Soleils pâles, Claude-Andrée L’Espérance…

25 mars 2017

Ma traversée du pays fantôme

 alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

 

Soleils pâles

 

Aux soleils pâles

de nos matins frêles

il y a l’hiver

qui nous colle au corps

comme une seconde peau

la peau d’une bête irascible

                             toutes griffes dehors …

Notice biographique

Claude-Andrée L’Espérance a étudié les arts plastiques à l’Université du Québec à Chicoutimi. Fascinée à la fois par les mots et par la matière, elle a exploré divers modes d’expression, sculpture, installation et performance, jusqu’à ce que l’écriture s’affirme comme l’essence même de sa démarche. En 2008 elle a publié à compte d’auteur Carnet d’hiver, un récit repris par Les Éditions Le Chat qui louche et tout récemment Les tiens, un roman, chez Mémoire d’encrier. À travers ses écrits, elle avoue une préférence pour les milieux marins, les lieux sauvages et isolés, et les gens qui, àchat qui louche maykan alain gagnon force d’y vivre, ont fini par en prendre la couleur. Installée aux abords du fjord du Saguenay, en marge d’un petit village forestier et touristique, elle partage son temps entre sa passion pour l’écriture et le métier de cueilleuse qui l’entraîne chaque été à travers champs et forêts.  Elle est l’auteure des photographies présentées ici.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)

 


Ma traversée du pays fantôme, Claude-Andrée L’Espérance…

23 février 2017

Paysage d’hiver

 

 alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québec

 

Trébucher, s’enfoncer, se perdre
rafales, bourrasques et giboulées
pays sans horizon
chutes d’étoiles
à n’en plus voir le ciel

il a neigé, il neige, il neigera…

nous oublierons

dans la montagne
au garde-à-vous
veillent les épinettes

 

Notice biographique

Claude-Andrée L’Espérance a étudié les arts plastiques à l’Université du Québec à Chicoutimi. Fascinée à la fois par les mots et par la matière, elle a exploré divers modes d’expression, sculpture, installation et performance, jusqu’à ce que l’écriture s’affirme comme l’essence même de sa démarche. En 2008 elle a publié à compte d’auteur Carnet d’hiver, un récit repris par Les Éditions Le Chat qui louche et tout récemment Les tiens, un roman, chez Mémoire d’encrier. À travers ses écrits, elle avoue une préférence pour les milieux marins, les lieux sauvages et isolés, et les gens qui, àchat qui louche maykan alain gagnon force d’y vivre, ont fini par en prendre la couleur. Installée aux abords du fjord du Saguenay, en marge d’un petit village forestier et touristique, elle partage son temps entre sa passion pour l’écriture et le métier de cueilleuse qui l’entraîne chaque été à travers champs et forêts.  Elle est l’auteure des photographies présentées ici.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Il était une île… par Claude-Andrée L’Espérance

11 février 2017

Ma traversée du pays fantôme

 

 

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Il était une île, à la nuit tombée tout entourée d’ombres, d’écueils, de hauts-fonds. Une île que personne n’osait approcher.

Au milieu de l’île, devant un écran, bleu comme ciel de lune, une forme humaine figée, immobile, semblait faire le guet. Un veilleur de nuit, une sentinelle ou quelque vestale d’une ancienne cité ? Mais qui était-il ? Mais qui était-elle ? J’aurais bien voulu pouvoir éclaircir ce troublant mystère. Regardant la mer, il me vint l’idée d’une traversée. Et à la faveur d’une nuit sans lune, transie par la peur, je me vis soudain m’approcher de l’île, passer les hauts-fonds, passer les écueils, prête à l’abordage. Et dans la nuit noire mettre pied à terre tout en trébuchant.

Je marchai longtemps, poussée par ma quête. Le regard rivé sur cet écran bleu brillant comme un phare au milieu de l’île. Je marchai longtemps… jusqu’à ce moment où le jour se charge de montrer crûment ce qu’on ne veut pas voir.

C’est ainsi qu’à l’aube je réalisai qu’au lieu des écueils, au lieu des hauts-fonds, des piles de déchets aux odeurs putrides, qui n’ont rien à voir avec l’air salin, semblaient me narguer. Au milieu de l’île où j’avais cru voir un veilleur de nuit, une sentinelle ou quelque vestale qui faisait le guet, je ne retrouvai qu’une statue de chair. Une énorme femme devant l’écran bleu où jouait en boucle l’histoire d’un naufrage.

Empress of Ireland ou bien Titanic ?… Enfin je ne sais plus… un de ces navires qui coula à pic.

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Notice biographique

Claude-Andrée L’Espérance a étudié les arts plastiques à l’Université du Québec à Chicoutimi. Fascinée à la fois par les mots et par la matière, elle a exploré divers modes d’expression, sculpture, installation et performance, jusqu’à ce que l’écriture s’affirme comme l’essence même de sa démarche. En 2008 elle a publié à compte d’auteur Carnet d’hiver, un récit repris par Les Éditions Le Chat qui louche et tout récemment Les tiens, un roman, chez Mémoire d’encrier. À travers ses écrits, elle avoue une préférence pour les milieux marins, les lieux sauvages et isolés, et les gens qui, àchat qui louche maykan alain gagnon force d’y vivre, ont fini par en prendre la couleur. Installée aux abords du fjord du Saguenay, en marge d’un petit village forestier et touristique, elle partage son temps entre sa passion pour l’écriture et le métier de cueilleuse qui l’entraîne chaque été à travers champs et forêts.  Elle est l’auteure des photographies présentées ici.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Yvon Paré nous parle de Claude-Andrée L’Espérance…

4 février 2017

Claude-Andrée L’Espérance aborde un sujet tabou

 alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québecUn titre un peu étrange et une écrivaine que je ne connaissais pas. « Les tiens » est demeuré sur mon bureau pendant un long moment. Je l’ai retrouvé récemment en faisant du rangement. C’est toujours comme ça l’été. On prend le temps de classer, de faire de l’espace autour de soi, de regarder ce que l’on a oublié de lire pendant l’année. Certains ouvrages retiennent l’attention et d’autres se retrouvent sur les rayons de la bibliothèque.

Claude-Andrée L’Espérance vit sur les rives du Saguenay. C’était assez pour titiller ma curiosité. Les lecteurs le savent, je suis toujours prêt à débusquer un écrivain du Saguenay ou du Lac-Saint-Jean. Je n’ai pu résister à la tentation.

Une sorte de coup de poing amorce ce roman où un Blanc et une Autochtone se retrouvent dans une rupture amoureuse qui prend des accents de racisme. Une incompréhension à l’image des deux peuples.

« Quatre petits mots assassins :
« Va rejoindre les tiens ! »
C’est ainsi qu’une toute petite phrase décréta qu’il y aurait, désormais, une frontière entre nous deux. » (p.7)

L’histoire

Nous échappons à notre époque pour retourner dans ce temps où les Autochtones sillonnaient la Côte-Nord et une grande partie du Québec. Et un jour, les chasseurs et les pêcheurs ont vu des étrangers débarquer des grands navires pour s’avancer sur le sable quelque part entre Sept-Îles et Baie-Comeau.

« Ont-ils vu en ces hommes des envahisseurs ?… Des messagers ?… Les ont-ils fuis ?… Les ont- alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, québecils accueillis comme des frères ? Ont-ils été séduits par la richesse de ces voyageurs et, comme on raconte parfois dans les livres d’histoire, ont-ils attendu sur la rive dans l’espoir de troquer des fourrures contre des haches et des couteaux. » (p.15)

Est-il possible d’imaginer ce qui s’est passé alors ? Claude-Andrée L’Espérance tente d’oublier les légendes et les clichés pour plonger dans ce temps pas si lointain où deux mondes se faisaient face pour une première fois. Il en est résulté ce que l’on sait.

Les Innus ont été dominés de la façon la plus dure qui soit. On connaît les histoires des pensionnats où des jeunes ont été séquestrés, coupés de leur culture, de leur famille et de leur manière de vivre.

« Avant de partir pour le pensionnat mes enfants étaient éveillés, curieux, heureux d’apprendre. Ils me sont revenus la colère au cœur. Ils ne connaissent plus rien au mode de vie des miens et n’ont même pas leur place dans ton monde à toi. Je les vois aujourd’hui errer sans but sur la Réserve. » (p.96)

La mémoire se reconstitue par fragments, allant de l’un à l’autre pour chercher à savoir ce qui est arrivé à ces peuples nomades. Un monde s’est évanoui. Qu’y a-t-il derrière les noms qui désignent des territoires et des cours d’eau ?

« Le brouillard a avalé la montagne et une partie de la Côte. Trop de flou dans nos histoires. Floues à ne plus voir devant. Et moi j’avance mot à mot, sur la page écrite, j’hésite et je doute, pendant que tranquillement mon esprit s’enlise. » (p.49)

Mort lente

Une mort lente à l’image du Québec peut-être qui, dans quelques décennies, se perdra dans les brumes s’il ne change rien à sa situation.

« Ensuite, en classe, elle la traite d’insolente quand devant l’image d’un héron Malilush s’écrie spontanément Shashatshu. Évitant de justesse quelques coups sur les doigts, elle comprend. Depuis, elle mémorise tous les noms associés aux images, répétant en français : héron, baleine, canard, orignal, loup, renard, ours… » (p.74)

Le récit englobe plusieurs générations, s’attarde à des faits que l’on ne retrouve pas dans nos manuels. Cette autre histoire existe pourtant, même si elle n’intéresse que les marginaux comme Serge Bouchard. Heureusement des chercheurs de mémoire vont au-delà des clichés et des kiosques destinés aux touristes.

« Dans certains commerces, inutile de chercher quelque trace des tiens parmi ces petites choses sans âme que l’on vend aux touristes : poupées indiennes made in Taïwan and sold as an authetic Indian craft. » (p.85)

On comprend que Claude-Andrée L’Espérance ne puisse évoquer cette tragédie qu’en avançant à tâtons dans un brouillard qui enveloppe autant les Blancs que les Autochtones. L’écrivaine ose s’aventurer dans un territoire que l’on préfère souvent ignorer. Et comment ne pas imaginer les drames qui se préparent avec le Plan Nord ? Même en 2012, il semble que nous n’ayons rien compris.

Un roman par fragments, comme des ilots, qui permettent de reconstituer une mémoire qui est redonnée à tous. Touchant et nécessaire.

« Les tiens » de Claude-Andrée L’Espérance est paru chez Mémoire d’encrier.
http://memoiredencrier.com/les-tiens/

Yvon Paré

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québecJournaliste, écrivain et essayiste, Yvon Paré a publié une douzaine d’ouvrages, un essai, des romans, de la poésie et des récits.  Signalons Les plus belles années, Le Réflexe d’Adam, Les Oiseaux de glace et Le souffleur de mots.  Les récits de voyage Un été en Provence, Le tour du lac en 21 jours et Le Bonheur est dans le Fjord ont été écrits en collaboration avec Danielle Dubé.

Lecteur attentif, il a rédigé de nombreux articles portant sur les œuvres des écrivains du Québec dans Le Quotidien et Progrès-Dimanche où il œuvré comme journaliste.  Il collabore à Lettres québécoises depuis une quinzaine d’années en plus d’être l’auteur d’un blogue fort fréquenté.

Le voyage d’Ulysse, un roman où il suit les traces du célèbre personnage d’Homère, en l’invitant au Lac-Saint-Jean et en inventant un monde possible et imaginaire.  Il a remporté le prix Ringuet du roman de l’Académie des lettres du Québec avec ce roman en 2013 en plus du prix fiction du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean.  Son dernier ouvrage, L’enfant qui ne voulait plus dormir, un carnet fort louangé, explore les chemins de la création.

On peut retrouver l’ensemble de ses chroniques sur http://yvonpare.blogspot.com/.


L’alphabet des roseaux, Claude-Andrée L’Espérance…

22 décembre 2016

Ma traversée du pays fantôme

 

 

 alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec

 

 

Courbes, boucles, arabesques
lettres liées ou déliées
énigmatiques
formant des mots
pour raconter
le vent
la pluie
la turbulence des eaux …
et bientôt disparaître
aux premières neiges de novembre

Notice biographique

Claude-Andrée L’Espérance a étudié les arts plastiques à l’Université du Québec à Chicoutimi. Fascinée à la fois par les mots et par la matière, elle a exploré divers modes d’expression, sculpture, installation et performance, jusqu’à ce que l’écriture s’affirme comme l’essence même de sa démarche. En 2008 elle a publié à compte d’auteur Carnet d’hiver, un récit repris par Les Éditions Le Chat qui louche et tout récemment Les tiens, un roman, chez Mémoire d’encrier. À travers ses écrits, elle avoue une préférence pour les milieux marins, les lieux sauvages et isolés, et les gens qui, àchat qui louche maykan alain gagnon force d’y vivre, ont fini par en prendre la couleur. Installée aux abords du fjord du Saguenay, en marge d’un petit village forestier et touristique, elle partage son temps entre sa passion pour l’écriture et le métier de cueilleuse qui l’entraîne chaque été à travers champs et forêts.  Elle est l’auteure des photographies présentées ici.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Novembre, Claude-Andrée L’Espérance…

11 décembre 2016

Ma traversée du pays fantôme

 

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S’étioler
aux jours de gris
aux nuits trop longues
aux arbres nus
aux feuilles mortes
aux pas perdus
aux pluies d’automne

pourtant il suffirait d’un matin,
d’un lumineux matin

pour peindre le jour aux couleurs de l’aube

Notice biographique

Claude-Andrée L’Espérance a étudié les arts plastiques à l’Université du Québec à Chicoutimi. Fascinée à la fois par les mots et par la matière, elle a exploré divers modes d’expression, sculpture, installation et performance, jusqu’à ce que l’écriture s’affirme comme l’essence même de sa démarche. En 2008 elle a publié à compte d’auteur Carnet d’hiver, un récit repris par Les Éditions Le Chat qui louche et tout récemment Les tiens, un roman, chez Mémoire d’encrier. À travers ses écrits, elle avoue une préférence pour les milieux marins, les lieux sauvages et isolés, et les gens qui, àchat qui louche maykan alain gagnon force d’y vivre, ont fini par en prendre la couleur. Installée aux abords du fjord du Saguenay, en marge d’un petit village forestier et touristique, elle partage son temps entre sa passion pour l’écriture et le métier de cueilleuse qui l’entraîne chaque été à travers champs et forêts.  Elle est l’auteure des photographies présentées ici.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)


Rorqual commun, un texte de Claude-Andrée L’Espérance…

4 octobre 2016

Ma traversée du pays fantôme

 

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec

Un mirage. Il avait suffi d’un mirage. D’un simple mirage. Gisant tout à côté de lui. Au beau milieu du lit. Cette femme immense. Rorqual commun, petit rorqual, baleine à bosse ou baleine franche ? Échouée là depuis des siècles. Ou du moins c’est ce qu’il lui semblait. Une créature qui aurait dû depuis longtemps prendre la mer et devant laquelle il s’était surpris à lever les yeux au ciel. Et, lui qui pourtant ne croyait plus aux dieux, à supplier d’une toute petite voix qui n’était plus la sienne.

« O mon Dieu, dites-moi, où donc est le fil invisible qui me relie à cette vie ? »

Question plutôt impertinente. Après tout, de cette créature, n’avait-il pas un jour effleuré le mystère ? Au temps où leurs silences et leurs mots s’unissaient en un souffle, en un chant. Au temps où sa bouche, ses seins, son ventre, ses hanches, son sexe, son corps tout entier s’offraient à lui dans sa plénitude. Alors que déjà, en secret, la vie en elle, la vie plus grande qu’elle la portait ailleurs. Loin de la terre ferme.

Et lui qui, hier encore, sur toutes les mers du monde avait tant navigué. Et au fil des voyages avait mis tant d’années à tracer sur la mappemonde le relief des côtes, des îles, des continents.

Et lui qui, hier encore, abysses et fonds marins avait tant explorés. Et appris à chaque plongée à reconnaître et à nommer chacune de ces ombres qui, en eau profonde, venaient nager au-dessus de sa tête. Rorqual commun, petit rorqual, baleine à bosse ou baleine franche ? Chacun, chacune insaisissable de par son souffle, de par son chant.

Il lui avait suffi d’un mirage, d’un simple mirage, pour se voir ramené à la terre ferme. Son univers désormais réduit à la mesure de ses enjambées. Pendant que chaque nuit, tout à côté de lui, dérivant vers le large, la femme aimée, la créature devenait une île, un continent, un continent ravi par une autre vie à naître.

Et lui, dans la solitude de ses nuits, ne pouvait faire autrement que de la regarder s’éloigner petit à petit.

Pourtant chaque matin la femme aimée, la créature, multipliait les gestes pour le ramener auprès d’elle.
« Entends-tu son cœur battre ? », disait-elle.
Alors que lui, incrédule, posait une oreille sur son ventre où, parfois, il lui semblait percevoir un mouvement furtif.
« Tu vois, il a bougé. Depuis quelques jours il s’agite. »
Alors ensemble ils n’en finissaient plus de compter les jours. S’efforçant dans l’attente de se rapprocher l’un l’autre. Ils disaient : « Nous allons mettre au monde. » Et faisaient semblant d’y croire. Pour, à nouveau, chaque nuit, s’éloigner l’un de l’autre.

Et lui qui, hier encore, avait cru pouvoir élucider tous les mystères du monde. De la naissance des océans à la navigation à voile. De la célérité des vents à la nitescence des étoiles. Auprès d’elle chaque nuit se faisait petit. De plus en plus petit.

Même que parfois, pris de vertige devant l’infini, on le voyait tel un enfant perdu, émerger du sommeil en cherchant ses repères. Pendant que, tout à côté de lui, incapable de trouver le repos, elle veillait l’enfant qui en elle s’agitait. Se croisaient alors leurs regards, le temps d’un sourire complice. Dans l’attente du premier matin.

Notice biographique

Claude-Andrée L’Espérance a étudié les arts plastiques à l’Université du Québec à Chicoutimi. Fascinée à la fois par les mots et par la matière, elle a exploré divers modes d’expression, sculpture, installation et performance, jusqu’à ce que l’écriture s’affirme comme l’essence même de sa démarche. En 2008 elle a publié à compte d’auteur Carnet d’hiver, un récit repris par Les Éditions Le Chat qui louche et tout récemment Les tiens, un roman, chez Mémoire d’encrier. À travers ses écrits, elle avoue une préférence pour les milieux marins, les lieux sauvages et isolés, et les gens qui, àchat qui louche maykan alain gagnon force d’y vivre, ont fini par en prendre la couleur. Installée aux abords du fjord du Saguenay, en marge d’un petit village forestier et touristique, elle partage son temps entre sa passion pour l’écriture et le métier de cueilleuse qui l’entraîne chaque été à travers champs et forêts.  Elle est l’auteure des photographies présentées ici.

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