderson n’a pas cessé d’accumuler les projets musicaux. Cependant, je suis d’avis que sa voix n’est plus tout à fait ce qu’elle a déjà été. Que cela soit dû à l’asthme dont il a souffert, et qui l’a presque tué, ou encore au simple vieillissement, je n’en sais rien, mais bien que j’apprécie encore entendre cette voix unique, cet instrument qui a fait de moi l’amateur de Yes que je suis depuis plus de 20 ans, le charme n’opère plus tout à fait comme auparavant.

Il n’atteint plus les notes qu’il pouvait autrefois chanter avec facilité. On s’en rend compte sur la reprise du classique And You And I, qu’il a écrit, à l’origine, en 1972 pour l’album Close To The Edge de son ancien groupe. Une reprise banale, qui fait le tiers de sa durée originale et qui, sans les notes haut perchées du jeune Anderson, perd une grande partie de son charme et de son unicité.

Et que dire de la reprise reggae (!) de Time And a Word, l’une des meilleures chansons de Yes ? Si Anderson semble s’amuser au cours de la performance, et que le jeu de Ponty au violon est intéressant en soi, on ne reconnaît pratiquement plus la pièce originale. Et si j’apprécie une bonne reprise de temps en temps, j’ai de la difficulté à saisir ce que cette transformation extrême de l’une de mes chansons préférées peut apporter à celle-ci. Anderson en profite au passage pour inclure un extrait de She Loves You des Beatles dans sa chanson, ce qui n’est pas inhabituel pour lui (il avait inséré le refrain de Give Peace a Chance dans la pièce I’ve Seen All Good People en 1972), mais ceci n’ajoute rien de bien intéressant à l’ensemble.
Pas besoin de faire un dessin : après deux ou trois écoutes, je n’arrive pas à m’emballer pour cet album, je n’adhère pas à la proposition. Je n’aime pas les synthétiseurs qui semblent tout droit sortis d’un mauvais album des années 80. Peut-être ai-je, au fond, un problème avec le son du violon électrique de Ponty. Lorsque j’entends One in the Rythms of Hope, une reprise de Rythms of Hope de Ponty augmentée de paroles par Anderson ? Je suis loin d’être emballé par le son démodé de la pièce.

Ce qui me dérange le plus dans cet album, c’est que ces deux musiciens, qui ont été à l’avant-garde du rock et du jazz dans les années 60 et 70, s’assoient sur leurs lauriers pour leur première collaboration et qu’ils reprennent de vieux titres pigés dans leur discographie respective, incapables qu’ils sont d’innover, de proposer quoi que ce soit de nouveau.

Mieux vaut tard que jamais ? Hum… laissez-moi en douter. J’aurais préféré que les deux musiciens nous coupent le souffle. Malheureusement, ils nous servent du réchauffé. Je ne vois pas vraiment l’utilité d’un tel projet. Pour les plus fervents amateurs seulement.
L’album est disponible sur iTunes et en format CD (incluant un DVD enregistré en concert l’an dernier). La formation sera en spectacle à Toronto le 7 novembre prochain.

Voici une vidéo promotionnelle

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Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma. Il a fait ses études collégiales en Lettres, pour se diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite maintenant Peterborough.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.

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20 septembre 2015

Se relever avec élégance et beauté

Dans quelques jours, le 25 septembre pour être précis, sera mis en vente le nouvel album de la chanteusechat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, Québec américaine Jewel. Ma chanteuse préférée depuis près de vingt ans, elle revient avec un disque intitulé Picking Up The Pieces, qui se veut une sorte de « compagnon » à son premier opus, Pieces of You. L’album fait suite au divorce de la chanteuse d’avec celui qui fut son conjoint pendant seize ans ; l’œuvre est donc marquée par une très grande tristesse. Mais c’est également très beau.
Jamais je n’ai entendu chanter Jewel avec autant de fragilité et de sincérité. Sur Loved Used To Be, la première pièce de l’album, elle laisse tomber les barrières et se dévoile comme jamais auparavant. On retrouve également un magnifique duo avec Dolly Parton, My Father’s Daughter, un bel hommage à sa famille et ses racines.
On retrouve sur l’album quelques compositions récentes et plusieurs chansons écrites par Jewel dans les années 90, mais jamais gravées sur disque avant cette année. Et ces « vieilles » chansons se marient parfaitement aux plus récentes. C’est comme si elle avait anticipé, il y a vingt ans, ce divorce qui la fait chanter aujourd’hui avec autant d’émotion dans la voix.
L’album est une sorte de retour à ses racines musicales, c’est plus folk, plus simple que ses récents albums, et il s’agit également de son meilleur, à mon avis.
À noter que Jewel lance également son autobiographie, Never Broken, que je suis très intéressé de lire. J’en reparlerai certainement ici.

Turbo Kid

chat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, littérature, QuébecJe n’ai pas vraiment accroché à la proposition du collectif québécois Roadkill Superstar et de son premier long-métrage Turbo Kid (disponible présentement sur iTunes).
Je suis amateur d’horreur et de science-fiction, genres dans lesquels le collectif se spécialise depuis des années (le trio a réalisé de nombreux courts-métrages devenus cultes chez les amateurs du genre). Et pourtant, ce film n’est pas fait pour moi.
Turbo Kid, c’est l’histoire d’un jeune homme (Munro Chambers) qui, dans un futur postapocalyptique, fait la rencontre d’Apple (Laurence Lebœuf), une jeune femme pétillante et quelque peu étrange. Celle-ci sera enlevée par le méchant Zeus (Michael Ironside), et le jeune homme, inspiré par un héros de bande dessinée, deviendra alors le Turbo Kid, et tentera de sauver sa belle. En résumé, c’est le scénario simpliste d’un jeu vidéo.
Ça s’adresse principalement aux gens qui sont mordus des vieux jeux vidéo (Megaman, surtout), ainsi qu’aux nostalgiques des années 80. En effet, le long-métrage est truffé de références à cette période et à ses jouets, gadgets et autres éléments de la culture populaire qui auraient intérêt, selon moi, à demeurer dans le passé.
J’ai grandi à cette époque, je suis un enfant des années 80, mais j’ose croire que ma perception de cette décennie, tant célébrée de nos jours, est davantage réaliste que celle des amateurs de ce film. Je me souviens d’une décennie qui n’était pas plus marquante qu’une autre, et qui a vu son lot de bonnes et de mauvaises choses.
Mais les « jeunes » trentenaires, enfants de Passe-Partout et des divorces, devenus aujourd’hui des adultes aux lunettes roses, ont tendance, je crois, à ne retenir que certains éléments totalement kitsch de cette période. Le film souffre de cette situation. Sa trame sonore est composée de musique interprétée aux synthétiseurs qui lui donnent un air rétro, tout à fait dans le ton du film et en phase avec ce qui se fait dans le cinéma nostalgique actuel (The Guest, Drive, It Follows, etc.), mais je ne suis plus capable de subir ce genre de nostalgie sirupeuse.

Le film ne tient qu’à cela ; il n’est qu’un pastiche juvénile d’une époque. Laissez-moi reformuler ceci : ce n’est pas un pastiche de l’époque, mais d’une vision de cette époque, une vision très enfantine.
Les scènes d’action pourront plaire aux amateurs de gore (ça gicle de partout), et la performance de Laurence Lebœuf vaut le détour. Mais l’ensemble ne décolle jamais vraiment. Le rythme est étrange, et le film possède de nombreuses longueurs (je l’ai vu en plein jour et j’ai bien failli m’endormir). Le fait d’avoir rempli le film de références et de scènes vides de sens, et de s’inscrire, par son style, dans une mode nostalgique passagère, déprécie l’œuvre, qui aurait pu être vraiment meilleure et mieux écrite.
Turbo Kid vise surtout un public de grands enfants, nostalgiques d’une certaine idée des années 80, qui ne veulent pas se casser la tête avec un scénario compliqué, car le film n’offre que bien peu de choses dans ce domaine. J’aurais souhaité l’aimer davantage. J’aimais les courts-métrages de RKSS. Ce film fait beaucoup trop de bruit pour rien.

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Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma. Il a fait ses études collégiales en Lettres, pour se diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite maintenant Peterborough.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.

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6 septembre 2015

Alice, à la recherche de ses souvenirs

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Julianne Moore

À mon avis, peu de maladies sont aussi effrayantes que celle d’Alzheimer.  Je ne suis pas un expert en la matière, loin de là, alors je ne m’en tiendrai qu’à de banales généralités, mais n’empêche que ce trouble neurodégénératif est probablement ce qui me terrifie le plus.  J’ai observé ses effets sur ma grand-mère paternelle il y a plusieurs années.  J’ai vu la peur, la tristesse et la confusion dans ses yeux.  J’ai été témoin des répercussions de cette maladie sur l’entourage immédiat de la personne atteinte.

La perte de soi, de sa propre identité, la disparition progressive de tout ce qui compose une personne.  Voilà ce que l’on retrouve au cœur du merveilleux film Still Alice que j’ai enfin eu la chance de voir (il est offert en ce moment sur Netflix).

Chouchou des critiques l’an dernier au Festival international du film de Toronto, et ayant valu à Julianne Moore le titre de Meilleure Actrice lors des plus récents Academy Awards, Still Alice nous raconte le combat d’une femme de 50 ans, extrêmement intelligente et accomplie au plan professionnel, mère de famille et épouse aimante, contre un début précoce de cette maladie qui menace de, lentement, tout lui dérober.

Basé sur un best-seller écrit par Lisa Genova (que je n’ai pas encore lu), et réalisé par le couple Richard Galtzer et Wash Westmoreland, le film nous fait entrer dans l’intimité de cette femme, Alice, pour qui les accomplissements intellectuels, le livre qu’elle a publié, ses recherches et les cours qu’elle donne à l’université sont quasiment aussi importants à ses yeux que les membres de sa famille.  Elle se définit par son intellect.  Donc, l’idée de perdre à tout jamais ses souvenirs et ses connaissances est intolérable et inacceptable pour elle.

Je n’irai pas trop loin dans la description du film, car vous devez le découvrir au fur à mesure.  Je ne veux rien vous gâcher.  Le film est d’une infinie beauté et d’une immense tristesse.  Peut-être est-ce dû au fait que le sujet me terrifie, mais je me suis laissé totalement emporter par cette œuvre Julianne Moore y est sublime.  Totalement sublime.  Elle se transforme graduellement sous nos yeux, passant de la femme active et en pleine possession de ses moyens à… eh bien, disons seulement qu’elle se transforme et que son travail d’actrice est extraordinaire.

Dans le rôle de son mari, on retrouve Alec Baldwin, dans un rôle plus sérieux et dramatique que ce à quoi il nous a habitués dernièrement (je pense à son personnage de la série humoristique 30 Rock).  Le couple formé par les deux acteurs est tout à fait crédible à mes yeux.  Le personnage, tel que joué par Baldwin, m’a profondément touché.

Dans le rôle des deux grandes filles d’Alice, on retrouve tout d’abord Kate Bosworth, qui joue Anna, celle dont la vie est toute tracée d’avance, qui suit les conseils de ses parents et qui semble parfaite en tous points.  Je n’ai rien de spécial à dire sur Bosworth, qui joue correctement, mais qui n’a pas grand-chose à faire dans ce film si ce n’est que de paraître parfaite.

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Kristen Stewart

À l’opposé il y a Lydia, une jeune actrice qui rêve de gloire à l’autre bout du pays, et qui entretient une relation quelque peu difficile avec sa mère.  Elle est jouée par Kristen Stewart.  Les scènes où elle et Moore sont ensemble à l’écran sont mes préférées.  Stewart me surprend toujours (elle était géniale dans le film biographique The Runaways que beaucoup trop de gens ont ignoré à sa sortie), et ici encore elle prouve à quel point elle sait démontrer une grande gamme d’émotions en très peu de mots.  C’est subtil, mais c’est là, et c’est vraiment bien joué.

Je recommande Still Alice à tout le monde.  Il n’y a rien à faire pour prévenir la maladie d’Alzheimer, et j’espère que l’on trouvera bientôt des traitements qui la rendront moins terrifiante.  En attendant, une œuvre comme Still Alice peut aider le commun des mortels à mieux comprendre la maladie et à peut-être mieux comprendre ceux et celles qui en souffrent.  Voilà un bien grand film qui m’a énormément remué et qui restera longtemps dans mon cœur.

Bande-annonce du film en français

Notice biographiquechat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie

Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma. Il a fait ses études collégiales en Lettres, pour se diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite maintenant Peterborough.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Chronique ontarienne, par Jean-François Tremblay…

23 août 2015

Arracher la dent sucrée, une fois pour toutes !

That Sugar Film est un documentaire réalisé par Damon Gameau, un acteur australien qui a tenté l’expérience de soumettrechat qui louche, maykan, alain gagnon, francophonie, Jean-francois tremblay son corps à une consommation de sucre un peu dingue, c’est-à-dire 40 cuillères de sucre par jour pendant 60 jours. On parle ici de sucre ajouté, et il n’est pas question de boissons gazeuses ou de friandises sucrées, mais plutôt de produits vendus sur le marché comme étant « bons » pour la santé.
Il se rend rapidement compte, au début de l’expérience, que le seuil de 40 cuillères par jour n’est pas difficile à atteindre (il en prend parfois la moitié seulement au petit déjeuner !!).
Au cours des 60 jours, il ne change pas le nombre de calories qu’il ingère normalement au quotidien, et continue de faire de l’exercice régulièrement (Gameau est, au départ, un homme en santé et actif). Mais rapidement, tout dégringole : il manque d’énergie, il prend rapidement du poids, et sa santé se détériore, au point qu’à la toute fin de l’expérience, il a sérieusement endommagé son foie et ses organes.
Son expérience l’amène à se promener un peu partout, du désert australien où l’on fait la rencontre d’un peuple chez qui le sucre a fait des ravages, jusqu’aux États-Unis où l’on constate, là aussi, les effets du sucre chez les gens pauvres (entre autres). Une séquence où l’on fait la connaissance d’un adolescent dont il ne reste plus grand-chose de la dentition m’a foutu plus la trouille que les dizaines et dizaines de films d’horreur que je regarde par année !
J’ai adoré l’animation de Gameau, celui-ci étant un gars sympathique, captivant et qui s’avère un excellent vulgarisateur. Il a également demandé à certains amis célèbres, tels que Hugh Jackman et Stephen Fry, de parler à la caméra de certains concepts de manière ludique, ce qui permet au spectateur de bien comprendre la manière dont le corps humain réagit au sucre.
Le temps passe vite durant le visionnement, si bien que j’en aurais pris davantage. Ma copine aurait aimé que Gameau inclue un historique de l’arrivée du sucre dans nos sociétés – du moins, plus détaillé que ce qu’on retrouve dans le film. Cependant, Gameau a également publié un livre qui accompagne la sortie du documentaire, et sans l’avoir lu, je soupçonne qu’il contient ce genre de détails qui manquent parfois au film. Le livre contient également des recettes, selon ce que j’ai lu sur le sujet.
La finale du film m’a totalement jeté par terre et m’a fait tellement sourire ! Quelle finale géniale ! Je n’en dis pas plus !
C’est un film éducatif, mais totalement divertissant. C’est d’une grande beauté visuelle, la réalisation faisant preuve de beaucoup d’inventivité, et on sent que la production avait des moyens considérables. Et Gameau met ses talents d’acteur au profit de son propos, ce qui permet aux spectateurs de bien suivre et de bien comprendre ce qui lui est présenté, car l’ensemble est amusant, alléchant et relativement léger (malgré les moments qui font peur et/ou font réfléchir).
Je recommande fortement ce film à tous ceux et celles qui, de près ou de loin, s’intéressent à l’alimentation et aux effets qu’a le sucre sur le corps humain. Il est offert sur iTunes et probablement bientôt sur DVD.
Site officiel du film et du livre
alain gagnon, Chat Qui Louche, maykan, francophonie, littératureSi votre santé vous tient à cœur, si votre consommation de sucre est trop élevée, si vous souffrez du diabète ou si, simplement, vous désirez vous éduquer sur le sujet, That Sugar Film est un bon point de départ pour mieux connaître le sucre et ses effets. J’ai moi-même perdu un grand nombre de livres il y a quelques années en coupant considérablement le sucre et en bougeant davantage, et je peux témoigner de ses effets néfastes. Il est possible de changer, et si ce film peut donner à certaines personnes le petit coup de pied au derrière nécessaire pour entamer ces changements, alors tant mieux !

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Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma. Il a fait ses études collégiales en Lettres, pour se diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite maintenant Peterborough.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.

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