Lieux de beauté : La littérature aux abords des rivières…

25 octobre 2010

Des écrivains de la Sagamie entrent dans les paysages urbains…

Une initiative du Salon du Livre du SLSJ intègre la littérature aux espaces publics de Saguenay.

Dans le cadre de Saguenay Capitale culturelle du Canada 2010, pour assurer à nos littérateurs une visibilité certaine dans le tissu urbain,  le Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean a mis en place un circuit littéraire où l’on retrouve trente-six bornes informatives destinées à mettre en valeur une sélection de trente-six écrivains du Saguenay–Lac-Saint-Jean.  Installées aux abords de la Rivière-aux-Sables à Jonquière, de la Rivière Ha ! Ha ! à La Baie et, au Bassin, à Chicoutimi, ces bornes trilingues (français, anglais, innu) offrent aux promeneurs une biographie sommaire de l’écrivain et un extrait d’une de ses œuvres.

Liste des écrivains à qui on a accordé une borne à l’un de ces trois endroits :

Marie Christine Bernard • Gérard Bouchard • Hervé Bouchard • Marjolaine Bouchard • Michel Marc Bouchard • Reine-Aimée Côté • Daniel Danis • Pierre Demers • Jean Désy • Kim Doré • Danielle Dubé • Alain Gagnon • Jean-Rock Gaudreault • André Girard • Pierre Gobeil • Pauline Harvey • Louis Hémon Nicole Houde • Guy Lalancette • Gilbert Langevin Paul-Marie Lapointe • Carol LeBel • Patrick Nicol • Yvon Paré • Stanley Péan • Hélène Pedneault Alphonse Piché Louise Portal • Damase Potvin Félix-Antoine Savard • Jean-Alain Tremblay Larry Tremblay • Lise Tremblay Tony Tremblay • Marc Vaillancourt • Élisabeth Vonarburg.

Il nous faut remercier les services de Ville Saguenay et l’équipe du Salon du Livre pour la menée à bien d’une telle entreprise.  Tout particulièrement, madame Céline Dion, chargée de  ce projet.



Club de lecture…

9 mai 2010

Joignez-vous et participez au Club de lecture…

Yvon Paré

La suggestion d’Yvon Paré pour mai : Nos échoueries de Jean-François Caron, un roman publié à la Peuplade.

Pour échanger vos commentaires et suggestions, vos réflexions, vos critiques, et plus encore, écrivez sans plus attendre à : clubdelecture@lequotidien.com

N’oubliez pas d’écouter à la Première Chaîne de la SRC, le samedi, entre 7 et 11 h, l’émission Beau temps, mauvais temps.

Extrait d’un article de Mario Cloutier (La Presse, 30 avril 2010) :

Porté par une écriture limpide, mais souvent imagée, métaphorique, ce roman sait émouvoir en touchant subtilement à l’essentiel des sentiments humains. Un roman d’une justesse et d’une beauté vraies.

Les chapitres sont courts, comme de longs poèmes, en fait. Ils nous donnent le temps de respirer et invitent à savourer les mots. Comme quoi la poésie, en disant les choses autrement, peut revisiter mille fois encore les paysages et les cœurs sans nous lasser, en nous offrant une lumière et un passage vers l’indicible.

http://maykan.wordpress.com/


Propos pour Jacob (essai) d’Alain Gagnon: une critique d’Yvon Paré

22 mars 2010

Alain Gagnon lègue ses questions à Jacob

Yvon Paré

Yvon Paré

Voilà un livre qui ressasse beaucoup plus de questions qu’il ne fournit de certitudes. Il est plutôt rare qu’un contemporain tente de tisser des liens entre la pensée de maintenant et des réflexions qui ont porté la civilisation occidentale.

Alain Gagnon est de cette race de jongleurs qui restent fidèles à eux-mêmes sans se soucier des modes et des croyances. C’est rassurant, pour ne pas dire nécessaire de pouvoir lire ce genre d’ouvrage qu’on ne retrouvera certainement pas dans le palmarès des ventes. Il ne sera pas non plus l’un des invités de « Tout le monde en parle ». Ce sont des écrits qui sont là pour durer et qui résistent à l’éphémère. Le genre de livre qui peut vous accompagner pendant toute une vie.

Testament

Alain Gagnon, dans « Propos pour Jacob », s’adresse à son petit-fils. Il lui lègue, dans une sorte de testament intellectuel ce qu’il a de plus précieux. Avec trente-quatre publications, cet écrivain peut être considéré comme riche de mots et de phrases. Il s’attarde à des questionnements qui ont marqué sa vie de lecteur et d’écrivain.

« À ma mort, je ne te laisserai rien ou si peu. Je serai pauvre. Par paresse, manque de discipline, insouciance et aptitude aux plaisirs, mes comptes en banque seront vides ou presque. Cet ouvrage te tiendra lieu de legs. Ne sois pas trop déçu. Je t’ai aimé comme personne, et j’espère me faire pardonner en t’offrant ce qui m’est le plus cher : sur quelques pages, ces intuitions puisées dans l’héritage commun et en moi-même, parfois. Si tu en tires quelque profit, je serai moins mort, et tu seras peut-être un peu plus vivant. » (P. 9)

L’entreprise s’avère noble et intéressante. Le lecteur trouvera peut-être pourquoi cet écrivain a signé autant de livres, exploré l’essai, la poésie, le roman et le récit.

Les lectures

Propos pour Jacob

Des sujets, des questions ont suivi Alain Gagnon sans qu’il ne trouve de réponses définitives.

« Je tenterai d’expliquer ce qui toujours me dépasse. Je le saisis pleinement. Je ne me sous-estime pas, mais je connais l’ampleur du sujet, tout comme celle de mes insuffisances. Je m’avancerai donc à tâtons, à pas prudents de loup… » (P.9)

Qu’est-ce qui hante l’écrivain, l’homme, le père et le grand-père ? On pourrait résumer simplement : qui sommes-nous, pourquoi vivons-nous et où allons-nous ? Est-ce que la vie a un sens, où se situe l’homme dans cet univers immense ?

L’écrivain n’est pas de ceux qui se forcent à assister aux rituels et aux cérémonies liturgiques même s’il est croyant. Il parle plutôt d’une forme d’immanence, de Dieu qui est la source et l’aboutissement de tout. Il n’est certain de rien, mais il fait le pari de croire.

« À mon avis, le seul fait que l’humain soit en quête d’un univers plus éthique, prouve une source de l’éthique (Dieu) ; tout comme le seul fait que l’humain souhaite l’immortalité, incline à croire à sa propre immortalité, présente ou future. Il ne saurait désirer ce qu’il ne peut atteindre, comme individu ou espèce. » (P. 24)

Ces conclusions sembleront bien minces à l’athée ou à l’irréductible sceptique.

L

Les maîtres

Alain Gagnon revient à des penseurs qui l’ont accompagné toute sa vie. Marc-Aurèle entre autres.

« J’ai privilégié l’empereur, non pour m’attirer ses faveurs, il est mort ; mais plutôt parce que j’aime sa concision et, surtout, j’ai entretenu avec lui de longues fréquentations. Il n’a jamais quitté mon chevet. J’ai en main son ouvrage « Pensées pour moi-même » dans une traduction de Meunier, acheté la première année de mon mariage avec ta grand-mère. J’étais encore étudiant. » (P. 31)

Il y a plusieurs de ces magisters qui l’accompagnent depuis toujours. Maître Eckhart, François Villon, Aurobindo, Teilhard de Chardin et bien d’autres. Il ne manque pas non plus de secouer certains de ses ouvrages : « Lélie ou la vie horizontale », « Thomas K » et « Kassauan ». On retrouve là la fibre qui porte l’entreprise d’écriture riche et diversifiée de cet écrivain. Il se fait compagnon de Jean Désy qui s’attarde aux mêmes questions dans « Âme, foi et poésie ». La réflexion d’un homme, d’un écrivain qui sent le besoin de regarder derrière soi pour mieux entreprendre le reste de la traversée.

« Propos pour Jacob » d’Alain Gagnon est publié à la Grenouille bleue.

Yvon Paré, Progrès-Dimanche, 21 mars 2010


Le Club de lecture et Kim Thúy attendent votre participation…

6 mars 2010

Joignez-vous et participez au Club de lecture…

Yvon Paré

La suggestion d’Yvon Paré pour la semaine du 7 mars : RU, un roman de Kim Thúy, Libre Expression.  Pour échanger vos commentaires et suggestions, vos réflexions, vos critiques, et plus encore, écrivez sans plus attendre à : clubdelecture@lequotidien.com

N’oubliez pas d’écouter la Première Chaîne de la SRC, le samedi, entre 7 et 11 h : l’émission Beau temps, mauvais temps.

Extrait d’un article de Marie-Claude Fortin dans la Presse :

Premier récit d’une Vietnamienne qui vit au Québec depuis l’âge de 10 ans, Ru est l’une des plus belles surprises de la rentrée.

Il y a une image merveilleuse dans Ru, le premier livre de Kim Thúy. Une image merveilleuse parmi tant d’autres. Un étang de lotus en banlieue de Hanoi. Des femmes «au dos arqué, aux mains tremblantes», assises au fond d’une barque, qui vont d’un plant à l’autre, déposant délicatement à l’intérieur de chaque fleur quelques feuilles de thé qu’elles recueilleront au lendemain, tout imprégnées du parfum des lotus. Chaque feuille de thé conservera ainsi «l’âme de ces fleurs éphémères».


Ne pas oublier le Club de lecture… Dany Tremblay et Tous les chemins…

16 décembre 2009

Club de lecture… On vous attend !

 

Dany Tremblay

On se souviendra que Tous les chemins mènent à l’ombre, le recueil de nouvelles  de l’auteure Dany Tremblay, qui a été lancé en septembre dernier, a été le premier livre du mois d’un nouveau club de lecture.  On y étudiera par la suite le dernier ouvrage de Dany Laferrière et autres…  Il y a environ trois mois ce club est né de la collaboration de CBJ, de la libraire Les Bouquinistes, du Conseil régional de la culture et  de Progrès-Dimanche. Il permet à ses membres de partager leurs réflexions sur une lecture commune d’un écrivain québécois.  Le premier samedi du mois, l’énergique écrivain et critique littéraire Yvon Paré commente  et présente l’ouvrage retenu à l’émission Beau temps, mauvais temps, ainsi que dans le Progrès-Dimanche du lendemain.

On peut adhérer à ce club en envoyant son nom, son adresse civile et un courriel à : clubdelecture@lequotidien.com

Yvon Paré


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