Questions intemporelles, un texte de Nathalie Besson…

Questions intemporelles

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québec

Comment est-ce possible, en ce début du 21e   siècle, que le gouvernement juge nécessaire de payer des publicités à la télévision, pour nous rappeler que nous avons des parents, qui aimeraient qu’on leur rende visite ?

La première fois que j’ai visionné cette publicité, je n’ai pas vraiment réagi, mais, je ne sais pas pourquoi, la deuxième fois, elle m’a sauté aux yeux et elle m’a irrité le tympan ! Plusieurs questions brutales me percutèrent de plein fouet. Pourquoi faut-il une publicité payée par nos taxes ? Pourquoi cette ingérence dans ce qui est propre à notre vie privée ? Pourquoi la société a-t-elle besoin d’un tel rappel ? Toutes ces questions m’interpellent, car nous savons tous que nous avons des parents, et qu’une visite, même brève, sera un grand réconfort. Il suffit que nous prenions la peine de nous asseoir, puis de nous informer de la santé, du confort, ou de tout autre sujet qui intéresse nos parents, pour que la visite donne l’impression que nous les aimons et que nous tenons à eux. Même contacter son vieux père ou sa vieille mère, le matin tout en prenant son café, juste pour prendre des nouvelles, remplira sa journée.

Lorsque nos parents ont vendu leur maison pour se loger dans une résidence pour personnes âgées, où les appartements sont beaucoup plus petits, il peut sembler plus difficile de nous recevoir pour les repas copieux d’antan, simplement par manque de place, alors nous sautons facilement à la conclusion, « Ils sont biens, et en sécurité, pourquoi nous déplacer pour leur rendre visite ? » Quelle absurdité de notre part ! Ou plutôt, quelle lâcheté ! Comment pouvons-nous balayer du revers de la main nos parents, et si facilement penser qu’ils sont heureux dans leur nouvel environnement ?

Avec les années, il y a une chose que j’ai apprise, qu’importe la façon dont nous traitons nos parents, ils nous aiment, ils nous pardonnent si nécessaire, et nous accaparons leur pensée. Ils se questionnent : pourquoi nous ne les visitons pas, ou pourquoi nous ne les appelons pas, et souvent ils se persuadent que, si nous prenons nos distances, c’est parce qu’ils nous ont offensés ! Sommes-nous vraiment trop occupés pour ne pas prendre de leurs nouvelles, disons, une fois par semaine ? Les parents, de nos jours, manipulent les nouvelles technologies, enfin c’est le cas de beaucoup d’entre eux, et il est possible de leur envoyer un texto pour déclarer : « Bonne journée et je vous aime ! »

Trop occupés à courir, pour vous surpasser au travail et accumuler le plus de biens matériels possible, vous oubliez qu’un jour, vous gîterez au même endroit que vos parents, en attendant une visite de vos enfants qui auront un mauvais exemple pour les inspirer. La nuit, posez-vous la question : comment réagirez-vous quand vous serez à leur place, seuls, sans visite et sans coups de fil, avec des enfants à leur tour trop occupés ?

Quelle satisfaction pouvons-nous retirer à travailler pour faire nos paiements à temps, pour rester à la mode, c’est-à-dire prioriser ce qui est superficiel au détriment d’une qualité de vie et de partage avec nos parents, dont le souvenir survivra longtemps aux objets obsolescents !

Voulons-nous vraiment que ce soit l’État qui s’occupe de nos familles ? Vous faut-il un crédit d’impôt pour vous inciter à rendre visite à vos parents, peut-être en balisant le nombre de visites par mois ? Sommes-nous vraiment rendus à ce stade ? Préférons-nous vraiment payer des impôts plutôt que de passer du temps avec nos parents ?

Nous croyons vivre une époque merveilleuse, à cause de notre technologie. Mais il y a 50 ou 60 ans, nos parents travaillaient fort, oui, mais ils accordaient beaucoup de temps à leur famille. Parents et enfants profitaient des moments, fêtes religieuses ou fêtes d’un membre de la famille, pour se rencontrer et s’encourager, pour rire et pour s’amuser et se construire des souvenirs pour la vie !

Notice biographique

alain gagnon, Chat Qui Louche, francophonie, littérature, maykan, québecNathalie Besson a étudié en Lettres et en Radiophonie, elle a travaillé au Mouvement Desjardins, et elle a fait du travail social.  Elle a aussi été maman à temps plein.  Elle pratique, ou a pratiqué, la décoration, la peinture à l’huile, le jardinage, et, plutôt paradoxalement, elle préfère les livres qui réfléchissent sur le sens de la vie, et celui de la mort, aux romans.
Ses romans sont en librairie, c’est-à-dire dans les sites, car elle publie électroniquement :  son éditeur, Éditions fpc, est lié à Prologue numérique.  On trouve La Mort, c’est triste, Mais la vie, c’est pas drôle, Les Aventures de Miaoumé :  Miaoumé et son chaton Cannelle, et Les Aventures de Miaoumé, tome 2 :  Miaoumé et les réfugiés.
Elle écrit le soir, d’habitude, à son ordi, avec Libre Office ou Facebook, dans son bureau, entourée de ses tableaux et de ses dictionnaires.  La musique joue doucement, un verre de Saint-Raphaël lui tient compagnie, puis l’inspiration vient.  Nathalie produit deux romans en feuilleton, sur Facebook, qui alterne de semaine en semaine.  Quand ils seront finis, Éditions fpc les publiera !  Quand elle écrit, c’est comme si une autre personne écrivait à travers elle.
Nathalie déteste que son mari vienne lui parler sans avertir (grrr !).  Sa philosophie est simple :  ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent, et, comme auteur, soyez fidèle à vous-même, n’essayez pas d’écrire pour plaire ou pour vendre !
Les livres de Nathalie l’ont marquée.  Le premier l’a beaucoup fait réfléchir, car il relate les dernières années d’une personne âgée.  Cette histoire encourage les gens, de tout âge, à faire attention à leurs parents vieillissants, et à ne pas oublier qu’ils sont des individus à part entière malgré les faiblesses physiques !  Les Miaoumé sont plus légers, ils libèrent, et ils appartiennent au fond au genre fantastique.  Mais Nathalie ne se laisse pas enfermer dans un genre, SF, fantastique, policier.  « Il faut écrire ce que nous dicte notre imagination, la classification, c’est pour les timides ! »
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