Yvon Paré nous parle de Danielle Dussault…

23 juin 2017

Danielle Dussault nous bouscule encore une fois

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québecUne île près de la côte américaine, un lieu où les éléments font la loi, un refuge pour ressasser des secrets qui marquent la vie et bousculent les existences. Du gris, du noir, des ombres partout, des paysages tourmentés qui reflètent l’âme des personnages. William a toujours été seul dans sa tête et son corps. Il a connu le Vietnam et reste incapable d’aller vers l’autre, même s’il accueille des visiteurs dans sa grande maison qui ressemble au désastre qu’est sa vie. Danielle Dussault possède les secrets des romans troublants qui nous poussent dans des zones que peu aiment fréquenter.

Les lieux et les éléments sont toujours très importants chez cette écrivaine. Ce sont des personnages qui imprègnent les drames qui rongent l’existence. Toujours un monde troublé par les agissements des hommes et des femmes, des secrets qui bousculent leurs héritiers.
Anderson’s Inn est un refuge pour les visiteurs qui viennent y trouver la paix et le silence. Un lieu prisé par les peintres qui cherchent à voir au-delà du réel et des apparences. Un endroit sauvage, secoué par les vents qui arrivent du large et peut-être aussi par les folies humaines. William dirige l’auberge de son père, un officier de marine rigide et intransigeant. Les guerres ont cassé les deux hommes. Qui revient intact et souriant de ces massacres ? Plus, le fils a été traumatisé par ce père qui l’enfermait dans des ruines où il a cru mourir plusieurs fois. L’on est ce que l’on vit.

Il redoutait et affectionnait à la fois cet endroit qui continuait de le fasciner. Il aimait les hautes herbes qui se balançaient sous la brise. Les bâtiments vidés du cri des hommes. Les nénuphars qui poussaient silencieusement dans les étangs remplis de couleuvres. Marcher sur les socles de ciment cassé. En même temps, il aurait voulu fuir ce lieu, mais il y revenait, en dépit de tout, comme on retourne vers ce qui est dévasté, vers ce qui ne peut plus, de toute évidence, être réparé. (p.25)

Une terrible solitude malgré les visiteurs et ce père militaire omniprésent que l’âge casse dans ses certitudes. Comme si le temps finissait toujours par calmer les paysages les plus sauvages et les humains les plus coriaces.
J’avoue avoir hésité au début de ma lecture. Pourquoi cette incursion en terre étasunienne ? Une certaine impression de déjà vu peut-être. Je craignais surtout que Danielle Dussault me pousse contre le mur.

William Anderson n’approchait les femmes que dans l’imaginaire, une virtualité qui le laissait sur sa faim. Il aurait voulu toucher une femme réelle, une femme de chair. Le corps ne se contentait plus d’images. Il se lassait d’être pris au piège de scénarios aussi inaccessibles qu’improbables. (p.19)

Enfance

Tout vient de l’enfance, je le répète souvent dans ces chroniques, les premières années qui débordent dans la vie de l’adulte. Les lieux aussi, les maisons qui recèlent tous les secrets. Tout ce qui tourmente William est là dans cette auberge, dans les chambres où il est possible de faire des nœuds dans le temps et de basculer dans la folie.
Et je me suis laissé happer par l’histoire d’Alice Joppek, alias Marianne Dupin, une Française qui a fui son pays pour devenir une autre. Phil, le père, tente de masquer les failles et les mensonges de sa femme. Peut-être aussi pour oublier les contorsions de son passé militaire. Et je me suis retrouvé dans une fiction ou réalité et mensonge se mélangent et se repoussent. Nous nous heurtons à l’identité, le soi qui peut être celui que l’on veut ou voudrait être, les dissimulations et les gestes inavouables qui reviennent toujours vous hanter.
Alice est d’ascendance juive. On connaît le sort des Juifs en France pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le gouvernement a collaboré avec les Allemands pour déporter des populations. Délations, collaborations, lâchetés et mort atroce dans les camps de concentration. Alice trahit pour se sauver, usurpe l’identité de sa meilleure amie et la condamne à la mort. Marianne connaîtra une fin atroce en étant déportée à Dachau. Sa fille Éva échappe à la mort par miracle.
Alice croit bien devenir une autre dans sa nouvelle identité américaine avec la complicité de son militaire de mari. Une vie de mensonges et de négations. Les grandes et petites lâchetés restent pourtant et personne ne peut les effacer d’un haussement d’épaules. Comment échapper à son passé, oublier des décisions qui ont mené des gens à la mort ?

Je n’ai jamais accepté ce mélange serré de juiverie et de racines polonaises. Quelqu’un en moi était déchiré entre deux vies, écartelé entre deux pôles, paradoxe lancinant de mes appartenances. Au fond, je cherchais à devenir complètement française. J’avais la fantaisie de la pureté tout comme les Allemands et refusais ardemment de porter cette part d’ombre que mes origines m’avaient léguée. (p.77)

Éva, la fille de Marianne, devient une figure fantomatique qui traque la vérité. Peintre, elle se spécialise dans les portraits, perce les secrets les plus refoulés. Elle retrouve Alice Joppek, la responsable de la mort de sa mère, entreprend de la peindre. Pas pour se venger, mais pour qu’Alice se retrouve devant sa vérité, voit au-delà du masque et des apparences. Elle réussit à la surprendre dans sa vulnérabilité, sa culpabilité. Un tableau troublant que le père ne peut s’empêcher de contempler et qui fascine le fils. L’art est un révélateur. Le véritable art cerne ce qui est.

William et Éva ne peuvent que s’aimer au-delà de l’horreur. Ils sont la réparation peut-être, ce qui permet que la vie devienne possible. Ils sont marqués par le destin, fusionnent ontologiquement pour secouer le passé, les éléments du mensonge et de la fourberie. Ils le pourront par l’amour. C’est la seule manière.

Révélation

La voie artistique chez Danielle Dussault brise les masques et touche la vérité, l’être. Après avoiralain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québecexploré le monde de la musique dans La partition de Suzanne, voilà que la peinture révèle l’être que nous cherchons souvent à dissimuler en empruntant des noms et des visages.
Il faut connaître le passé pour posséder le présent et surtout l’avenir. Rien n’est possible sans un passé qui dit ce qui est. Alice devant le portrait d’Éva se sait démasquée, comprend l’horreur de son geste. Ce visage, elle ne peut le regarder. Parce que les hommes et les femmes doivent devenir transparents comme l’eau du ruisseau pour connaître la paix peut-être.
Un roman fascinant, une langue magnifique comme toujours chez Danielle Dussault. Décors, ambiances, personnages étranges et troubles, secrets que l’on finit par percer, mystères et fièvres amoureuses. L’art arrache tous les masques. Bien peu malheureusement le comprennent à notre époque où la duperie est devenue l’outil du pouvoir et de la richesse, où la littérature est réduite au rang d’une chose futile que l’on peut ignorer dans les écoles.

Anderson’s Inn de Danielle Dussault est paru chez Lévesque Éditeur, 264 pages.

Yvon Paré

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québecJournaliste, écrivain et essayiste, Yvon Paré a publié une douzaine d’ouvrages, un essai, des romans, de la poésie et des récits.  Signalons Les plus belles années, Le Réflexe d’Adam, Les Oiseaux de glace et Le souffleur de mots.  Les récits de voyage Un été en Provence, Le tour du lac en 21 jours et Le Bonheur est dans le Fjord ont été écrits en collaboration avec Danielle Dubé.

Lecteur attentif, il a rédigé de nombreux articles portant sur les œuvres des écrivains du Québec dans Le Quotidien et Progrès-Dimanche où il œuvré comme journaliste.  Il collabore à Lettres québécoises depuis une quinzaine d’années en plus d’être l’auteur d’un blogue fort fréquenté.

Le voyage d’Ulysse, un roman où il suit les traces du célèbre personnage d’Homère, en l’invitant au Lac-Saint-Jean et en inventant un monde possible et imaginaire.  Il a remporté le prix Ringuet du roman de l’Académie des lettres du Québec avec ce roman en 2013 en plus du prix fiction du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean.  Son dernier ouvrage, L’enfant qui ne voulait plus dormir, un carnet fort louangé, explore les chemins de la création.

On peut retrouver l’ensemble de ses chroniques sur http://yvonpare.blogspot.com/.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Camille ou La fibre de l’amiante… Un roman de Danielle Dussault…

13 novembre 2011

Ci-dessous, un extrait du roman qui bouleverse de Danielle Dussault : Camille ou la fibre de l’amiante…

Je suis revenu parmi eux, mais ils ne m’ont pas reconnu. Je marche dans ma propre ville comme un étranger, depuis longtemps solitaire, devancier de la scène d’isolement qui s’offre à mes yeux. Les dunes au loin, avec leur longue filée de convoyeurs, semblent vouloir rattraper le ciel gris ; c’est une image de camps de concentration, quelque chose qui évoque le secret d’opérations illicites.  Les longs passages étroits montent vers les nuages, leur prolongement pose au regard l’énigme de la traversée. On ne peut alors qu’être happé momentanément par cette vision, car elle laisse présager un monde disparu, − toute cette civilisation de mineurs qui s’agitaient autrefois dans l’égal et vibrant murmure des machineries, extirpant le pur minerai des entrailles du sol − aujourd’hui, silencieux comme la mort.

Peu à peu, la poussière a recouvert les colosses aux pieds d’argile que les hommes ont érigés.  L’air lourd, encombré de cette substance palpable comme un duvet, circule tout autour ; rien ni personne en fait n’y a survécu.

Il y a cette présence derrière moi, muette et invisible.  Je  marche sans pouvoir m’arrêter comme il m’arrivait souvent de le faire autrefois.  Au terme d’un long parcours hasardeux, je me repose auprès d’une grosse pierre de filaments pour méditer. Depuis tant d’années déjà, tous mes gestes sont paralysés par cette ombre qui m’épie. C’est une ombre, à la fois étrange et familière, faite de peur et de silence tacite, construite autour des choses qui gisent invisiblement dans mon propre cœur et celui des miens. Moi, Ludger fils de Laos, j’ai connu tous ces gens travaillant dans les souterrains à extraire patiemment la fibre, de la veille à l’aube commençante, soutirant sans relâche, à ne plus savoir distinguer l’obscurité du jour, extirpant les morceaux du ventre de la mine, immenses rocs comme d’incontournables parties de moi-même.  Nos pas s’enchaînaient dans la nuit égale des labyrinthes, se succédant dans le règne absolu d’humides parois élevées autour de nous.

Je porte la mine en moi, tout comme elle m’a porté dans son ventre. Je porte son silence massif et sa rage comme les miens l’ont portés, je les porte exactement de cette façon tranquille et résolue. Je suis de cette race de colosses qui ne peut se résoudre à renoncer, qui ne sait pas sacrifier sa liberté. Je suis la rage. Quand nous faisons exploser les cloisons de rocs, les murs annelés d’amiante, monte en moi alors cette sorte de joie frénétique.  La violence de mes fibres se trouve alors entièrement consacrée au désir de voir paraître la nudité de la pierre.  Goût de tout balayer sur mon passage tandis que je garde au-dessus de moi cette ombre coupable… le désir.

Je suis revenu parmi eux, mais ils ne m’ont pas reconnu. Par-delà mon âme circule cet asile qui s’étale comme les branches d’un saule, m’enveloppe, m’encercle et m’enroule dans sa peau verte. Je suis revenu parmi eux, mais je ne suis plus maintenant que cette chose planant au-dessus de moi-même, une immense tache mouvante qui pleure et qui avance et qui se hisse, fidèle au-dessus de mon être.

Je suis de la lignée des premiers manœuvres de Coleraine ouvrant le sol vierge et creusant, à coups de masse, le ventre des roches dans la clameur assourdissantes des bennes et des grues. Je viens de ceux-là qui, les premiers, ont tracé la route, ouvert le grand chemin à travers le bois et les savanes. Ce pays, c’est le mien : la mine. Mes fragiles racines ont pris forme dans l’humidité des galeries de Thetford. Comme la plupart des ouvriers, j’ai cherché la pierre verte, la serpentine à la course mystérieuse, la veine qui se détachait sous mes ongles avides et obsédés, la soie laiteuse qui me nourrissait : l’amiante. En des temps plus anciens, on le disait fécondé dans les abysses d’un océan disparu. Et si les Grecs l’utilisaient pour subjuguer le feu, cette pierre friable faisait aussi l’objet d’une rêverie sans limites aux yeux de mon grand-père. Il savait en raconter les plus belles histoires du monde lorsque, enfant, je me trouvais incapable de trouver le sommeil à ma loge.

La fibre, celle de mes nuits d’adolescent, me faisait doucement chavirer quand mon ancêtre me décrivait les tuniques tissées par les jeunes filles grecques qui marchaient à travers les flammes sans jamais être brûlées. Je voyais les vierges et brunes madones, drapées de feu, disparaître sous mes yeux, pour resurgir intactes de lumière, rayonnantes et immortelles. Je les rejoignais et devenais moi-même ce géant aux pieds d’amiante parcourant des mers de cendre sans jamais être souillé ou atteint.  À cette époque, je ne connaissais ni l’ombre ni la brûlure.

Il a suffi, peut-être, d’un seul été pour que surgisse cette ombre. Sans doute, séjournait-elle…

La réalité d’un Québec que l’on connaît peu, décrite dans une langue qui subjugue…  Vous pouvez vous procurer cet ouvrage à prix plus que modique aux Éditions du Chat Qui Louche : http://www.editionslechatquilouche.com/

Résumé de l’intrigue

Jamais n’a-t-on abordé le sujet de la vie dans les mines d’amiante autrement que sous l’angle de la politique ou de la syndicalisation. Si on y a généralement occulté le caractère psychologique propre à la vie souterraine, j’y ai vu, pour ma part, une occasion rêvée d’approcher le sujet en m’inspirant du décor lunaire de Thetford-les-Mines. Ici entrent donc en scène des personnages qui séjournent dans un lieu de montagnes blanches et de sable accumulé, une ville génératrice d’une histoire pourtant meublée.

Sur fond de décor lunaire que composent les montagnes de sable, La maison des treuils dessine un portrait en mosaïque de six personnes vivant à Thetford-les-Mines durant un demi-siècle de son histoire. À tour de rôle, Ludger et sa fille Camille reviennent à Thetford-les-Mines. Elle, après quelques années d’éloignement, lui, après trente ans d’exil. Ils ne se connaissent pas. Ludger a été chassé de la ville par les hommes des mines, faussement accusé de tentative de meurtre. Toute sa vie, Camille a guetté le retour de l’absent. La jeune femme se demande si elle ne sera jamais libérée de l’exil intérieur auquel l’a condamnée l’absence du père. Pétris par l’attente ou la révolte, prisonniers tantôt du mutisme de la ville, tantôt d’un chagrin d’amour inavoué, ces personnages apprennent que les blessures secrètes de l’âme se transmettent d’une génération à l’autre. Mais qu’à la différence du silence qui tue, la parole de vérité parfois libère.

Bien que le livre s’inspire de faits historiques, les personnages qui se racontent ici depuis un point de vue intérieur n’ont jamais existé. Ils sont pure fiction. Pourquoi parler de l’amiante et du tissu social que n’ont pas manqué de constituer les mines ? À l’origine de ce projet d’écriture, il y a une image très inspirante : une photographie du début du siècle montrant quelques gobeuses à l’ouvrage, femmes vouées à la tâche de détacher la laine de ce qu’on appelle la roche mère, détacher donc la fibre de la roche d’amiante. C’est cette fibre, cette émotion viscérale, cette essence matérielle, qui colle à l’âme des personnages de ce roman et, par un simple prolongement de la pensée, elle sert à établir un lien avec la fibre maternelle. Legs refilé d’une génération à l’autre, elle est la marque d’une culpabilité multiforme qui pousse autant à l’exil qu’à la révolte, autant à la honte qu’à la logique du bouc émissaire. Quant au mot amiante qui signifie « pur » en grec, ou plus exactement « sans souillure », il est digne d’être réhabilité ici aux yeux de la poésie. Le feu, faut-il le rappeler, n’attaque pas l’amiante ; les personnages qu’on voit évoluer dans ce roman sont à la recherche d’une purification sans équivoque.

Notes bibliographiques

L’écrivaine et musicienne Danielle Dussault publie des nouvelles, de courts récits et des romans. Elle a travaillé pour le cinéma, la télévision et le théâtre. Elle a remporté le prix Alfred-Desrochers en 2003 pour son récit L’imaginaire de l’eau paru à L’instant même. Elle a aussi obtenu la mention d’honneur du concours Robert-Cliche pour Camille ou la fibre de l’amiante publié chez VLB en 2000, réédité en 2011 aux Éditions Le Chat Qui Louche. À travers un parcours d’écriture singulier, qui oscille entre imaginaire et onirisme, elle manie les paradoxes et les atmosphères intimistes dans un souci de transparence.

Danielle Dussault donne des ateliers d’écriture et a dirigé la publication d’un recueil de nouvelles,Écritures du désert, qui regroupe un ensemble de textes arabes et québécois. Elle est en train d’écrire un spectacle de chansons intimistes, Carpe diem, qui servira de base à l’écriture d’un scénario de film. Elle est également en train de produire un récit, temporairement intitulé Les robes du jour, à partir de dix chansons qui forment l’intrigue de l’œuvre. Danielle Dussault habite Thedford Mines au Québec.


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