Les tribulations d’une Saguenéenne en Chine… (suite), par Sophie Torris…

Une Grande Muraille, ça s’mérite !

Sophie et sa famille sur la Grande Muraille…

C’est le grand jour !  On peut dire que c’est le must du voyage.  Les appareils photo sont rechargés.  On est fin prêts pour le grand shooting photo.  On part mitrailler la grande muraille !

6700 kilomètres de grande randonnée qui serpentent sur un sixième de la circonférence de la Terre !  Qui n’a pas gravi ce « dragon de 10 000 lis » n’est pas un brave, dit l’adage.  Nous serons donc presque braves !

Comme c’est un peu compliqué de nous déplacer seuls, nous avons opté pour une prise en charge totale de la journée par une agence.  Tombeaux Ming le matin, et visite d’une usine de jade qui s’avérera n’être qu’un piège à touristes.

On ne sait jamais trop sur quoi on va tomber, quelle sera la saveur de ce que l’on va se mettre sous le palais.  En tout cas, ça goute différent de chez nous, épicé parfois et souvent c’est la consistance qui surprend.

Se nourrir au Canada répond à un besoin ou à un plaisir.  Mais ici, à force de nous assommer de conseils préventifs sur le manque d’hygiène des cuisines (ce qui est assez souvent justifié), manger devient à chaque nouvelle bouchée, une prise de risque.  C’est un peu comme un jeu de roulette russe qui déciderait du sort de notre système digestif.

Malgré tout, avec l’expérience et parce que nos estomacs de français sont blindés, on finit par avoir la baguette plus hardie et on fait de belles découvertes.  Et quand on n’est vraiment pas inspiré par les prouesses du cuistot, il reste toujours une valeur sûre : le riz !

Puis, repas à la chinoise où tout le monde picore sa pitance sur un plateau tournant.

On ne sait jamais trop sur quoi on va tomber, quelle sera la saveur de ce que l’on va se mettre sous le palais.  En tous cas, ça goute différent de chez nous, épicé parfois et souvent c’est la consistance qui surprend.

Se nourrir au Canada répond à un besoin ou à un plaisir.  Mais ici, à force de nous assommer de conseils préventifs sur le manque d’hygiène des cuisines (ce qui est assez souvent justifié), manger devient à chaque nouvelle bouchée, une prise de risque.  C’est un peu comme un jeu de roulette russe qui déciderait du sort de notre système digestif.

Malgré tout, avec l’expérience et parce que nos estomacs de français sont blindés, on finit par avoir la baguette plus hardie et on fait de belles découvertes.  Et quand on n’est vraiment pas inspiré par les prouesses du cuistot, il reste toujours une valeur sûre : le riz !

C’est donc l’estomac plein et après avoir fait l’attraction des touristes chinois (nous sommes bien peu de Caucasiens en goguette cet été), que nous retrouvons l’air conditionné du bus qui aurait dû nous déposer au pied du téléphérique de Balading (qui donne accès à 8kms de muraille restaurée et ses dix neufs tours de garde).  Mais Confucius ou peut-être Lao-Tseu s’en sont mêlés :  « Il n’est de vrai bonheur que celui qui se fait attendre », et alors que l’objet de convoitise se profilait à l’horizon, notre bus qui depuis Beijing se faufilait entre les dangers publics a voulu éviter un chauffard.  (Les Chinois conduisent vraiment n’importe comment, à grand renfort de klaxons et de queues de poisson).  Son coup de frein imprévu a pris de cours le gros camion qui nous suivait qui a embrassé assez violemment notre parechoc arrière.  C’est ainsi que nous avons pu bénéficier d’un petit bonus du Tour Opérator : une petite randonnée pédestre sur l’autoroute.

Enfin, le téléphérique nous mène jusqu’à la grande Muraille et nous constatons très vite que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu la même idée.

Évidemment, cela manque un peu de romantisme.  Et bien que ce musée extérieur soit de loin le plus grand du monde, ça s’agglutine et ça se bouscule, ça parle fort.  Et ça chatte aussi.  Et si l’on monte jusqu’à la première tour de guet, c’est pour mieux capter le réseau !  Il faut savoir qu’un Chinois n’est pas un Chinois s’il n’a pas d’I Phone greffé à la main.

Ceci dit, même si on est assez loin de l’image d’Épinal d’un soleil couchant sur un chemin de vieilles pierres déserté, on peut en s’éloignant des nuées d’excursionnistes du dimanche et en s’attaquant à quelques milliers de marches en plein cagnard, avoir un bout de muraille à soi.

Et là, la magie opère…

Sophie

Notice biographique

Sophie Torris est d’origine française, Québécoise d’adoption depuis dix-sept  ans. Elle vit à Chicoutimi, y enseigne le théâtre dans les écoles et l’enseignement des arts à l’université. Elle écrit essentiellement du théâtre scolaire et mène actuellement des recherches doctorales sur l’impact de la voix de l’enfant acteur dans des productions visant à conscientiser l’adulte. Elle partage également une correspondance épistolaire avec l’écrivain Jean-François Caron sur le blogue In absentia. (http://lescorrespondants.wordpress.com)

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche : https://maykan2.wordpress.com/)

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