Chronique ontarienne, par Jean-François Tremblay…


Grace Kelly, l’exposition

Lors d’un séjour récent à Montréal, j’en ai profité pour visiter l’exposition De Philadelphie à Monaco : Grace Kelly — au-delà de l’icône présentée au Musée McCord.

La célèbre Américaine est l’une de mes actrices préférées et selon moi, l’une des plus belles femmes qui n’aient jamais existé.  Je me devais donc d’aller visiter cette exposition qui est de passage dans la métropole jusqu’en octobre.

On y découvre plusieurs des robes ayant appartenu à l’actrice devenue princesse.  Ses goûts raffinés, résultat de son éducation de qualité, se déployaient notamment à travers ses vêtements, et c’est en grande partie ce que l’exposition met en valeur.

Je ne suis pas au départ un amateur de mode vestimentaire ou de haute couture, mais ces robes et vêtements divers sont souvent très beaux (et comme ma blonde le faisait remarquer, certains pourraient encore être portés fièrement aujourd’hui).

J’ai été impressionné simplement par le fait que cette femme que j’idolâtre a réellement porté ces tenues.  J’ai été étonné par sa taille très fine (taille des mannequins sur lesquels se trouvent les robes, calquée sur la sienne), d’avoir le sentiment à quelques reprises de me retrouver près d’elle, d’entrer dans son univers.

Tout au long de la visite, on découvre des affiches de films, des bandes-annonces de films sur divers écrans, ainsi que d’autres moments de sa vie — comme son passage d’actrice à princesse, son mariage, sa vie de famille…  Tout ceci se décline en films personnels, lettres manuscrites, photos et, bien sûr, encore des robes.  Sa robe de mariage civil y est exposée, ainsi que ses divers vêtements de voyage avec accessoires (sacs, gants, chapeaux, etc.).

On retrouve également une pièce complète où nous est expliqué son rôle « d’ambassadrice » des arts à Monaco, grâce notamment à ses contacts hollywoodiens.  On y trouve de magnifiques robes de bal, portées lors d’événements de charité, de galas, etc.  J’ai particulièrement aimé cette pièce où son côté théâtral et son amour pour les arts sont mis en valeur.

Ma copine faisait remarquer que l’exposition nous en apprend peu sur sa biographie.  Qu’il faut avoir un minimum de connaissances sur Grace Kelly avant d’y entrer.  Et c’est vrai.  Vous ne saurez pas grand-chose sur sa naissance, et encore moins sur sa mort tragique.  L’exposition met surtout l’accent sur ses goûts en matière de vêtements et sur son apport en général à la communauté de Monaco.

Mais pour un court voyage dans l’univers de cette femme remarquable, je vous conseille fortement d’y aller.  J’ai été charmé et j’y retournerais volontiers.  En sortant du musée, je n’avais qu’une envie : me replonger dans sa filmographie et me laisser charmer à nouveau par cette femme fascinante…

Jadea Kelly, le spectacle

Même patronyme, mais un autre genre d’artiste…

Je vous en parlais à la toute fin d’une récente chronique.  Originaire de Whitby en Ontario, cette jeune chanteuse qui vient de lancer un magnifique album, Clover, était de passage par chez moi à la fin juin.

Ma copine et moi, déjà sous le charme de l’album depuis quelques semaines, avons donc décidé d’aller nous faire bercer par la douce voix et les ensorcelantes mélodies de cette artiste.  Et le charme a opéré sur scène, autant que lors des écoutes répétées du disque.

Sa voix est limpide, précise.  Si la chanteuse manque un peu d’assurance, et qu’elle s’appuie peut-être un peu trop sur les membres de son groupe, surtout sa claviériste – dont le nom m’échappe pour le moment –, elle compense par son talent de chanteuse, sa sincérité et sa sympathique candeur.

Après le concert, nous avons pu facilement approcher l’artiste pour la féliciter.  Le spectacle se tenait dans un petit café que nous aimons beaucoup, qui force en quelque sorte la proximité avec les artistes de par l’étroitesse des lieux.  Mais ces rencontres se font toujours dans la bonne humeur, sentiment qui règne dans l’endroit chaque fois que nous y allons.  Et Jadea Kelly a semblé très heureuse d’entendre nos bons mots.  En rentrant à la maison, nous avions le sourire aux lèvres, ayant passé une superbe soirée.

Pour en apprendre davantage sur cette jeune chanteuse, rendez-vous sur son site officiel : DarthJadea.com

Rocky Horror

Le 28 juin dernier, je me suis présenté à des auditions pour une production locale de The Rocky Horror Show.

J’ai un background en théâtre (j’ai joué dans diverses productions et courts-métrages du secondaire à l’université).  C’est un métier qui m’a toujours fasciné et attiré.  C’est ce qui s’apparente le plus à une forme d’ambition que j’aurais pu avoir dans ma vie.  En effet, je ne suis pas très ambitieux, mais je n’ai jamais totalement abandonné l’espoir de devenir acteur.

Donc, The Rocky Horror Show.  Si vous connaissez la version cinématographique de 1975 (The Rocky Horror Picture Show, de Jim Sharman), vous savez de quoi il s’agit.  C’est une comédie musicale rock’n’roll, à saveur sexy, qui célèbre la différence, la marginalité.

J’ai vu le film pour la première fois en octobre 1993 (c’est souvent perçu comme un film d’Halloween).  C’était à Musique Plus, avec des sous-titres ridicules.  Mais je me suis reconnu dans ce film.  Je me sentais différent.  J’étais un ado à la recherche de moi-même.  Ce film me parlait.

Vingt ans plus tard, j’y obtiens un rôle.  Oui, en octobre prochain, je jouerai le rôle de Riff Raff dans cette production locale de la pièce !  Le rôle même que le créateur de la pièce, Richard O’Brien, jouait sur scène et dans le film.  Pas un petit rôle…

Alors, « let’s do the time warp again… », et on se reparle bientôt.

Lorsque vous lirez ceci, je serai à Londres, pour un voyage de 10 jours.  Mon premier séjour en dehors de l’Amérique du Nord.  Je vous en ferai un compte-rendu à mon retour !

Comme disent les Anglais : « Ta-ta ! »

Notice biographique

Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma.  Il a fait ses études collégiales en Lettres, pour se diriger parla suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite maintenant Peterborough.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche : https://maykan2.wordpress.com/)

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One Response to Chronique ontarienne, par Jean-François Tremblay…

  1. […] dans l’univers de Richard O’brien comme jamais auparavant.  Je vous en ai déjà parlé en juillet dernier, donc nul besoin de tout raconter de nouveau.  Seulement, je voudrais revenir quelques instants […]

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