Paroles du souffle, par Frédéric Gagnon…

18 novembre 2016

Paroles du souffle

 

traces sur la plagealain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec
de la lucidité de tes pas
fous engoulevents criaient
les chants funèbres de mon être

mon cœur
qu’obligeait la mer inutilement
en vain pour toi se dévoilait

tu n’avais jamais été là

*

jusqu’à toi
j’aurai parcouru l’agonique chemin

sur ma cuisse traces de sang
l’être véritable
de naître commençait

*

bernaches aux quiets marais
s’envolent dans ta paume
tracent les lignes de ma main

tes yeux me voient moi
dans tes yeux je m’attends
plus tout à fait masculin

*

l’ange véritable se détourne de dieu
mais divin oui le miracle que tu sois
des outardes si chère traversent ton regard
dieu lui préfère ce qui ploie

femme parfaite dans un temple de chair
ta chair du réel le mystère suprême
tu m’auras appris toi visage de mes lèvres
qu’adulte seulement
l’homme naîtra

la mort elle que les mâles tous craignent
toi non ne te vaincra point
érodée splendeur jusqu’en tes os
à mes yeux toi tu seras toujours même

mon cœur belle mille fois te l’aurai donné
notre père donc exister ne peut pas

*

lumière des algues à l’orient de tes lèvres
ta chevelure fluviale émeut les oiseaux
d’entre tes reins l’aurore se lève
mes blancs soupirs coulent
sur les sables de ta main

*

s’éteignent des dieux désuets
nous devenons libres d’aimer

absolue sans cesse
notre présence s’évanouit et renaît

disparition d’inutiles dieux
advient en nous autour de qui nous sommes
le monde

passe l’oiseau si bleu
le ciel et l’oiseau confondus

toujours même mort
dissous dans la terre mes os
toujours toi j’aimerai

l’homme qui t’aime reconnaît
l’infinité sans paradoxe du cercle

*

amour écoute la nuit palpite
vois ce soleil pâle
l’obscur règne des chouettes
philosophes illuminer

moi belle ne le sais-tu pas ?
sur le chant rauque du sang
j’aurai tout misé

*

chaque moment le monde disparaît
l’homme lui prévoit sa fin

terre ventre tu m’accueilleras
d’omphalos ma langue percera les secrets

moi seul dans la cavité de chair vive
je t’entends corneille ton vol tu déploies

*

jamais des arbres les racines
n’épuiseront les sources de tesalain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec
charmes de blanches mains

dans tes mains ondoient de calmes fruits
m’enchante la mort d’un bleu serein

*

vert ton regard m’a traversé
j’en oubliai femme de mourir
lune tu égares dans tes blancs
sentiers le trépas noir des poètes

essentiel savoir resplendit
l’admirable marbre du tombeau
ivre lune ta flamme pure prête
sa passion à nos érotiques débats

*

mystère sans fin ton souffle domine
les plus obscurs secrets de mon être

souveraine tu t’ouvres
lors mes mains voient
la tendre chair d’une rose sacrée

*

dans le lointain ne l’entends-tu pas
en vain le père blême sans cesse pleurer ?

enfin lucide mon esprit enfante
l’être qui non dieu mais divin
sans arrêt nous conçoit

*

rien
vierge vers dont les écumes chantent
les ébats héroïques de deux amants
sur le vélin spectral te déploies
sans jamais exprimer rien
seul silence bruissant où
vide miroir du monde tu dis
l’absence nue d’amoureux qui
éblouis ne sauront
plus jamais rien

*

la mer s’éveillant au son de ses refrains
femme tu suis sans détours la voie
contre ton sein éclatent mes écumes
dans l’orient absolu belle tu m’attends

*

combien de meurtres derrière ce baiser ?Albrecht Altdorfer
vois-tu la sarcelle qui s’envole ?
dans ton regard reviennent les oies blanches
le jour dans son or apparaît

*

sous le rosier aux fleurs rouge sang
les amants enlacés
à l’être donnent voix

vérité d’une clairière

ce matin le huard dans l’eau plongea

*

instant

morts pourtant ne mourrons point

amour

Notice biographique

chat qui louche maykan alain gagnon francophonieFrédéric Gagnon a vécu dans plusieurs villes canadiennes, dont Montréal, Kingston et Chicoutimi.  Il habite aujourd’hui Québec.  Il a étudié, entre autres, la philosophie et la littérature.  À ce jour, il a publié trois ouvrages, dont Nirvana Blues, paru, à l’automne 2009, aux Éditions de la Grenouille Bleue.  Lire et écrire sont ses activités préférées, mais il apprécie également la bonne compagnie et la bonne musique.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche : https ://maykan2.wordpress.com/)

Publicités

Naissance de William Blake, poète…

28 novembre 2010

Naissance à Londres de William Blake, le poète et peintre mystique…

Le 28 novembre 1757, naissance à Londres de William Blake, peintre et poète britannique.

On disait de lui qu’il était peintre.  Lui se voulait poète d’abord.  Et il a bien fait les deux.   Ses œuvres écrites et plastiques s’inspirent de visions bibliques, à caractère prophétique.  Ses thèmes sont classiques bien que son style halluciné,  moderne, le distingue de ses contemporains.  Sans doute la raison pour laquelle, ne sachant trop où le ficher, on le qualifie de pré-romantique — ce qui ne signifie pas grand-chose…

William Blake

Fils d’un chapelier, dès son jeune âge il  montra d’étonnantes dispositions pour les arts plastiques et la poésie. On l’envoie dans une école de dessin, où il composera ses premiers poèmes. Devenu élève du graveur James Basire à quatorze ans, on le charge de dessiner les antiquités de l’abbaye de Westminster et de d’autres vieux édifices, milieux qui ne manquèrent pas d’exercer une vive influence sur son esprit imaginatif et mélancolique. Trop pauvre pour faire face aux frais d’impression de ses œuvres par d’autres (quelle époque !) , il se fit son propre éditeur et imagina une technique d’imprimerie à partir de morsure sur des plaques de  cuivre que je ne comprends pas, et que je ne vous expliquerai donc pas…  Il publia ainsi ses Songs of Innocence, ornée de ses dessins (1789), œuvre singulière, qui eut du succès, ce qui l’encouragea à donner successivement, sous la même forme : Books of Prophecy (1791) ; Gates of Paradise (1793) ; America, a Prophecy (1793) ; Europe, a prophecy (1794, in-fol.) ; Songs of Experience (1794).

Il publia The Marriage of Heaven and Hell (in-quarto), satire du Heaven and Hell de Swedenborg, en 1790. En 1797, il entreprit une édition illustrée par lui des Nuits de Young, qu’il laissa inachevée, puis il alla vivre auprès du poète William Hayley, faisant des dessins pour celui-ci, et peignant quelques portraits.  Ses quarante dessins gravés par Schiavonetti pour une édition du poème The Grave (1808, gr. in-quarto) de Blair furent très admirés, de même que sa grande estampe le Pèlerinage de Canterbury (1809).

Entre-temps, il continuait de composer, d’illustrer et d’imprimer des poèmes étranges, empreints d’un mysticisme obscur : Jerusalem: the emanation of the Giant AlbionMilton, a poem avec And did those Feet in Ancient Time (1804); Job (1826) ; etc. Le plus original est le dernier : c’est aussi celui dont les gravures sont les plus finies. Tous ces volumes sont aujourd’hui fort recherchés, surtout les exemplaires coloriés par l’artiste lui-même. Blake est devenu membre de la  Royal Society en 1807.  Sa mort interrompt l’illustration de The Divine Comedy (1825-1827) de Dante.

Aldous Huxley

Une citations : « Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l’homme comme elle est, infinie. » (« If the doors of perception were cleansed everything would appear to man as it is, infinite. ») ( in Le Mariage du ciel et de l’enfer). Cette formule a inspiré le titre de l’essai d’Adlous Huxley , Les Portes de la perception, qui lui-même a inspiré le nom du groupe rock The Doors.

(Inspiré de Wikipédia.)

Un poème et quelques œuvres plastiques :

The Tiger


Tiger, Tiger, burning bright,
In the forests of the night;
What immortal hand or eye.
Could frame thy fearful symmetry?

In what distant deeps or skies.
Burnt the fire of thine eyes?
On what wings dare he aspire?
What the hand, dare seize the fire?

And what shoulder, & what art,
Could twist the sinews of thy heart?
And when thy heart began to beat.
What dread hand? & what dread feet?

What the hammer? what the chain,
In what furnace was thy brain?
What the anvil? what dread grasp.
Dare its deadly terrors clasp?

When the stars threw down their spears
And watered heaven with their tears:
Did he smile His work to see?
Did he who made the lamb make thee?

Tiger Tiger burning bright,
In the forests of the night:
What immortal hand or eye,
Dare frame thy fearful symmetry?

Cauchemar gothique

Le corps d'Abel


Le démiurge



Ainsi parle l'Éternel

L'écriture de la Sainte Bible se continue -- publiée par Guylaine Roy (GROY)

Fontaines & Jardins

A m b i a n c e s

La bibliothèque de Sev

Chroniques livresques et élucubrations littéraires

sillage

la trace fluide du chemin parcouru

Ninannet's Blog

Just another WordPress.com site

Moonath - l'Univers des mots

une plume troubadour et lunaire qui chante la vie, l’âme, l’amour et l’infini…

Poesie visuelle/Visual Poetry

Un blog experimental voue a la poesie du quotidien sous toutes ses formes/An experimental blog devoted to poetry in all its forms

Stéphane Berthomet - Notes et article

Blogue personnel de Stéphane Berthomet

A l'horizon des mots

Lire et le dire.

Alchimaer Art

Alchimaer Art,collectif artistique et humaniste, un sujet d’étude les symboles des parcours initiatiques dans l’art. Contemporain, alchimique, textile, peinture, street art, contes vidéo, design … Si l’interprétation des symboles est immortelle et universelle, leurs représentations n’ont pas de limite!

LE CHAT QUI LOUCHE 2

Arts et littératures de la Francophonie...

maykan.wordpress.com/

Arts et littératures de la Francophonie...

Vous êtes ici... et là-bas

André Carpentier & Hélène Masson

Vivre

« Écoute le monde entier appelé à l’intérieur de nous. » Valère Novarina

Les amours de livres de Falbalapat

Grignoteuse de livres... Des petits partages de lecture entre nous, un peu de musique et quelques artistes en images...

Maillages Exquis

Les fruits de mes inspirations artistiques.

Le blog de Reynald Du Berger

Climat, science et société

%d blogueurs aiment ce contenu :