Propos pour Jacob d’Alain Gagnon remporte le Prix…

22 septembre 2011

Pour son essai Propos pour Jacob, Alain Gagnon remporte le Prix Intérêt général du Salon du Livre–SLSJ…

Ci-dessous le communiqué du Salon et les commentaires du jury :

Saguenay, le 21 septembre 2011 – Toute l’équipe du Salon du livre dévoile aujourd’hui le lauréat du Prix Intérêt général 2011 du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Après délibérations sur les œuvres admissibles au Prix littéraire Intérêt général, le jury a retenu comme lauréat Alain Gagnon avec Propos pour Jacob, essai publié aux Éditions de La Grenouillère.

Commentaires du jury :

« Énoncées dans une langue étoffée et exquise, les pensées philosophiques d’Alain Gagnon foisonnent de références et de questionnements qui stimulent la conscience. Sous forme de lègue à son petit-fils, l’auteur conçoit son livre comme un héritage intellectuel et humain. Il réfléchit à des sujets qui le dépassent et l’interpellent : les religions, les mythes, l’origine de l’espèce humaine, l’éthique, la beauté, le pluriel et la destinée. Prenantes et captivantes, ses observations visent la transcendance. Ses remarques rigoureuses, puisées à la source du savoir universel, exhortent les lecteurs à la même rigueur. Les notions abordées sont partagées de façon à éveiller l’esprit critique. On devine la volonté d’outrepasser les évidences trompeuses, les présupposés, les mirages de l’esprit et les préceptes qui sont offerts aux gens comme des dogmes. Ce livre gagne à être lu et relu pour bien en intégrer la signification et la portée. Il s’agit d’un essai profond qui mérite d’être passé au crible, surligné, annoté. Propos pour Jacob bouscule, déstabilise et modifie les paysages intérieurs pour façonner une géographie idéologique aux frontières élargies. »

 Ne manquez pas d’assister à la soirée de remise des prix qui aura lieu le jeudi 29 septembre 2011, lors de la Cérémonie d’ouverture officielle de la 47e édition du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les lauréats du Prix Découverte et du Prix des Lecteurs y seront dévoilés.

Ce qu’écrivait Yvon Paré du même essai dans le Progrès-Dimanche du 21 mars 2010 :

Alain Gagnon se confie à son petit-fils

Voilà un livre qui ressasse beaucoup plus de questions qu’il ne fournit de certitudes. Il est plutôt rare qu’un contemporain tente de tisser des liens entre la pensée de maintenant et des réflexions qui ont porté la civilisation occidentale.Alain Gagnon est de cette race de jongleurs qui restent fidèles à eux-mêmes sans se soucier des modes et des croyances. C’est rassurant, pour ne pas dire nécessaire de pouvoir lire ce genre d’ouvrage qu’on ne retrouvera certainement pas dans le palmarès des ventes. Il ne sera pas non plus l’un des invités de «Tout le monde en parle». Les écrits de cet écrivain sont là pour durer et résister à l’éphémère. Le genre de livre qui peut vous accompagner pendant toute une vie.
Testament
Alain Gagnon, dans «Propos pour Jakob», dans une sorte de testament intellectuel, lègue à son petit-fils ce qu’il a de plus précieux. Avec trente-quatre publications, cet écrivain est riche de mots et de phrases. Ici, il s’attarde à des questionnements qui ont marqué sa vie de lecteur et d’écrivain.
«À ma mort, je ne te laisserai rien ou si peu. Je serai pauvre. Par paresse, manque de discipline, insouciance et aptitude aux plaisirs, mes comptes en banque seront vides ou presque. Cet ouvrage te tiendra lieu de legs. Ne sois pas trop déçu. Je t’ai aimé comme personne, et j’espère me faire pardonner en t’offrant ce qui m’est le plus cher : sur quelques pages, ces intuitions puisées dans l’héritage commun et en moi-même, parfois. Si tu en tires quelque profit, je serai moins mort, et tu seras peut-être un peu plus vivant.» (p.9)
L’entreprise s’avère noble et intéressante. Le lecteur trouvera peut-être pourquoi cet écrivain a tant écrit, exploré l’essai, la poésie, le roman et le récit.
Les lectures
Des sujets, des questions ont suivi Alain Gagnon sans qu’il ne trouve de réponses définitives.
«Je tenterai d’expliquer ce qui toujours me dépasse. Je le saisis pleinement. Je ne me sous-estime pas, mais je connais l’ampleur du sujet, tout comme celle de mes insuffisances. Je m’avancerai donc à tâtons, à pas prudents de loup…» (p.9)
Qu’est-ce qui hante l’écrivain, l’homme, le père et le grand-père ? On pourrait résumer simplement : qui sommes-nous, pourquoi vivons-nous et où allons-nous ? Est-ce que la vie a un sens et où se situe l’homme dans cet univers affolant?
L’écrivain n’est pas de ceux qui se forcent à assister aux rituels et aux cérémonies liturgiques même s’il est croyant. Il parle plutôt d’une forme d’immanence, de Dieu qui est la source et l’aboutissement de tout. Certain de rien, il fait le pari de croire.
«À mon avis, le seul fait que l’humain soit en quête d’un univers plus éthique, prouve une source de l’éthique (Dieu) ; tout comme le seul fait que l’humain souhaite l’immortalité, incline à croire à sa propre immortalité, présente ou future. Il ne saurait désirer ce qu’il ne peut atteindre, comme individu ou espèce.» (p. 24)
Ces conclusions sembleront bien minces à l’athée ou à l’irréductible sceptique.
Les maîtres
Alain Gagnon revient à des penseurs qui l’ont accompagné toute sa vie. Marc-Aurèle entre autres.
«J’ai privilégié l’empereur, non pour m’attirer ses faveurs, il est mort ; mais plutôt parce que j’aime sa concision et, surtout, j’ai entretenu avec lui de longues fréquentations. Il n’a jamais quitté mon chevet. J’ai en main son ouvrage « Pensées pour moi-même » dans une traduction de Meunier, acheté la première année de mon mariage avec ta grand-mère. J’étais encore étudiant.» (p.31)
Il y a plusieurs de ces magisters qui l’accompagnent depuis toujours. Maître Eckhart, François Villon, Aurobindo, Teilhard de Chardin et bien d’autres. Il ne manque pas non plus de secouer certains de ses ouvrages : «Lélie ou la vie horizontale», «Thomas K» et «Kassauan». On retrouve là la fibre qui porte l’entreprise d’écriture riche et diversifiée de cet écrivain. Il se fait compagnon de Jean Désy qui s’attarde aux mêmes questions dans «Âme, foi et poésie». La réflexion d’un homme qui sent le besoin de regarder derrière lui pour mieux entreprendre le reste de la traversée.
«Propos pour Jakob » d’Alain Gagnon est publié à la Grenouille bleue.
Source : http://yvonpare.blogspot.com/

Les Pâques du Dieu Inconnu

4 avril 2010

Joyeuses Pâques !

Je voudrais souhaiter Joyeuses Pâques à tous, en faisant référence au Dieu Inconnu.  Celui dont parle Paul de Tarse dans Gestes d’envoyés, 17, 22-25 (Bible Chouraki) : 22. « Debout, Paulos, au milieu de l’Aréopage, dit : « Hommes d’Athènes !  En tout, je vous vois comme les plus religieux.  23. Oui, en passant et considérant vos monuments religieux, j’ai trouvé même un autel sur lequel il était écrit : ‹ Au Dieu inconnu. ›  Celui que vous servez donc sans le connaître, celui-là, moi, je vous l’annonce. 24. Le Dieu qui a fait l’univers et tout ce qui s’y trouve, étant le maître du ciel et de la terre, n’habite pas les temples faits de mains d’hommes. 25. Les mains de l’homme ne le servent pas non plus, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous vie, haleine et tout. »

Ce Dieu domine les dieux.  Il ne souhaite ni esclavage ni sacrifices, et ne pousse les humains ni aux carnages et  ni au fanatisme.  Il est Celui qui, par la gravité spirituelle, rehausse les individus et les communautés .

 

JOYEUSES PÂQUES !


Propos pour Jacob (essai) d’Alain Gagnon: une critique d’Yvon Paré

22 mars 2010

Alain Gagnon lègue ses questions à Jacob

Yvon Paré

Yvon Paré

Voilà un livre qui ressasse beaucoup plus de questions qu’il ne fournit de certitudes. Il est plutôt rare qu’un contemporain tente de tisser des liens entre la pensée de maintenant et des réflexions qui ont porté la civilisation occidentale.

Alain Gagnon est de cette race de jongleurs qui restent fidèles à eux-mêmes sans se soucier des modes et des croyances. C’est rassurant, pour ne pas dire nécessaire de pouvoir lire ce genre d’ouvrage qu’on ne retrouvera certainement pas dans le palmarès des ventes. Il ne sera pas non plus l’un des invités de « Tout le monde en parle ». Ce sont des écrits qui sont là pour durer et qui résistent à l’éphémère. Le genre de livre qui peut vous accompagner pendant toute une vie.

Testament

Alain Gagnon, dans « Propos pour Jacob », s’adresse à son petit-fils. Il lui lègue, dans une sorte de testament intellectuel ce qu’il a de plus précieux. Avec trente-quatre publications, cet écrivain peut être considéré comme riche de mots et de phrases. Il s’attarde à des questionnements qui ont marqué sa vie de lecteur et d’écrivain.

« À ma mort, je ne te laisserai rien ou si peu. Je serai pauvre. Par paresse, manque de discipline, insouciance et aptitude aux plaisirs, mes comptes en banque seront vides ou presque. Cet ouvrage te tiendra lieu de legs. Ne sois pas trop déçu. Je t’ai aimé comme personne, et j’espère me faire pardonner en t’offrant ce qui m’est le plus cher : sur quelques pages, ces intuitions puisées dans l’héritage commun et en moi-même, parfois. Si tu en tires quelque profit, je serai moins mort, et tu seras peut-être un peu plus vivant. » (P. 9)

L’entreprise s’avère noble et intéressante. Le lecteur trouvera peut-être pourquoi cet écrivain a signé autant de livres, exploré l’essai, la poésie, le roman et le récit.

Les lectures

Propos pour Jacob

Des sujets, des questions ont suivi Alain Gagnon sans qu’il ne trouve de réponses définitives.

« Je tenterai d’expliquer ce qui toujours me dépasse. Je le saisis pleinement. Je ne me sous-estime pas, mais je connais l’ampleur du sujet, tout comme celle de mes insuffisances. Je m’avancerai donc à tâtons, à pas prudents de loup… » (P.9)

Qu’est-ce qui hante l’écrivain, l’homme, le père et le grand-père ? On pourrait résumer simplement : qui sommes-nous, pourquoi vivons-nous et où allons-nous ? Est-ce que la vie a un sens, où se situe l’homme dans cet univers immense ?

L’écrivain n’est pas de ceux qui se forcent à assister aux rituels et aux cérémonies liturgiques même s’il est croyant. Il parle plutôt d’une forme d’immanence, de Dieu qui est la source et l’aboutissement de tout. Il n’est certain de rien, mais il fait le pari de croire.

« À mon avis, le seul fait que l’humain soit en quête d’un univers plus éthique, prouve une source de l’éthique (Dieu) ; tout comme le seul fait que l’humain souhaite l’immortalité, incline à croire à sa propre immortalité, présente ou future. Il ne saurait désirer ce qu’il ne peut atteindre, comme individu ou espèce. » (P. 24)

Ces conclusions sembleront bien minces à l’athée ou à l’irréductible sceptique.

L

Les maîtres

Alain Gagnon revient à des penseurs qui l’ont accompagné toute sa vie. Marc-Aurèle entre autres.

« J’ai privilégié l’empereur, non pour m’attirer ses faveurs, il est mort ; mais plutôt parce que j’aime sa concision et, surtout, j’ai entretenu avec lui de longues fréquentations. Il n’a jamais quitté mon chevet. J’ai en main son ouvrage « Pensées pour moi-même » dans une traduction de Meunier, acheté la première année de mon mariage avec ta grand-mère. J’étais encore étudiant. » (P. 31)

Il y a plusieurs de ces magisters qui l’accompagnent depuis toujours. Maître Eckhart, François Villon, Aurobindo, Teilhard de Chardin et bien d’autres. Il ne manque pas non plus de secouer certains de ses ouvrages : « Lélie ou la vie horizontale », « Thomas K » et « Kassauan ». On retrouve là la fibre qui porte l’entreprise d’écriture riche et diversifiée de cet écrivain. Il se fait compagnon de Jean Désy qui s’attarde aux mêmes questions dans « Âme, foi et poésie ». La réflexion d’un homme, d’un écrivain qui sent le besoin de regarder derrière soi pour mieux entreprendre le reste de la traversée.

« Propos pour Jacob » d’Alain Gagnon est publié à la Grenouille bleue.

Yvon Paré, Progrès-Dimanche, 21 mars 2010


Maintenant en librairie… Propos pour Jacob, essai, Alain Gagnon

22 février 2010

Propos pour Jacob, essai

LE LIVRE :

Alain Gagnon est un écrivain prolifique et un grand lecteur. Il a fréquenté assidûment romanciers, poètes, essayistes, mystiques et philosophes en provenance de toutes les civilisations.

Dans ces Propos, il s’adresse à son petit-fils Jacob. Il veut partager avec lui toutes ces richesses culturelles qu’il a accumulées. Il l’entretient sur les grandes interrogations humaines : la vie, la mort, le temps, l’origine de l’espèce humaine, son histoire mythique et sa destinée ; il élabore aussi sur la nature de Dieu et, surtout, sur la nature et le rôle des dieux. Tour à tour, il s’appuie, notamment, sur maître Eckhart, Hegel, Heidegger, Teilhard de Chardin, Aurobindo et l’empereur philosophe Marc-Aurèle à qui il voue un véritable culte.

Un extrait du prologue explicite l’intention de l’auteur : « À ma mort, je ne te laisserai rien ou si peu. Je serai pauvre. Par paresse, manque de discipline, insouciance et aptitude aux plaisirs, mes comptes en banque seront vides ou presque. Cet ouvrage te tiendra lieu de legs. Ne sois pas trop déçu. Je t’ai aimé comme personne, et j’espère me faire pardonner en t’offrant ce qui m’est le plus cher : sur quelques pages, ces intuitions puisées dans l’héritage commun et en moi-même, parfois. Si tu en tires quelque profit, je serai moins mort, et tu seras peut-être un peu plus vivant.

« Les chapitres qui suivent sont brefs. Je m’efforce aux phrases simples, qui ont des pieds et des mains, c’est-à-dire, je l’espère, utiles. »

Commentaires :

Dans cet ouvrage, l’auteur explique des réalités complexes qu’il rend accessibles à tous. Un véritable pédagogue nous prend par la main et nous fait pénétrer les arcanes de l’histoire connue et moins connue de l’humanité. De grands penseurs, comme Aurobindo, Teilhard de Chardin, Marc-Aurèle et autres… nous y sont présentés avec une simplicité complice.

L’AUTEUR :

Auteur prolifique, d’une forte originalité thématique et formelle, Alain Gagnon, ce marginal de nos lettres, a publié, au printemps 2009, son trente-quatrième ouvrage de fiction. À deux reprises, il a remporté le Prix fiction-roman du Salon du Livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean, soit en 1996 et en 1998 pour ses ouvrages Sud et Thomas K. Il a également remporté le Prix poésie du même Salon, en 2004, pour son recueil de poèmes Ces oiseaux de mémoire, en 2006, pour L’espace de la musique et, en 2009, pour Les versets du pluriel. En 1985, il avait déjà obtenu le Prix de la BCP pour Le gardien des glaces. Il a été le président fondateur de l’Association professionnelle des écrivains de la Sagamie (APES) et responsable du projet des collectifs Un Lac, un Fjord, 1, 2 et 3. Il déteste la rectitude politique et croit que la seule littérature valable est celle qui bouscule, dérange, modifie les paysages intérieurs – à la fois du créateur et des lecteurs.  Entre  novembre 2008 et décembre 2009, il a joué le rôle de directeur littéraire  et d’éditeur associé aux Éditions de la grenouille bleue, une nouvelle maison liée aux Éditions du CRAM, qui se consacre à la littérature québécoise.


Propos sur l’oubli de soi…(22) Dieu, dieux et démons…

19 février 2010

Extraits d’un ouvrage à Paraître : Propos sur l’oubli de soi…

Monter en soi

Entre nous et le soi, il y a les démons ou les dieux.

Entre nous et Dieu, il y a encore les dieux.

*

Le Suprême inspire et aspire les communautés humaines vers le haut – amour et liberté.  Tout comme le fragment du Suprême en soi aspire l’individu vers sa divinisation.

*

Ils disaient : — Telle est la volonté de Dieu.  Mais ils l’ignoraient. C’étaient leurs volontés, leurs habitudes, leurs caprices.  Et les gens obéissaient.  Puis détestaient Dieu.

 

*

Aller quérir le soi, derrière les peurs, derrière ses fausses certitudes, ses vanités.  Derrière la Peur.

*

Le péché, selon les Grecs, ce serait de céder aux dieux.  Au lieu de céder à soi, ce qui correspondrait à la grâce des chrétiens.


Propos sur l’oubli de soi…(19) : Libre arbitre et foi…

10 février 2010

Extraits d’un ouvrage à Paraître : Propos sur l’oubli de soi…

Manuel d'Épictète

Ceux qui dénoncent comme fabulation la reconnaissance chez l’humain d’une volonté  libre et responsable, le font à partir de leur propre libre arbitre !  C’est à partir de leur volonté propre qu’ils se refusent, à eux-mêmes et aux autres, une capacité à transcender les contingences, les conditionnements. Ils évacuent la sur-nature de leur sphère personnelle souvent par détestation d’eux-mêmes et de leur espèce, ou par crainte de se laisser flouer, de ne pas se montrer assez malins – ou par peur panique de ne pas être assez tendance pour plaire…

*

Les dieux font problème.

Dieu ne fait pas problème.  Il est solution.

*

D’après les athées (neurosciences), nos cerveaux auraient été câblés pour ressentir le besoin de Dieu.  Qui nous aurait (auraient) câblés ainsi ?  Ils possèdent la réponse  : les forces de l’évolution.  Les croyants se seraient multipliés plus que les autres.  Croire en Dieu (ou en des dieux) rendait plus sociable, plus confiant, donnait un but à l’existence…  Bref, c’était utile à la survie.

Être un chasseur habile était aussi utile à la survie ; cela ne démontre en rien la non-existence de la chasse et de la prédation.  La chasse n’en demeure pas moins une réalité.  De même pour la sexualité, et la reproduction qui en est conséquente.


Propos sur l’oubli de soi…(18) : Dieu, Jésus et les dieux…

5 février 2010

Extraits d’un ouvrage à Paraître : Propos sur l’oubli de soi…

 

Les dieux (provenance : Guild War)

 

Ce dieu de l’Ancien Testament dont la voix s’entremêle à celle du Dieu Esprit, ce dieu mégalomane et ses démons ont sévi d’abondance dans l’histoire de la Terre.  Les mythes racontent leurs exploits et méfaits.

*

Au royaume du dieu menteur, Jésus le Nazaréen est venu ouvrir une succursale spirituelle, une colonie de la Vérité sur terre.

*

Le néo-monisme du matérialisme voudrait tout expliquer.  En vain.  Malgré ses exploits dans la sphère sensible, il n’y arrivera jamais.  Ses outils, quoique techniquement admirables, demeureront toujours en deçà de cette tâche : décrire le qualitatif, ce qui s’expérimente par l’intuition supérieure, le supra-moi, ne se définit que par métaphores ou musiques.


Propos sur l’oubli de soi…(17) : Carleton, la mer et Moïse…

31 janvier 2010

Extraits d’un ouvrage à Paraître : Propos sur l’oubli de soi…

Les paysages sont des escabeaux sur lesquels s’arcboute l’esprit pour hausser ce vivant au-delà de lui-même.  Toute identification ne peut être qu’adjuvant temporaire.  Carleton et la mer me sont moins nécessaires.  Mais l’air y est toujours aussi doux au soir et les vagues une musique qui rend insatiable.

*

 

Par la musique nous avons la capacité de penser au-delà du moi quotidien, au-delà des dieux, au-delà de ce que les dieux auraient voulu que nous pensions, que nous sachions.

*

 

Beaucoup sont dans la situation de Moïse.  Du haut d’une colline, de loin, on lui a montré la Terre promise. Mais on ne lui a pas permis d’y entrer.  De même, nous pressentons au cœur du soi le Réel.  Nous l’effleurons, le courtisons.  Bien peu s’y fondent dès cette vie.

*

 

Tu croyais tuer le temps par de si nombreuses activités, de si nombreux projets.  Un si grand activisme…  Et c’est le temps qui a tué ce que tu croyais être toi.


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