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		<item>
		<title>Une nouvelle de Patrice Cazeault&#8230;</title>
		<link>http://maykan.wordpress.com/2012/01/29/une-nouvelle-de-patrice-cazeault-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 21:49:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fictions]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Cazeaut]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Tremblay]]></category>

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		<description><![CDATA[(Richard Tremblay, L’ermite de Rigaud, a envoyé dans notre direction plusieurs nouvelliers qui ont plu au Chat Qui Louche.  Nous l’en remercions, le félicitons pour son concours littéraire annuel Les mille mots et invitons nos lecteurs à visiter son blogue : http://www.lermitederigaud.blogspot.com/) Tiède et un brin diffus  — Pourquoi ça ne fonctionne pas ? Il [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8893&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align:justify;">(Richard Tremblay, L’ermite de Rigaud, a envoyé dans notre direction plusieurs nouvelliers qui ont plu au Chat Qui Louche.  Nous l’en remercions, le félicitons pour son concours littéraire annuel Les mille mots et invitons nos lecteurs à visiter son blogue :<a href="http://www.lermitederigaud.blogspot.com"> http://www.lermitederigaud.blogspot.com</a>/)</h4>
<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#800080;">Tiède et un brin diffus</span></h2>
<p style="text-align:justify;"> — Pourquoi ça ne fonctionne pas ?<br />
Il s&#8217;agissait d&#8217;une toute petite voix. Une voix aiguë. Celle d&#8217;une enfant. Il y avait toutefois dans le timbre les intonations d&#8217;une voix <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/2860299232_1_9_ymiqlpbi.png"><img class="alignright size-medium wp-image-8921" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/2860299232_1_9_ymiqlpbi.png?w=264&#038;h=300" alt="" width="264" height="300" /></a>habituée à commander. À se faire obéir.<br />
Puis, un tout autre registre. Un ton aigre, un débit calculé et un tantinet lancinant.<br />
— Je l&#8217;ignore, Votre Altesse. J&#8217;ai pourtant prononcé tous les mots de la litanie et effectué avec grâce les mouvements rituels&#8230;<br />
La gamine à qui il s&#8217;adressait se cala plus profondément dans le large fauteuil sombre. Celui-ci dominait la pièce, démesurément grand, avec les excroissances informes et grotesques qui s&#8217;en échappaient. Elle y paraissait encore plus petite qu&#8217;elle ne l&#8217;était en réalité.<br />
Elle tapota impatiemment du pied sur les cageots usés qu&#8217;on avait solennellement placés à la base du trône pour lui permettre d&#8217;y grimper seule.<br />
— Vous m&#8217;aviez promis que le sortilège fonctionnerait&#8230; reprit-elle.<br />
— Je vous assure, majesté, que l&#8217;exécution était magistrale. Si problème il y a, je vous suggère de vérifier la qualité des composantes réunies par Ochrémonium.<br />
Les regards pivotèrent vers la forme grossière qui occupait le siège d&#8217;en face. À moitié prisonnier des barreaux de chaise qui déformaient ses masses adipeuses surdimensionnées, Ochrémonium se secoua dans un soubresaut désagréable à observer de si près.<br />
— Sale lézard&#8230; commença-t-il<br />
Il se tut, car Son Altesse venait de quitter son trône pour passer en revue les objets et mixtures hétéroclites qui gisaient dans un chaos calculé sur la table. Il pria silencieusement pour que la gamine ne sache pas différencier le quartz du cristal.<br />
— Qu&#8217;est-ce que ce truc ? demanda-t-elle impérieusement.<br />
— Un orphéolage molossal, majesté, énonça Ochrémonium.<br />
— Il s&#8217;agit d’un vison&#8230; précisa la silhouette aigre et décharnée. Un vison dont vous avez maladroitement remplacé la dentition.<br />
— Allons donc ! Quelle idée grotesque !<br />
Nerveux, il matérialisa depuis les replis infestés de ses habits une petite baguette de pain chocolaté qu&#8217;il s&#8217;empressa de grignoter. Son Altesse ignora l&#8217;altercation et poursuivit son inspection. Elle pointa un assemblage de tiges d&#8217;ébènes et posa sur Ochrémonium un regard inquisiteur.<br />
— Un prisme catalyseur des matières éthérées.<br />
— Soyons sérieux, l&#8217;interrompit son rival. Ma nièce de 10 ans bricole des boîtes à pain plus catalysantes que cette pièce brouillonne.<br />
Il réalisa tout à coup la portée de ses paroles et s&#8217;excusa auprès son maître. Celle-ci haussa les épaules et tourna encore autour de la table. Elle s’étira pour tâter une pâte visqueuse et mauve.<br />
— Qu’est-ce ? fit-elle en reniflant la substance d’un air dédaigneux.<br />
— D’authentiques baies de saumâgeuses sous-marines, claironna Ochrémonium, visiblement confiant.<br />
L’autre conseiller leva les bras en l’air et gloussa d’ironie.<br />
— Si ! Ce sont des vraies, réagit le grassouillet personnage. Je le sais parce qu’elles proviennent du même plant qu’il y a deux ans.<br />
Cette réplique tomba sur la sinistre assemblée comme une lourde stèle de marbre. Une étrange chorégraphie de sourcils froncés et de gestes étouffés se livra à l’insu de la gamine. Celle-ci avait laissé son regard dériver sur la longue boîte d’ébène qui gisait à quelques pas, trônant au centre d’un fouillis d’inscriptions inquiétantes.<br />
— Alors pourquoi cette fois ça ne fonctionne pas ? murmura Son Altesse en sourdine.<br />
Les deux silhouettes diamétralement opposées reprirent leur concert d’accusations, s’injuriant mutuellement jusqu’à ce qu’une troisième voix  vienne les interrompre.<br />
— Il ne manque que l’étincelle, bande d’idiots…<br />
Ochrémonium et Voral conclurent une trêve momentanée et concertèrent leurs efforts pour réserver un accueil froid à l’ancien vizir de leur défunt maître.<br />
— Tout est là, Majesté, reprit toutefois la forme dans l&#8217;ombre. Par contre, peu importe les babioles et les simagrées de vos assistants, il manque encore l’ingrédient essentiel, l’étincelle nécessaire pour embraser le dispositif, pour activer le sortilège et canaliser les énergies sombres…<br />
— Quel est cet ingrédient, vizir ?<br />
— Le souvenir le plus marquant, le plus vivant, le plus puissant que vous évoque la vie de votre défunt père. Quelque chose qui déclenche une violente émotion en vous. La plus grande joie que vous pouvez imaginer, ou la plus profonde haine qu’il suscite en votre cœur.<br />
La gamine prit quelques secondes pour réfléchir.<br />
— Et qu’arrive-t-il à ce souvenir ensuite ?<br />
— Consumé, consommé par les forces obscures qui œuvreront à extirper votre père de l’abysse. Ce morceau de mémoire vous sera extirpé, arraché et annihilé à jamais.<br />
Un courant d’air parcourut la salle humide.<br />
Une seule petite joie, pensa Naïa, jeune héritière orpheline de la Couronne du Sombre Monde. Ça ne devait pas être si difficile à dénicher, non ?<br />
— Je dois trouver ça là et maintenant ? s’énerva-t-elle devant les trois paires d’yeux qui la fixaient.<br />
Ochrémonium se libéra péniblement de sa chaise tandis que Voral s’inclina de toute sa hauteur.<br />
— Nous nous tiendrons à votre entière disposition, Votre Altesse…<br />
Ils claudiquèrent tous les deux sur les dalles suintantes et disparurent par la lourde porte de bois.<br />
— Naïa, reprit le vieil homme. Je sais que c’est difficile, mais…<br />
— Taisez-vous, lui intima la gamine.<br />
Elle se hissa sur la table et dévisagea méchamment le cercueil de son père. Sous son crâne paradait une série de longues absences hivernales, de silences embarrassants et de scènes d’intimité artificielle.<br />
— Il y a bien une chose dont je me souviens, commença-t-elle. Je me souviens de sa chaleur, de son odeur alors qu’il m’enveloppait contre lui dans sa grande cape et que nous galopions sur le domaine à la tombée du jour. C’est… mièvre. Tiède et un brin diffus… Je ne crois pas que ça suffise…<br />
Son regard darda le vizir.<br />
— Pourquoi n’y a-t-il rien de plus éclatant ? Pourquoi n’y a-t-il jamais rien eu de plus entre lui et moi ?<br />
Le vizir, dans l’ombre, soupira.<br />
— Parce que votre père a dû se livrer au même exercice, il y a un peu plus de deux ans. Après que le corps piétiné de sa fille unique fut retrouvé sur la plaine.<br />
Naïa laissa ses jambes balancer lentement dans le vide, l’empreinte d’une chute brutale ressurgissant en filigrane dans son esprit.<br />
— Votre père vous aimait profondément, Naïa. Seulement… il ne se rappelait plus vraiment pourquoi.<br />
Un long silence assombrit le visage de Naïa.<br />
&#8230;<br />
— Annulez le rituel, vizir&#8230;</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#800080;">Notice biographique</span></h3>
<div id="attachment_8923" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/375175_10150346390315910_677980909_8547927_1524470843_n.jpg"><img class="size-medium wp-image-8923" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/375175_10150346390315910_677980909_8547927_1524470843_n.jpg?w=200&#038;h=300" alt="" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Patrick Lemay</p></div>
<p style="text-align:justify;">Patrice est né en 1985 et, hier encore, il s&#8217;amusait à se dépeindre comme un écrivain miséreux dont personne ne veut. Pourtant, il publiera en 2012 sa double série de science-fiction, Averia / Tharisia, sous la bannière des Éditions ADA. La nuit, entre deux séances de correction, entouré de chats qui ne louchent pas tant que ça, il se demande souvent s&#8217;il n&#8217;a pas rêvé toute cette aventure. Toujours à la recherche de ce qui fait vibrer et résonner ce petit quelque chose dans ses entrailles, Patrice tient le blogue<a href="http://avisdexpulsion.blogspot.com"> http://avisdexpulsion.blogspot.com</a>. Il aimerait beaucoup vous y accueillir.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/fictions/'>Fictions</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/fantastique/'>fantastique</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/nouvelle/'>nouvelle</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/patrice-cazeaut/'>Patrice Cazeaut</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/richard-tremblay/'>Richard Tremblay</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8893/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8893/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8893/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8893/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8893/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8893/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8893/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8893/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8893/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8893/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8893/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8893/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8893/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8893/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8893&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Billet de Québec, par Jean-Marc Ouellet&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 22:19:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Marc Ouellet]]></category>
		<category><![CDATA[années 70]]></category>
		<category><![CDATA[compétence]]></category>
		<category><![CDATA[dr thomas gordon]]></category>
		<category><![CDATA[Gordon International]]></category>
		<category><![CDATA[Noël Burch]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie pratique]]></category>

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		<description><![CDATA[La boucle d’une compétence Dans notre vie, nous apprenons sans arrêt. Les sujets ne manquent pas, et il y a tant de domaines. Plusieurs ne nous intéressent pas. Nous en oublions presque l’existence. Certains nous accrochent un peu. Nous nous tenons au courant, de loin, on s’arrête lorsqu’on les traite. Journal, revue, internet, télé. D’autres [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=9053&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">La boucle d’une compétence</span></h2>
<p style="text-align:justify;">Dans notre vie, nous apprenons sans arrêt. Les sujets ne manquent pas, et il y a tant de domaines. Plusieurs ne nous intéressent pas. Nous en <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/ouell11.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-9056" title="ouell1" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/ouell11.jpg?w=450" alt=""   /></a>oublions presque l’existence. Certains nous accrochent un peu. Nous nous tenons au courant, de loin, on s’arrête lorsqu’on les traite. Journal, revue, internet, télé. D’autres sujets nous fascinent davantage, nous intéressent au point de les approfondir, d’en faire notre passe-temps, notre métier, notre vie.</p>
<p style="text-align:justify;">L’apprentissage est un processus complexe, qui demande temps et énergie. Quelle que soit la compétence à acquérir, des étapes doivent être franchies. Dans les années 70, Noel Burch travaillait pour l&#8217;organisme Gordon Training International, fondé par le Dr Thomas Gordon, psychologue clinique, pionnier en compétence d’enseignement et en résolution de conflit. Il est particulièrement connu pour ses méthodes destinées aux parents, professeurs, dirigeants, femmes, adolescents et gens œuvrant dans la vente. Burch, donc, décrivit quatre étapes vers la compétence :</p>
<p style="text-align:justify;">L’incompétence inconsciente<br />
Je ne sais pas que je ne sais pas. Je ne sais pas qu’un sujet existe. Par exemple, avant de voir quelqu’un patiner, je ne sais pas que je ne peux pas patiner. Je suis l’ignorant.</p>
<p style="text-align:justify;">L’incompétence consciente<br />
Je sais que je ne sais pas. Je sais que le sujet existe, mais je n’y connais rien. Je chausse les patins, et je tombe au premier pas. Je suis le débutant.</p>
<p style="text-align:justify;">La compétence consciente<br />
Je sais que je sais. Je fais ce qu’il faut faire lorsque mon attention y est consacrée. Je chausse les patins, j’avance sur la glace sans tomber. Je parviens même à patiner vers l’arrière ou à faire quelques figures simples. Une amie passe près de moi et me salue. Je la salue à mon tour, mon esprit est distrait, et mes fesses embrassent la glace. Je suis l’avancé.</p>
<p style="text-align:justify;">La compétence inconsciente<br />
Je ne sais plus que je sais. Je maîtrise parfaitement la technique, les connaissances. J’agis, et le fais bien sans trop y penser. Je patine, je fais des figures compliquées, tout en souriant à la jolie dame qui, ébahie, me regarde. Je suis le pro.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/ouell2.jpg"><img class="alignleft  wp-image-9058" title="ouell2" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/ouell2.jpg?w=240&#038;h=225" alt="" width="240" height="225" /></a>C’est l’approche classique de l’apprentissage, une théorie qui, comme souvent, n’est pas parfaite et ne correspond pas tout à fait à la vraie vie. Deux zones grises existent.</p>
<p style="text-align:justify;">D’abord, les étapes ne sont pas tranchées au couteau. Des entrecroisements existent. Alors que nous nous croyons compétents, certains aspects nous sont révélés, des aspects dont l’existence même nous était encore inconnue. Un exemple : sur une patinoire où tout le monde tourne dans le même sens, je patine pour la première fois. Après une bonne demi-heure, je me débrouille bien. Assez facilement, je patine vers l’avant, je suis le tempo. Or, je ne sais pas encore qu’il est possible de prendre un élan, de sauter et de faire un triple axel. De l’incompétence consciente pour l’ensemble existe toujours une part d’incompétence inconsciente. De même, je peux être consciemment compétent dans l’ensemble tout en étant consciemment incompétent dans les parties. Je peux faire un axel  les yeux fermés — compétent inconscient —, je dois me concentrer pour le double axel — compétent conscient —, je me sais incapable d’exécuter un triple axel — incompétent conscient —, et je ne sais qu’un saut périlleux arrière existe — incompétent inconscient. Il est donc clair que le passage de l’incompétence inconsciente à la compétence inconsciente fait partie d’un processus continu, et opère en sous-étapes.</p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, la compétence inconsciente n’est pas éternelle. Tu faisais des triples axels, et tu n’as pas patiné depuis trente ans. Oublie ça ! Si tu ne pratiques plus, si tu ne te tiens pas à jour, si tu ne gardes pas le feu allumé, la compétence inconsciente pourrait fort bien se transformer en de l’incompétence inconsciente. Tu ne sais pas que tu ne sais plus. L’heure a sonné de prendre ta retraite ou de passer à autre chose. Sinon, un jour ou l’autre, tu auras mal.</p>
<p style="text-align:justify;">En résumé, apprendre, c’est extraordinaire. Tu ne sais pas qu’un sujet existe. Un jour, tu en entends parler, tu veux en savoir plus, tu apprends <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/patinoire.jpg"><img class="alignright  wp-image-9060" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/patinoire.jpg?w=270&#038;h=168" alt="" width="270" height="168" /></a>que tu ne sais rien, tu étudies, tu bûches, tu le maîtrises enfin, puis, sans t’en rendre compte, tu agis sans y penser. Tu as réussi ! Tu peux être fier. Hélas, ce n’est pas fini. L’incompétence rôde. Sans vigilance, sans travail, la fin ressemble au commencement. Et la boucle se ferme.</p>
<p style="text-align:justify;">© Jean-Marc Ouellet 2012</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">Notice biographique :</span></h3>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/jmo2.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-9066" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/jmo2.gif?w=118&#038;h=150" alt="" width="118" height="150" /></a>Jean-Marc Ouellet a grandi sur une ferme du Lac-des-Aigles, petite municipalité du Bas-du-Fleuve, puis à Québec. Après avoir obtenu un diplôme de médecine de l’Université Laval, il a reçu une formation en anesthésiologie. Il exerce à Québec. Féru de sciences et de philosophie, il s’intéresse à toutes les  littératures, mais avoue son faible pour la fiction. Chaque année, depuis le début de sa pratique médicale, il contribue de quelques semaines de dépannage en région, et s’y accorde un peu de solitude pour lire et écrire. L’homme des jours oubliés, son premier roman, a paru en avril 2011 aux Éditions de la Grenouillère. Depuis janvier 2011, il publie un billet bimensuel dans le magazine littéraire électronique Le Chat Qui Louche</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/jean-marc-ouellet/'>Jean-Marc Ouellet</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/annees-70/'>années 70</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/competence/'>compétence</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/dr-thomas-gordon/'>dr thomas gordon</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/gordon-international/'>Gordon International</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/jean-marc-ouellet/'>Jean-Marc Ouellet</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/noel-burch/'>Noël Burch</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/psychologie-pratique/'>psychologie pratique</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/9053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/9053/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/9053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/9053/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/9053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/9053/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/9053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/9053/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/9053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/9053/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/9053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/9053/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/9053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/9053/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=9053&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Alain Gagnon</media:title>
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		<item>
		<title>Chronique d&#8217;humeur, par Jean-Pierre Vidal&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 21:25:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Pierre Vidal]]></category>
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		<description><![CDATA[De la métonymie en Amérique « Tout ce qui est excessif est insignifiant. » Talleyrand Alexis de Tocqueville me pardonnerait sans doute de pasticher ainsi le titre de son œuvre la plus célèbre puisque mon entreprise poursuit, à son échelle réduite et sans oser se comparer à la sienne, le même objectif : comprendre, autant [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=9085&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">De la métonymie en Amérique</span></h2>
<h3 style="text-align:justify;">« Tout ce qui est excessif est insignifiant. »<br />
Talleyrand</h3>
<p style="text-align:justify;">Alexis de Tocqueville me pardonnerait sans doute de pasticher ainsi le titre de son œuvre la plus célèbre puisque mon entreprise poursuit, à son<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/armed_forces_color_guard_at_super_bowl_xlv_1.jpg"><img class="alignright  wp-image-9092" title="Armed_Forces_Color_Guard_at_Super_Bowl_XLV_1" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/armed_forces_color_guard_at_super_bowl_xlv_1.jpg?w=270&#038;h=179" alt="" width="270" height="179" /></a> échelle réduite et sans oser se comparer à la sienne, le même objectif : comprendre, autant que faire se peut, un peuple déroutant dont la longue fréquentation que son hégémonie nous a forcés à entretenir avec lui nous masque en partie l’étrangeté.</p>
<p style="text-align:justify;">Si je devais jouer les Gulliver, je prendrais d’abord soin de leur trouver un nom qui réponde à certains de leurs traits de caractère et de leurs modes de pensée. Pourquoi pas, dès lors, les Métonymiques ? Qu’on en juge plutôt.</p>
<p style="text-align:justify;">Quand ils appellent la bénédiction de Dieu sur l’Amérique, ce n’est pas à nous qu’ils pensent ni à nos cousins latinos. Et, depuis un siècle ou deux, le reste du monde a adopté leur usage, ô combien métonymique puisqu’il noie le tout dans la partie. Ainsi donc, l’ethnocentrisme aveugle, propre à toutes les grandes puissances, tout au long de l’histoire — déjà les Grecs appelaient « barbares » tous ceux qui ne parlaient pas leur langue —, a-t-il été naturalisé par le regard du reste du monde pour qui l’Amérique, c’est décidément les États-Unis et les Américains ceux qui les habitent. Mais imagine-t-on les Chinois, au moment où leur puissance a atteint l’amplitude que l’on sait, appeler les bienfaits du ciel sur l’Asie en n’ayant en tête que leur propre sort quand ils parlent du continent tout entier ?</p>
<p style="text-align:justify;">Il est là, encore, ce Dieu, en compagnie du drapeau, d’une escorte pléthorique et d’un faux gospel « croonant » le Star Spangled Banner, à l’ouverture de ces événements interminables où se célèbrent des sports typiquement, exclusivement, irrémédiablement U.S., mais pour lesquels ils ont inventé les titres ronflants de World Champion (football) ou World Series (baseball). On ne saurait plus élégamment dire que le reste de la planète ne compte pas.</p>
<p style="text-align:justify;">God, incidemment, puisqu’il est question de lui, sert en toutes occasions, de la plus glorieuse à la plus banale, à assaisonner tous les discours. Comme le ketchup les plats, Dieu est le condiment de l’Amérique. Au point qu’on finirait presque par croire qu’il est une des rares choses aujourd’hui à pouvoir encore porter le label made in USA. God, le pauvre, leur avait pourtant enjoint de ne pas rigoler avec son nom : « Tu n’invoqueras pas le nom de Dieu en vain » leur rappelait pourtant leur Livre Saint, cette Bible qu’une nuée de telepreachers, aux cheveux bleus lissés comme des moumoutes commente de la façon la plus simplette qui se puisse imaginer tous les dimanches et sur certaines chaînes tous les jours, pendant des heures. Quand on songe que le seul chef d’État au monde qui ait Dieu à la bouche aussi souvent que le Président des États-Unis d’Amérique est un certain Mahmoud Ahmadinejab, on se prend à frémir et à oser penser que décidément, Dieu est le dommage collatéral de l’Amérique.</p>
<p style="text-align:justify;">Invoquer Dieu à tout propos donne sans doute aux Américains la conviction d’être absous de leur arrogance et de leur avidité.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais, au fait, d’où viennent nos Métonymiques ?</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">Le syndrome de l’arche de Noé</span></h3>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/downloadedfile.jpeg"><img class="alignleft size-full wp-image-9093" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/downloadedfile.jpeg?w=450" alt=""   /></a>Constitués de véritable réfugiés, successivement de persécutions religieuses en Angleterre, de la famine en Irlande, de la misère en Italie, des pogroms de la Russie tsariste et de divers pays d’Europe centrale, grossis plus récemment des diverses populations que les guerres civiles et le sous-développement économique ont jetées plus ou moins légalement sur leurs rivages, les États-Unis sont incontestablement atteints depuis le XIXe de ce que j’appellerais le syndrome de l’Arche de Noé. En effet, comme le navire du patriarche biblique avait pour passagers, au moment du déluge, un couple de chacune des espèces qui peuplaient la terre, nos Métonymiques semblent bien porter en leur sein des échantillons de taille variée de tout ce qui, en matière de races, d’ethnies, de nationalités, peuple la planète. Faits de parties des divers ensembles qui constituent l’humanité, ils sont confiants d’avoir réussi à en refaire un nouveau monde : e pluribus unum, dit leur devise latine, l’unité à partir du multiple.</p>
<p style="text-align:justify;">Il n’est guère étonnant qu’en tout, on les voie manifester la plus violente indifférence au reste de la planète : sur ce plan, comme sur bien d’autres, l’absence totale de curiosité et d’ouverture à l’autre règne en maître et ce pays, qui peut sans nul doute s’enorgueillir des meilleures universités du monde, a aussi incontestablement le peuple le plus ignorant d’Occident, toutes les études de ses chercheurs le répètent à l’envi, décennie après décennie. Et pour consolider encore cette ignorance, on achète les films à succès que l’étranger a pu produire et on les refait, avec des vedettes locales, pour en faire des produits affadis, made in USA.</p>
<p style="text-align:justify;">Les États-Unis sont le trou noir du monde : leur force gravitationnelle est telle qu’aucune matière, aucun rayonnement, ne peuvent s’en échapper. La machine métonymique qu’ils constituent avale tous les ingrédients et les recrache américains. Et nul n’y échappe : nous sommes tous désormais des Américains, du Kamtchatka à la Terre de Feu, grâce à cette véritable machine de guerre qu’on appelle la culture populaire et qui n’est, somme toute, que la culture américaine qui a triomphé de toutes les cultures, pour la plus grande gloire du dieu du commerce.</p>
<p style="text-align:justify;">Rescapés de divers déluges, les Américains sont convaincus, depuis les tout débuts de leur histoire, d’être le peuple élu, bien des textes de leurs débuts l’affirment sans complexe. Et si invoquer Dieu à tout propos leur donne sans doute la conviction d’être absous de leur arrogance et de leur avidité, c’est aussi que tous leurs succès, toutes leurs richesses ne sont que la sanction bienveillante de la divinité. Il suffit de gagner, d’être le plus riche, le plus fort, le plus beau, pour que Dieu automatiquement soit avec vous ou plutôt que, rétrospectivement, il l’ait été de toute éternité : cette forme de métonymie qui réécrit une séquence temporelle s’appelle une métalepse et ça n’est pas pour rien qu’on dirait un nom de maladie.</p>
<p style="text-align:justify;">Nous en sommes tous atteints. Et ça fait très mal.</p>
<p style="text-align:justify;">Une dépêche d’agence nous apprenait récemment qu’à Noël les ventes d’armes ont fracassé un nouveau record chez les Métonymiques. « Regarde, junior, ce que Santa Claus t’a apporté pour Noël : un bel AK-47 ! Avec ça, tu vas pouvoir bien t’amuser avec tes petits camarades. »</p>
<p style="text-align:justify;">Et dire que c’est à cela que Mister Harper veut nous faire ressembler !</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">Notice biographique</span></h3>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">PH.D en littérature (Laval), sémioticien par vocation, Jean-Pierre Vidal est professeur émérite de l’Université du Québec à Chicoutimi où il a <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/photo-jpvidal111-1.jpeg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-9097" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/photo-jpvidal111-1.jpeg?w=112&#038;h=150" alt="" width="112" height="150" /></a>enseigné depuis l’ouverture de l’institution, en 1969. Fondateur de la revue <em>Protée</em>, il a aussi été chercheur et professeur accrédité au doctorat en sémiologie de l’Université du Québec à Montréal. Il a d’ailleurs été professeur invité à l’UQAM (1992 et 1999) et à l’UQAR (997).</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Outre de nombreux articles dans des revues universitaires et culturelles, il a publié deux livres sur Robbe-Grillet, un essai dans la collection « Spirale » des éditions Trait d’union, <em>Le labyrinthe aboli ; de quelques Minotaures contemporains</em> (2004) et deux recueils de nouvelles, <em>Histoires cruelles et lamentables</em> (Éditions Logiques 1991) et, cette année, <em>Petites morts et autres contrariétés</em>, aux éditions de la Grenouillère.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Jean-Pierre Vidal collabore à diverses revues culturelles et artistiques (<em>Spirale, Tangence, Esse, Etc, Ciel Variable, Zone occupée</em>). Il a préfacé plusieurs livres d’artiste, publie régulièrement des nouvelles et a, par ailleurs, commis un millier d’aphorismes encore inédits.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Depuis 2005, il est conseiller scientifique au Fonds de Recherche du Québec, Société et Culture.</span></p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/jean-pierre-vidal/'>Jean-Pierre Vidal</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/alexis-de-tocqueville/'>alexis de tocqueville</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/baseball/'>baseball</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/bible/'>bible</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/culture-americaine/'>culture américaine</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/dieu/'>Dieu</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/football/'>football</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/hegemonie/'>hégémonie</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/jean-pierre-vidal/'>Jean-Pierre Vidal</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/latinos/'>latinos</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/star-spangled-banner/'>star spangled banner</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/talleyrand/'>Talleyrand</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/tocqueville/'>Tocqueville</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/usa/'>USA</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/world-series-baseball/'>world series baseball</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/9085/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/9085/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/9085/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/9085/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/9085/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/9085/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/9085/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/9085/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/9085/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/9085/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/9085/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/9085/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/9085/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/9085/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=9085&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Chronique urbaine par Jean-François Tremblay&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 21:51:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-François Tremblay]]></category>
		<category><![CDATA[Breaking Bad]]></category>
		<category><![CDATA[Heinrich Müller]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Sammel]]></category>
		<category><![CDATA[Un village français]]></category>

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		<description><![CDATA[Un village Français La Deuxième Guerre mondiale est un sujet historique qui me fascine.  Cette période de l’Histoire, aussi sombre fût-elle, demeure captivante à plusieurs égards.  Je ne suis pas le seul à m’y intéresser, si j’en crois tout ce qui se publie depuis 70 ans. Au cours des dernières semaines, je me suis donc [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=9068&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#993366;">Un village Français</span></h2>
<p style="text-align:justify;">La Deuxième Guerre mondiale est un sujet historique qui me fascine.  Cette période de l’Histoire, aussi sombre fût-elle, demeure captivante à <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/arton2212-1a088.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-9071" title="arton2212-1a088" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/arton2212-1a088.jpg?w=300&#038;h=150" alt="" width="300" height="150" /></a>plusieurs égards.  Je ne suis pas le seul à m’y intéresser, si j’en crois tout ce qui se publie depuis 70 ans.<br />
Au cours des dernières semaines, je me suis donc plongé dans cette saga qu’est la télésérie <em>Un Village Français</em>, un succès populaire et critique en France.  C’est par le magazine <em>Histoire</em> que j’ai appris son existence. Un article présentait un palmarès des meilleures séries historiques de l’heure.<br />
<em>Un Village Français</em> raconte la vie quotidienne de la population de Villeneuve (lieu fictif) sous l’Occupation allemande. Trois saisons ont été diffusées à ce jour. Les deux premières couvrent un an de temps historique. La troisième offre un format différent : ses douze épisodes ne couvrent que quelques semaines.  Disponible sur DVD en France, vous la trouverez sur Amazon.<br />
Les intrigues passionnantes m’ont immédiatement accroché.  Le jeu des acteurs est juste et la reconstitution de qualité.<br />
Bon, ma copine, historienne de formation, avait quelques réserves, surtout en ce qui a trait aux tenues légères des femmes. Elle s’interrogeait à savoir si les femmes se dénudaient autant à l’époque. Sauf ce détail, elle fut aussi emballée que moi par l’ensemble.<br />
Alors que la première saison ne nous montre les intrigues du point de vue des Français, la deuxième introduit un Allemand très intéressant : Heinrich Müller (rien à voir avec le personnage historique, si ce n’est le nom). Interprété par l’acteur Richard Sammel, cet officier nazi prendra de plus en plus de place.  Tandis qu’on le dépeignait comme un monstre dans les émissions de la deuxième saison, la troisième saison nous fait découvrir une facette plus attachante de sa personnalité, et l’acteur dévoile un talent immense, nous obligeant à ressentir de la compassion pour cet odieux personnage.   J’ai découvert en Richard Sammel un acteur formidable, au visage terriblement expressif, envoûtant.<br />
Ceci dit, l’ensemble de la distribution est tout aussi fantastique.<br />
Ce qui m’a interpellé dans <em>Un Village Français</em>, c’est le réalisme de l’œuvre : surtout les réactions des protagonistes devant les événements qui surviennent dans leur vie. Le générique d’ouverture nous apprend qu’on a fait appel, pour l’écriture, à une consultante en psychologie des personnages. Je ne sais pas si ce genre de consultation est courant en télévision, mais, au cours de la troisième saison, certains personnages font face à des décisions qu’aucun humain ne devrait avoir à prendre.  Aucun sujet n’est traité à la légère ; chacun y réagit de manière crédible.<br />
J’attends avec impatience le reste de cette captivante téléséries que TV5  a diffusée en partie ici, au Québec, avant d’interrompre sa diffusion.</p>
<p style="text-align:justify;">&#8211;<br />
<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/breaking-bad-wallpaper-3.jpg"><img class="alignleft  wp-image-9073" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/breaking-bad-wallpaper-3.jpg?w=270&#038;h=216" alt="" width="270" height="216" /></a>Dans deux semaines, je vous reviens avec un texte sur une autre télésérie que je dévore en compagnie de ma copine depuis peu : la série américaine que la critique acclame : <em> Breaking Bad</em>.  Faites-vous plaisir, jetez-y un œil.  C’est du bonbon !</p>
<h3><span style="color:#993366;">Notice biographique</span></h3>
<p style="text-align:justify;">Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma.  Dès un très jeune âge, il a<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/n563601192_1189984_62961.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-9078" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/n563601192_1189984_62961.jpg?w=125&#038;h=150" alt="" width="125" height="150" /></a> fait ses études collégiales en Lettres, pourse diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite la métropole depuis 2007.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/jean-francois-tremblay/'>Jean-François Tremblay</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/breaking-bad/'>Breaking Bad</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/heinrich-muller/'>Heinrich Müller</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/jean-francois-tremblay/'>Jean-François Tremblay</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/richard-sammel/'>Richard Sammel</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/un-village-francais/'>Un village français</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/9068/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/9068/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/9068/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/9068/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/9068/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/9068/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/9068/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/9068/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/9068/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/9068/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/9068/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/9068/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/9068/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/9068/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=9068&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Une novella d&#8217;Emmanuel M. Simard : La chute du jour&#8230; (extrait)</title>
		<link>http://maykan.wordpress.com/2012/01/22/une-novella-demmanuel-simard-la-chute-du-jour-extrait/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 19:40:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[chat qui louche]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Simard]]></category>
		<category><![CDATA[La chute du jour]]></category>
		<category><![CDATA[novella]]></category>

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		<description><![CDATA[(Dans un style qui n&#8217;appartient qu&#8217;à lui, Emmanuel Simard nous présente un texte d&#8217;une force rare et d&#8217;une sombre beauté .  Une poésie qui ne peut laisser indifférent.) Résumé et extrait La chute du jour suit le parcours d’un jeune garçon qui tente de survivre dans les affres du Grand Feu de 1870, qui a [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=9011&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>(Dans un style qui n&#8217;appartient qu&#8217;à lui, Emmanuel Simard nous présente un texte d&#8217;une force rare et d&#8217;une sombre beauté .  Une poésie qui ne peut laisser indifférent.)</h3>
<h2><span style="color:#800080;">Résumé et extrait<br />
</span></h2>
<h3 style="text-align:justify;">La chute du jour suit le parcours d’un jeune garçon qui tente de survivre dans les affres du Grand Feu de 1870, qui a <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/esok-2.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-9020" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/esok-2.jpg?w=450" alt=""   /></a>dévasté une partie du Lac-Saint-Jean et du Saguenay de l’époque.  Un cataclysme économique et social décrit de l&#8217;intérieur, à ras de conscience individuelle.</h3>
<p style="text-align:justify;">« Elle tient le bébé dans ses bras. Qui commencent à trembler. L’enfant est une pierre soudée à son poitrail. Ses pleurs se distancent.<br />
Le fils ne les voit presque plus tant la fumée noire absorbe tout. Il lui touche l’épaule pour indiquer qu’il est toujours présent. La mère allonge sa main libre vers son visage. Les doigts le supplient de parler. De grogner ou de gémir. Elle effleure la peau sale. Encrassée. Devine les pourtours. Les pommettes saillantes hautes dans la figure. Le nez qu’elle coince entre son pouce et son index. Doux flottement de l’air et du temps. La mère ne voit nulle part. Elle regarde la surface de ses paupières. Le fils les ferme lui aussi. Les caresses effacent les feux flottants.<br />
L’index se rend ensuite à la lèvre supérieure. Elle en redessine les contours. L’inférieur également. Ses petits crayons boudinés vont au menton. Remontent par le chemin des mâchoires vers les oreilles de choux-fleurs. Enfourche les dents de sa main dans les boucles. Elle sent sur sa peau certains filaments brûlés. Durs comme des fusains.<br />
—  Quelqu’un a dit dans la cave à patates que c’était de notre faute…<br />
Elle fourrage la tête.<br />
— Qu’on priait mal le Bon Dieu ! Qu’on faisait trop de folies ! Ils pensent que Dieu veut nous punir.<br />
Elle touche le front. Plissé de fatigue.<br />
— Punir.  Punir  de  quoi ?  D’être  des  hommes ? Notre seul péché si tu veux savoir, c’est qu’on parle trop des fois.<br />
Elle ricane.<br />
— Et c’est moi qui dit ça.<br />
Les mains sont douces sur sa peau.<br />
— J’aimerais que ces gens t’aient vu aller aujourd’hui mon garçon.<br />
Elle plaque un baiser sur son pouce et l’imprime sur sa joue.<br />
— Merci. »</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>(Les Éditions du Chat Qui Louche vous offrent cet ouvrage à prix plus que modique… Il vous suffit  de cliquer sur l’adresse suivante : <a href="http://www.editionslechatquilouche.com">http://www.editionslechatquilouche.com</a>/)</strong></p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#800080;">Notice biographique</span></h3>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/4647_89488040285_728760285_2349312_3961525_n.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-9023" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/4647_89488040285_728760285_2349312_3961525_n.jpg?w=143&#038;h=150" alt="" width="143" height="150" /></a>Originaire de La Baie, Emmanuel Simard détient un diplôme en art interdisciplinaire de l’Université du Québec à Chicoutimi. Il a écrit et réalisé une dizaine de courts métrages, ayant participé à divers festivals <strong><em>(Regard sur le court métrage au Saguenay</em></strong>, <strong><em>Vidéaste Recherché</em></strong>). Il pratique également la peinture.  Il travaille à la publication de son premier roman, <strong><em>Triptyque baieriverain</em></strong>. Dernièrement, il a publié de la poésie dans les revues <strong><em>Estuaire</em></strong> et <strong><em>Jet d’encre</em></strong>.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/chat-qui-louche/'>chat qui louche</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/emmanuel-simard/'>Emmanuel Simard</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/la-chute-du-jour/'>La chute du jour</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/novella/'>novella</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/9011/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/9011/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/9011/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/9011/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/9011/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/9011/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/9011/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/9011/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/9011/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/9011/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/9011/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/9011/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/9011/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/9011/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=9011&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Billet de Milan, de Clémence Tombereau&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 21:41:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Clémence]]></category>
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		<category><![CDATA[Clémence Tombereau]]></category>
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		<description><![CDATA[Tuer le monde Les mots de Guido. Les écouter jusqu&#8217;à la lie. Désapprendre la langue chiffrée. Revenir à ce temps que tu crois meilleur, plus humain, moins machine. Remonter à la surface de cette époque boueuse, trouble, qui englue l&#8217;entendement, force le sourire et déteste les pleurs. Un café. Son goût encore une fois perverti [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8963&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#008080;">Tuer le monde</span></h2>
<p style="text-align:justify;">Les mots de Guido. Les écouter jusqu&#8217;à la lie. Désapprendre la langue chiffrée. Revenir à ce temps que tu crois meilleur, plus humain, moins <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/spleen-meridian-p4.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-8967" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/spleen-meridian-p4.jpg?w=207&#038;h=300" alt="" width="207" height="300" /></a>machine. Remonter à la surface de cette époque boueuse, trouble, qui englue l&#8217;entendement, force le sourire et déteste les pleurs.<br />
Un café. Son goût encore une fois perverti par ces saveurs sucrées. Il faut bien se nourrir. Il faut bien faire croire. Que, dans le fond, tu es comme eux, que tu ne cherches rien d&#8217;autre que le sourire, comme eux. Il faut participer au détestable spectacle des humains abrutis, pour lesquels le bonheur réside dans des plaisirs simples, comme le rire, les gâteaux, l&#8217;écran. Parfois t&#8217;étreint l&#8217;envie d&#8217;anéantir les hommes, ce qu&#8217;ils sont devenus. Ce monde t&#8217;a rendu génocidaire.<br />
Marcher chasse peu à peu ces idées, les diffuse dans l&#8217;air, à la manière d&#8217;un parfum dont tu te dépossèderais à chacun de tes pas. Les corbeaux sont légion dans cette ville obscure et leurs croassements mêmes semblent débauchés. Ces cris-là ne sont pas les mêmes qu&#8217;avant. Ils en sont des échos. Leur sonorité artificielle, régulière, te fait penser à ces jouets éducatifs qui imitent les cris des animaux. Retourne l&#8217;univers et devine l&#8217;animal qui parle. Voilà ce qu&#8217;est devenu le monde: un vaste jeu éducatif pour les pauvres gosses que nous sommes, qui déploie sous nos yeux ses artifices chamarrés, ses formes si ludiques qu&#8217;il nous faut toucher, deviner : et sur nos faces fades, le sourire béat de l&#8217;enfant maintient l&#8217;illusion que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#008080;">Notice biographique</span></h3>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/klc3a911.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8970" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/klc3a911.jpg?w=450" alt=""   /></a>Clémence Tombereau est née  à Nîmes en 1978. Après des études de lettres classiques, elle a enseigné le <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/couverture-ct44_0001.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-8972" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/couverture-ct44_0001.jpg?w=450" alt=""   /></a>français en lycée pendant cinq ans.  Elle vit actuellement à Milan, en Italie.  Finaliste du prix Hemingway en 2005, lauréate cette année du concours littéraire organisé par le blogue Vivre à Porto, elle a contribué à la revue littéraire Rouge-déclic (numéro2) et elle nourrit régulièrement un blogue que vous que vous auriez intérêt à visiter :<a href="http://clemencedumper.blogspot.com/"> http://clemencedumper.blogspot.com/</a>  (Clémence Tombereau vient de publier aux Éditions du Chat Qui Louche Fragments, un recueil de billets que vous pouvez vous procurer en version numérique pour un prix plus que modique à l’adresse suivante :<a href="http://www.editionslechatquilouche.com/"> http://www.editionslechatquilouche.com/</a>)</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/clemence/'>Clémence</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/angoisse/'>angoisse</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/artifices/'>artifices</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/clemence-tombereau/'>Clémence Tombereau</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/cris-des-animaux/'>cris des animaux</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/fades/'>fades</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/le-bonheur/'>le bonheur</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/spectacle/'>spectacle</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/spleen/'>spleen</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8963/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8963/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8963/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8963/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8963/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8963/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8963/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8963/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8963/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8963/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8963/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8963/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8963/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8963/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8963&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Balbutiements chroniques&#8230; par Sophie Torris&#8230;</title>
		<link>http://maykan.wordpress.com/2012/01/18/balbutiements-chroniques-par-sophie-torris-3/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 21:33:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sophie Torris]]></category>
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		<category><![CDATA[Clémenceau]]></category>
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		<description><![CDATA[Les stances du colimaçon — ….. Ch@t !? Et voilà que je vous apostrophe sans façon. Je voulais vous surprendre. Me guettiez-vous ? Nous avions rendez-vous. Nous sommes jeudi. Étiez-vous à l’affut de mes balbutiements, le Ch@t ? M’attendiez-vous ? Deux mois déjà que mon accent pointu vous ouvre ses guillemets. Deux mois que je [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8994&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">Les stances du colimaçon</span></h2>
<p style="text-align:justify;">— ….. Ch@t !?<br />
Et voilà que je vous apostrophe sans façon. Je voulais vous surprendre. Me guettiez-vous ? Nous avions rendez-vous. Nous sommes<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/limage-jour-escalier-colimacon-l-1.jpeg"><img class="alignright  wp-image-8996" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/limage-jour-escalier-colimacon-l-1.jpeg?w=270&#038;h=202" alt="" width="270" height="202" /></a> jeudi. Étiez-vous à l’affut de mes balbutiements, le Ch@t ? M’attendiez-vous ?<br />
Deux mois déjà que mon accent pointu vous ouvre ses guillemets. Deux mois que je pelotonne  mon début d’alphabet au sein de votre arobase littéraire. Puis-je croire, cher Ch@t, que vous m’espérez un peu pendant les parenthèses de silence qui séparent chacune de mes chroniques ? Puis-je penser qu’il vous arrive parfois, impatient, d’imaginer la courbe de mon alinéa avant qu’il ne s’offre à vous ? Enfin, vous, le Ch@t, qui louchez sur mes trémas, ne pensez-vous pas que le plaisir tient pour beaucoup du désir ? Faisons donc le point sur ces interrogations, voulez-vous ?<br />
Georges Clémenceau a laissé à la postérité une célèbre maxime qui dit que le meilleur moment dans l’amour, c’est quand on monte l’escalier. Mais dites-moi, le Ch@t, qui sont ceux qui prennent encore le temps de penser libertinage dans un escalier quand un ascenseur en cage peut les propulser droit comme des « I » au septième étage ? Qui sont celles qui prennent encore plaisir à perdre leur souffle contre un garde-corps ? J’ai le regret de vous apprendre que de nos jours, les mains courantes laissent de bois. Et il est bien difficile de pallier ce manque d’enthousiasme. Car ce qui marche aujourd’hui, c’est l’escalator sans escales. Le plaisir immédiat sans l’attente. Bref, l’ère est à l’escalier roulant qui dicte la marche à suivre. Ou, pis encore, au confortable plaisir de plain pied. La perspective d’une mansarde sous les toits ne semble plus faire recette.<br />
Serions-nous alors de la vieille école, vous, mon Ch@t, et moi ? À croire encore que le secret est dans la préparation de la sauce. Je suis résolument de ceux qui goûtent encore  chaque palier qui mène au plaisir, de volée en envolée de marches. Car qu’on les monte quatre à quatre ou que l’on colimaçe exagérément, c’est toujours le cœur qui cogne à la porte du septième, non ?<br />
Bon. Évidemment, on prend des risques. Car à étirer le temps du désir, on l’accroit.  La garçonnière tout là-haut n’est pas toujours la chambre de bonne qu’on croit. Et là, on se retrouve bien malgré nous devant cette constatation paradoxale : l’anticipation du plaisir peut parfois conduire à gâcher le plaisir. Permettez que je vous explique, cher Ch@t. Anticiper, ici, dans ces escaliers, c’est éprouver, l’espoir et le doute en cédilles, une certaine excitation due à l’attente. Or, si votre imagination est correctement stimulée, et j’imagine qu’elle l’est, l’attente d’un petit bonheur hypothétique peut être tout à fait jubilatoire, votre jouissance atteignant son comble en même temps que le pas-de-porte convoité.<br />
Mais… il y a un mais. Car qui vous dit que cette extase achetée à crédit respectera vos engagements. Il se peut que la porte passée, la réalité ne soit pas à la hauteur du palier et que vous dévaliez l’escalier marche arrière, en traînant avec vous une malencontreuse dette de plaisir. La chute dans l’escalier peut alors être raide et la marche funèbre.<br />
Pour éviter cette possible déconfiture, certains ont décidé de ne plus jamais clore la marche et en disciples d’Esher empruntent ses escaliers illusoires dans l’optique d’un plaisir infini. Mais jamais consommé. Du plaisir sans trait d’union. Je vous avoue, cher Ch@t, que cela me laisse circonflexe.<br />
<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/images2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8998" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/images2.jpg?w=450" alt=""   /></a>Le plaisir peut-il n’être qu’un état d’esprit ? Le fait d’anticiper le bonheur peut-il nous y conditionner ? Je pense ici à tous ceux qui vivent leur 31 décembre comme une obligation d’être heureux. L’idée préconçue ne peut être déçue, ne doit être déçue. Et chose amusante, il arrive que nous soyons inconscients de nos propres leurres. Dans le même ordre d’idées, ne vous est-il jamais arrivé, le Ch@t, de revisiter en souvenir vos mansardes ? On emprunte alors d’étonnants petits escaliers de service qui nous ramènent bien plus tard à ce même septième étage. Là, avec le temps, la minuscule mansarde inodore et sans saveur s’est cristallisée toute en majuscules.<br />
Alors où se trouve la solution ? Ne pas chercher à savoir ce qu’il y a en haut de l’escalier peut-être. Être heureux en se contentant de peu. Mais il faut être sacrément sage pour savoir rester sur le perron. Est-il possible alors de monter les marches quand même, mais sans but prédéterminé ? On éviterait ainsi les déceptions. Parfois, il n’y aurait rien là haut et puis de temps en temps, on se laisserait délicieusement surprendre par l’imprévu. Un p’tit plaisir spontané qui passerait par là, par hasard. Mais ça, c’est apprendre à vivre sans désir. Et à moins d’être Ronsard…<br />
Cher Ch@t, je vous sais sage. Mais je vous en prie, si vous voulez voir des astérisques, ne vous contentez pas de mes incipits, ni ne courez au point final. C’est dans l’anticipation de chaque virgule que se trouve le plaisir de ma lecture.<br />
Sophie</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">Notice biographique</span><br />
<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/321123_306765999351815_179961285365621_1163118_1077941746_n1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-9003" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/321123_306765999351815_179961285365621_1163118_1077941746_n1.jpg?w=450" alt=""   /></a>Sophie Torris est d’origine française, québécoise d’adoption depuis 15 ans. Elle vit à Chicoutimi où elle enseigne le théâtre dans les écoles primaires et l’enseignement des Arts à l’université. Elle écrit essentiellement du théâtre scolaire. Parallèlement à ses recherches doctorales sur l’écriture épistolaire, elle entretient avec l’auteur Jean-François Caron une correspondance sur le blogue In absentia à l’adresse : <a href="http://lescorrespondants.wordpress.com/">http://lescorrespondants.wordpress.com</a>/.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/sophie-torris/'>Sophie Torris</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/erotisme/'>érotisme</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/clemenceau/'>Clémenceau</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/coquinerie/'>coquinerie</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/escalier/'>escalier</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/escher/'>Escher</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/plaisir-differe/'>plaisir différé</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/ronsard/'>Ronsard</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8994/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8994/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8994/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8994/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8994/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8994/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8994/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8994/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8994/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8994/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8994/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8994/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8994/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8994/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8994&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Un récit de l&#8217;écrivain Guy Lalancette&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 13:06:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fictions]]></category>
		<category><![CDATA[alphonse daudet]]></category>
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		<description><![CDATA[Le téléphone Sur ma table de travail, le calendrier indique le mardi 15 décembre 1998. Je ne sais pas encore que dans quelques minutes ma vie basculera sur un coup de téléphone. Je déteste le téléphone. Chaque fois, sa sonnerie me trouble. Envahissement sauvage. Souvent, je ne réponds pas. Il est 13 h 55. De [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8978&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color:#ff0000;">Le téléphone</span></h2>
<p style="text-align:justify;">Sur ma table de travail, le calendrier indique le mardi 15 décembre 1998. Je ne sais pas encore que dans quelques minutes ma vie<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/250244_1818758507863_1207146421_31658790_3904016_n.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-8984" title="250244_1818758507863_1207146421_31658790_3904016_n" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/250244_1818758507863_1207146421_31658790_3904016_n.jpg?w=450" alt=""   /></a> basculera sur un coup de téléphone. Je déteste le téléphone. Chaque fois, sa sonnerie me trouble. Envahissement sauvage. Souvent, je ne réponds pas.<br />
Il est 13 h 55. De la maison à la porte de ma classe, où je dois donner un cours à 14 h 10, il y a exactement huit minutes. Les bottes aux pieds, la parka sur le dos, je corrige un manuscrit que les maisons d’édition me refuseront une fois de plus. Vingt ans de refus polis : &#8230;votre manuscrit ne correspond malheureusement pas à  la ligne éditoriale de notre maison.  Depuis le temps, j’ai compris. Je ne suis pas à la hauteur, mais je résiste. Si je cède, je coule. Comment pourrais-je ne plus écrire ?<br />
13 h 58, je suis debout au-dessus du clavier de mon ordi. Un verbe à remplacer, un doute aussi. J’ai encore quelques minutes devant moi. Le téléphone sonne. Merde ! J’ai tout perdu. Encore aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi j’ai décroché. Une distraction ou plus sûrement l’envie furieuse de faire taire le monstre.<br />
Au bout du fil, une voix calme et un peu rauque de fumeur. J’enregistre le nom : Jean-Yves Soucy, directeur littéraire chez VLB éditeur. À ma montre il est 13 h 59 et 15 secondes. Je sais que quelque chose d’unique est en train de se passer.   VLB éditeur comme un moulin emballé dans ma tête : je vois tourner ses grandes lettres au vent d’Alphonse Daudet dont le célèbre recueil occupe un coin de ma table de travail. Par-dessus tout cela, la voix continue de remplir mon silence de bouts de phrases brouillées « …publication de votre manuscrit… » pendant que je cherche à situer ce Soucy-là. Je connais le nom, mais je ne sais plus d’où. Il est maintenant plus de 14 h « …Salon du livre de Québec… » ; je comprends que <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/mo_9782896491704.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8987" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/mo_9782896491704.jpg?w=450" alt=""   /></a>VLB veut publier mon dernier manuscrit. J’ai dû répondre quelque chose entre la félicité et l’urgence.<br />
Je veux croire au conte, au rêve, à l’impossible. Ce sentiment aussi que cet instant-là de ma vie dérape, que je n’arriverai pas à m’arrêter au carrefour qui fonce sur moi à toute allure, je bafouille  « …mes élèves m’attendent… », plus que quarante secondes avant de devoir quitter. C’est l’accrochage. Je raccroche. Jean-Yves Soucy a promis qu’il me rappellera à 16 h.<br />
Je ne me crois pas, je me déteste : j’ai fermé la ligne au nez de celui qui allait me donner accès à mon espoir le plus rêvé.  Un appel que j’attendais depuis vingt ans. Vingt ans de déceptions. Aucun cours, fût-il de théâtre, ne méritait une telle privation.<br />
16 h 03, la sonnerie du téléphone : une symphonie.<br />
Guy Lalancette<br />
février 2011</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">Notice biographique</span></h3>
<p style="text-align:justify;">Né en 1948 à Girardville. Habite Chibougamau. Diplômes : Maîtrise en éducation (M.ED) Maîtrise en création littéraire (M.A). A enseigné l’expression dramatique pendant 30 ans. Publications chez VLB éditeur : <em>Il ne faudra pas tuer Madeleine encore une fois</em> (1999). <em>Les yeux du père</em> (2001), prix Roman Abitibi-Consol, finaliste au prix France-Québec. <em>Un amour empoulaillé</em> (2004) et Typo (2009), finaliste au prix France-Québec et au prix du Gouverneur général 2005. <em>La conscience d’Éliah</em> (2009), prix Roman Abitibi-Bowater, finaliste au prix des 5 continents de la francophonie 2010.<em> Le bruit que fait la mort en tombant</em> (2011), prix Récit du salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean 2011.<br />
Lauréat des prix littéraires de Radio-Canada : <em>Havre-les-Chiens</em>, 2ème prix Récit 2007, publié dans la revue <em>enRoute</em>, Air Canada, avril 2008. <em>Blou sued chouz</em>, 2ème prix Récit 2008, publié dans la revue <em>enRoute</em>, Air Canada, avril 2009.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/fictions/'>Fictions</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/alphonse-daudet/'>alphonse daudet</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/auteur/'>auteur</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/editeur/'>éditeur</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/directeur-litteraire/'>directeur littéraire</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/guy-lalancette/'>Guy Lalancette</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/jean-yves-soucy/'>jean yves soucy</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/publication/'>publication</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8978/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8978/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8978/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8978/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8978/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8978/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8978/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8978/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8978/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8978/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8978/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8978/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8978/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8978/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8978&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Un récit de Jacques Girard&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 20:26:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fictions]]></category>
		<category><![CDATA[adolescense]]></category>
		<category><![CDATA[érotisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Jacques Girard]]></category>
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		<description><![CDATA[ Venise&#8230;  Son prénom était Venise. Comme la grande ville italienne construite sur  cent dix-huit  îles  et  prisée  par les touristes. Ses parents l&#8217;avaient  prénommée ainsi à la suite d&#8217;un séjour dans la ville des doges. Un prénom sur mesure pour cette adolescente farouche, évanescente et conquérante.  Dans notre petit quartier de la fin des années [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8629&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align:justify;"><span style="color:#339966;"> Venise&#8230;</span></h1>
<p style="text-align:justify;"> Son prénom était Venise. Comme la grande ville italienne construite sur  cent dix-huit  îles  et  prisée  par les touristes. Ses parents l&#8217;avaient  prénommée ainsi à la<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/2114503561_1.jpg"><img class="alignright  wp-image-8632" title="2114503561_1" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/2114503561_1.jpg?w=240&#038;h=172" alt="" width="240" height="172" /></a> suite d&#8217;un séjour dans la ville des doges.</p>
<p style="text-align:justify;">Un prénom sur mesure pour cette adolescente farouche, évanescente et conquérante.  Dans notre petit quartier de la fin des années 1950, il en fallait bien peu pour rompre la monotonie. Son arrivée bouleversa notre vie.</p>
<p style="text-align:justify;">Personne ne put ignorer la présence de cette jeune fille, belle, ingénue et surtout très différente des sœurs et des copines du même âge. Elle créa tout un remous. Sa famille emménageait dans  la grande  maison  du docteur, parti pour la ville. Les valises n&#8217;étaient pas encore défaites que, déjà, Venise avait conquis le petit quartier qui s&#8217;étirait le long du lac Saint-Jean.</p>
<p style="text-align:justify;">Il lui avait suffi, par ce premier dimanche de juillet, de se rendre au magasin, vêtue d&#8217;une  robe claire à la merci de ses mouvements en coups de vent, pour semer la commotion derrière les  rideaux.  Ses gestes  étaient étudiés. Si les jeunes filles de son âge (13 ou 14 ans) baissaient les yeux devant un homme ou chassaient la gêne en souriant, Venise, elle, portait les siens bien haut. Ses prunelles perses prirent la couleur du lac.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle était la cadette d&#8217;une famille de cinq filles. Belles, libres.</p>
<p style="text-align:justify;">Leur grande maison entourée d&#8217;une  haute clôture fut assiégée par de nombreux prétendants. Sauf la dernière, elles succombèrent aux charmes d&#8217;un garçon de leur âge. Les deux plus vieilles se marièrent à un été d&#8217;intervalle.</p>
<p style="text-align:justify;">Venise était plutôt solitaire. Elle incarnait l&#8217;amour impossible, l&#8217;impossible conquête.  Cette  fille  aux cheveux de jais jouait à être aimée et savait répondre aux désirs sans se compromettre. Notre malheur faisait à la fois notre bonheur. Sa liberté laissait, aux jeunes que  nous  étions, toujours de l&#8217;espoir.  Plus avertis,  les adultes  s&#8217;imaginaient que c&#8217;était tout simplement une petite aguicheuse. À l&#8217;école, il  n&#8217;y en eut que pour elle. Elle devint la préférée des religieuses qui la trouvaient charmante et serviable. Sur leurs recommandations,  ses parents l&#8217;envoyèrent étudier, l&#8217;année suivante, dans une école privée. Venise revint au milieu  de l&#8217;année ; on ne sut jamais pour quelle raison. L&#8217;hiver fut moins long.</p>
<p style="text-align:justify;">Cet été-là, elle se fit bronzer presque nue, enlevant à demi le haut de son maillot de bain. Tout autour de la grande  barricade, des  yeux se  traçaient  un chemin. Certains  allèrent  même sur le lac avec des jumelles. Elle  s&#8217;efforçait de se  camoufler derrière une  haie criblée de trous.</p>
<p style="text-align:justify;">Mon  ami,  qui  demeurait voisin, m&#8217;offrait les premières loges. Du haut de la fenêtre de sa chambre, on  examinait en  détail ce  corps de  sirène. Elle connaissait  notre présence. Je pense qu&#8217;elle  s&#8217;amusait de nous voir les mains moites, les yeux multipliés et les paupières folles.</p>
<p style="text-align:justify;">Un jour, la mère de mon ami nous surprit en pleine séance de&#8230; Mal nous en prit.</p>
<p style="text-align:justify;">Son jeu commença à lui attirer l&#8217;animosité des autres filles et des femmes. Les filles enviaient  et craignaient  cette Lolita. Les dames de la paroisse mirent leur mari et leurs adolescents en garde contre cette jeune sans attaches, trop libre, trop différente et qui, contrairement au reste de sa famille, ne s&#8217;était  pas intégrée à la vie du quartier. La suspicion augmenta quand elle abandonna, à trois mois de la fin de l&#8217;année,  son cours à l&#8217;Institut  familial. Il fallait que quelqu&#8217;un aidât sa mère.</p>
<p style="text-align:justify;">Se complaisait-elle  dans l’adolescence ? La ville était petite. On ne permettait pas d&#8217;être  trop différent. Venise se trouva, bien malgré elle, isolée, pour ne pas dire ostracisée.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/9782755500424.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-8635" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/9782755500424.jpg?w=210&#038;h=300" alt="" width="210" height="300" /></a>Un  jour,  elle  disparut. Toutes sortes de  bruits coururent sur  ses  mœurs particulières.  Quelques années plus tard, la transfuge réapparut dans le quartier en compagnie d&#8217;une  fille plus jeune, portant toujours un pantalon. Elles  fumaient  et sortaient la nuit. Toutes deux déambulaient en riant, indifférentes aux autres. Elles se promenaient avec des éclairs de dédain dans les yeux, s&#8217;assoyaient  au bout du quai de la propriété familiale et buvaient de la bière à même la bouteille.</p>
<p style="text-align:justify;">Venise s&#8217;affichait.</p>
<p style="text-align:justify;">Je fus déçu, préférant garder le souvenir de la jeune fille qui avait soulevé une vague sur notre quartier, quelques années plus tôt. Je fus soulagé quand, après quelques jours, le couple repartit.</p>
<h3><span style="color:#339966;">Notice biographique</span></h3>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/216152_115414771874611_100002182667263_130678_1131221_n1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-8638" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/216152_115414771874611_100002182667263_130678_1131221_n1.jpg?w=113&#038;h=150" alt="" width="113" height="150" /></a>Jacques Girard est écrivain, journaliste, enseignant…  Il est de plus un efficace animateur culturel : on ne saurait évaluer le nombre de fidèles qu’il a intronisés à la littérature québécoise et universelle.  Ses écrits reflètent un humanisme lucide.  De la misère, il en décrit.  Aucun misérabilisme, toutefois.  Il porte un profond respect à ces personnages bafoués par la vie qui hantent les tavernes, les restos et les bars semi-clandestins de sa ville.  Il les connaît bien, et il ne se distancie pas d’eux.  Il a conscience d’appartenir à la même espèce, pour paraphraser Lawrence Durrell.  Nous considérons <em><strong>Des nouvelles du Lac</strong></em> son chef d’œuvre.  Mais il nous a aussi donné, entre autres, <em><strong>Fragments de vie</strong></em>,<em><strong> Les Portiers de la nuit</strong> </em>et <em><strong>Des hot-dogs aux fruits de mer.</strong></em></p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/fictions/'>Fictions</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/adolescense/'>adolescense</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/erotisme/'>érotisme</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/homosexualite/'>homosexualité</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/jacques-girard/'>Jacques Girard</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/puberte/'>puberté</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/recit/'>récit</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8629/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8629/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8629/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8629/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8629/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8629/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8629/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8629/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8629/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8629/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8629/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8629/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8629/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8629/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8629&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Billet de Québec, par Jean-Marc Ouellet&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 01:56:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Marc Ouellet]]></category>
		<category><![CDATA[arts martiaux]]></category>
		<category><![CDATA[courtoisie]]></category>
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		<category><![CDATA[okinawa]]></category>
		<category><![CDATA[politesse]]></category>
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		<description><![CDATA[La vie martiale Gichin Funakoshi, fondateur du karaté Shotokan, est considéré comme le père du « Karaté moderne ». Né le 10 novembre 1868 à Yamakawa, dans la préfecture d’Okinawa (îles Ryukyu, Japon), berceau des arts martiaux japonais, descendant d’une lignée de samouraïs, athlète hors du commun et habile pédagogue, il adapte les techniques martiales [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8861&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#800000;">La vie martiale</span></h2>
<p style="text-align:justify;">Gichin Funakoshi, fondateur du karaté Shotokan, est considéré comme le père du « Karaté moderne ». Né le 10 novembre 1868 à <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/ouell1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-8864" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/ouell1.jpg?w=207&#038;h=300" alt="" width="207" height="300" /></a>Yamakawa, dans la préfecture d’Okinawa (îles Ryukyu, Japon), berceau des arts martiaux japonais, descendant d’une lignée de samouraïs, athlète hors du commun et habile pédagogue, il adapte les techniques martiales de son époque et les enseigne à Tokyo jusqu’à sa mort en 1957 à l’âge vénérable de 89 ans. Le Maître colligea ses enseignements par écrit, décrivant des techniques, bien sûr, mais surtout, précisant sa philosophie martiale et la valeur de l’être chez le combattant.<br />
Plusieurs associent les arts martiaux à la violence. Le cinéma et la télévision nourrissent le préjugé. Or, le bien et le mal luttent en chacun. Parfois, le mal prime. Hélas. Et savoir donner un coup de poing n’est pas essentiel. Une parole suffit. Les arts martiaux prônent l’équilibre. L’équilibre physique, mental et moral. Les Grands Maîtres basent leurs enseignements sur la vie et ses grands principes. Les adeptes qui s’en écartent trahissent la pensée martiale, comme le bon fait le mal lorsqu’il trahit ce qui le rendait bon.<br />
Les vingt préceptes de Funakoshi s’appliquent à la vie de tous les jours. Jetons-y un coup d’œil et retenons les leçons.<br />
1.   <strong> N’oubliez pas que le karaté commence et s’achève par le rei.</strong><br />
Le rei, c’est le respect de l’autre, la courtoisie, la révérence, ce qui se traduit par le salut avant et après le combat. Le rei, c’est aussi la sincérité, et surtout, l’estime de soi-même.</p>
<p style="text-align:justify;">2.  <strong>  Il n’y a pas d’attaque dans le karaté.</strong><br />
Nous ne provoquons pas, nous ne réagissons pas au moindre prétexte. Nous sommes patients et pondérés. Par contre, si la confrontation est inévitable, nous nous défendons avec énergie.</p>
<p style="text-align:justify;">3.  <strong>   Le karaté est au service de l’équité.</strong><br />
L’équité sert la vertu. « Quand je m’observe et que je constate que je suis dans le vrai, alors, mes ennemis, fussent-ils un millier ou dix, ne peuvent m’arrêter. » Évidemment, il faut faire preuve « d’intelligence, de discernement et de force véritable ».</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/ouell2.gif"><img class="alignleft  wp-image-8865" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/ouell2.gif?w=240&#038;h=169" alt="" width="240" height="169" /></a>4.    <strong>Apprends déjà à te connaître, puis connais les autres.</strong><br />
Cherchons nos forces et nos faiblesses avant de scruter celles des autres.</p>
<p style="text-align:justify;">5.    <strong>Le mental prime sur la technique</strong><br />
Voici une version abrégée d’une parabole du Maître : « Un jour, un célèbre maître de sabre, met ses trois fils à l’épreuve. Il fait d’abord appeler Hikoshiro, l’aîné. Ouvrant la porte du coude, celui-ci la trouve plus lourde qu’à l’accoutumée. Il passe sa main sur le haut de la porte et y découvre un lourd appui-tête en bois disposé en équilibre. Il l’enlève, entre, puis le remet à sa place. Le maître fait venir son deuxième fils, Hikogoro. Quand celui-ci pousse la porte, l’appui-tête tombe, mais il le rattrape au vol et le remet à sa place. Le maître fait enfin venir le benjamin, Hikoroku, le meilleur au maniement du sabre. Quand il ouvre la porte, l’appui-tête tombe sur son chignon. En un éclair, il dégaine le sabre à sa ceinture et tranche l’objet avant qu’il ne touche le tatami. À ses trois fils, le maître déclare : «Toi, Hikoshiro, mon aîné, tu transmettras notre méthode de maniement du sabre. Toi, Hikogoro, un jour, en t’entraînant, tu égaleras peut-être ton frère. Quant à toi, Hiroroku, tu conduiras notre école à sa perte. Je te renie.»<br />
Morale de cette histoire : penser avant d’agir évite de détruire.</p>
<p style="text-align:justify;">6.  <strong>  L’esprit doit être libre.</strong><br />
L’esprit doit explorer à sa guise, il ne doit pas s’attacher ou s’enfermer dans les préjugés ou les obligations. Il doit s’ouvrir sur le monde, courir librement et être utilisé à bon escient.</p>
<p style="text-align:justify;">7. <strong>   Calamité est fille de non-vigilance.</strong><br />
La négligence, l’étourderie et le relâchement de l’attention provoquent les accidents.<br />
Analysons nos actes.</p>
<p style="text-align:justify;">8.     <strong>Le karaté ne saurait se cantonner au seul dojo.</strong><br />
La pratique de l’équilibre doit être constante et quotidienne. Alimentation déséquilibrée, abus de boisson, manque de sommeil fatigueront le corps et l’esprit et auront des conséquences néfastes sur notre vie.</p>
<p style="text-align:justify;">9.   <strong>  Le karaté est la quête d’une vie entière</strong><br />
Être meilleur aujourd’hui qu’hier et meilleur demain qu’aujourd’hui.</p>
<p style="text-align:justify;">10.     <strong>La voie du karaté se retrouve en toute chose, et c’est là le secret de sa beauté intrinsèque.</strong><br />
Chaque domaine de la vie devrait être abordé avec sérieux. Approchons nos entreprises comme si notre vie entière en dépendait. Nos chances de succès décupleront.</p>
<p style="text-align:justify;">11.    <strong>Pareil à l’eau en ébullition, le karaté perd son ardeur s’il n’est pas entretenu par une flamme.</strong><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/ouell3.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-8867" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/ouell3.jpg?w=450" alt=""   /></a><br />
Toute progression nécessite de la pratique. Comme le dit ce proverbe japonais : «L’apprentissage c’est comme pousser une charrette sur une colline. Cessez de pousser et tous vos efforts seront vains.»</p>
<p style="text-align:justify;">12.  <strong>  Ne soyez pas obsédé par la victoire; songez plutôt à ne pas perdre.</strong><br />
L’obsession de gagner à tout prix nourrit l’impatience et l’irritabilité. Optons pour ne pas perdre, prenons conscience de nos forces, et soyons convaincus.</p>
<p style="text-align:justify;">13.    <strong>Ajustez votre position en fonction de l’adversaire.</strong><br />
Dans la vie, il faut ajuster notre approche. Ce qui convient dans une situation n’est pas garant de succès dans une autre.</p>
<p style="text-align:justify;">14.    <strong>L’issue d’un affrontement dépend de votre manière à gérer les pleins et les vides.</strong><br />
Dans tout conflit, évitons les points forts de l’adversaire pour agir là où il est vulnérable. Évitons les stéréotypes. Soyons ouverts et souples, plutôt qu’inertes et entêtés.</p>
<p style="text-align:justify;">15.  <strong>   Considérez les mains et les pieds de l’adversaire comme des lames tranchantes.</strong><br />
Ne sous-estimons jamais l’autre. Lui aussi peut faire mal. Comme il peut nous être d’un grand secours.</p>
<p style="text-align:justify;">16.    <strong> Faites un pas hors de chez vous et ce sont un million d’ennemis qui vous guettent.</strong><br />
À l’extérieur de nous, des gens nous critiquent, portent des jugements sur nous. Soyons alertes, mais ne nous laissons pas distraire. Suivons notre voie.</p>
<p style="text-align:justify;">17.    <strong>Le kamae, ou posture d’attente, est destiné aux débutants ; avec l’expérience, on adopte le shizentai (posture naturelle).</strong><br />
Au début d’un apprentissage, soyons humbles. La base d’abord, puis au fil de l’étude, les attitudes et les compétences se peaufineront. L’expérience fera le reste.</p>
<p style="text-align:justify;">18. <strong>   Recherchez la perfection en kata, le combat réel est une autre affaire.</strong><br />
En se familiarisant avec une technique, un sport, une connaissance, la vie, efforçons-nous de ne pas dénaturer la base pour qu’en situation réelle, ce qui est intégré nous serve pleinement.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/ouell4.jpg"><img class="alignleft  wp-image-8869" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/ouell4.jpg?w=240&#038;h=180" alt="" width="240" height="180" /></a>19.    <strong>Sachez distinguer le dur du mou, la contraction de l’extension du corps et sachez moduler la rapidité d’exécution de vos techniques.</strong><br />
Soyons conscients de ce que nous sommes, de nos gestes et de nos pensées, et nous profiterons de la vie au maximum.</p>
<p style="text-align:justify;">20.   <strong> Vous qui arpentez la Voie, ne laissez jamais votre esprit s’égarer, soyez assidus et habiles.</strong><br />
La pratique de la Vie est un travail de tous les instants. Notre esprit doit être présent, tous ses potentiels en état d’éveil.</p>
<p style="text-align:justify;">Voilà. Les arts martiaux n’enseignent pas que le combat. Ils enseignent la vie. Nous sommes des guerriers de la vie. Nous nous défendons avec le corps, avec l’esprit, contre l’autre, et surtout, contre nous-mêmes.</p>
<p style="text-align:justify;">Suggestion de lecture :</p>
<p style="text-align:justify;">Gichin Funakoshi, Karaté do, ma voie, ma vie, Budo Éditions</p>
<p style="text-align:justify;">© Jean-Marc Ouellet 2012</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Notice biographique :</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/jmo221.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-8872" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/jmo221.gif?w=450" alt=""   /></a>Jean-Marc Ouellet a grandi sur une ferme du Lac-des-Aigles, petite municipalité du Bas-du-Fleuve, puis à Québec. Après avoir obtenu un diplôme de médecine de l’Université Laval, il a reçu une formation en anesthésiologie. Il exerce à Québec. Féru de sciences et de philosophie, il s’intéresse à toutes les  littératures, mais avoue son faible pour la fiction. Chaque année, depuis le début de sa pratique médicale, il contribue de quelques semaines de dépannage en région, et s’y accorde un peu de solitude pour lire et écrire. L’homme des jours oubliés, son premier roman, a paru en avril 2011 aux Éditions de la Grenouillère. Depuis janvier 2011, il publie un billet bimensuel dans le magazine littéraire électronique Le Chat Qui Louche</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/jean-marc-ouellet/'>Jean-Marc Ouellet</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/arts-martiaux/'>arts martiaux</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/courtoisie/'>courtoisie</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/discipline/'>discipline</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/estime-de-soi/'>estime de soi</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/jean-marc-ouellet/'>Jean-Marc Ouellet</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/karate/'>karaté</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/okinawa/'>okinawa</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/politesse/'>politesse</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/rei/'>rei</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8861/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8861/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8861/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8861/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8861/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8861/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8861/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8861/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8861/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8861/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8861/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8861/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8861/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8861/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8861&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Alain Gagnon</media:title>
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		<title>Chronique d&#8217;humeur, par Jean-Pierre Vidal&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 10:30:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La figure en folie : le collatéralisme et ses ravages Puisque j’ai terminé l’année dernière sur la métaphore, pourquoi ne pas commencer la nouvelle sur l’autre figure de style majeure, symétrique en quelque sorte, et qui semble, tout autant que la métaphore, régir le fonctionnement de l’esprit humain et peut-être aussi les civilisations qu’il engendre [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8898&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#008000;">La figure en folie : le collatéralisme et ses ravages</span></h2>
<p style="text-align:justify;">Puisque j’ai terminé l’année dernière sur la métaphore, pourquoi ne pas commencer la nouvelle sur l’autre figure de style majeure, symétrique en quelque sorte, et qui semble, tout autant que la métaphore, régir le fonctionnement de l’esprit humain et peut-être aussi les civilisations qu’il engendre : la métonymie. Reprenant l’usage du grand linguiste Roman Jakobson, quand je parle de métonymie, je ne fais pas le détail, j’évoque par cela toutes les figures de style qui reposent sur la contiguïté, quand la métaphore regroupe toutes celles qui se fondent sur la ressemblance. La contiguïté dans ce sens, cela s’entend spatialement (la partie pour le tout, ou l’inverse), temporellement (l’antécédent pour le conséquent, ou l’inverse) ou encore, plus abstraitement, logiquement (l’effet pour la cause, ou l’inverse). Et quand je dis figure de style, j’entends aussi figure de pensée, car la rhétorique n’est pas qu’un compendium d’ornementations langagières, comme on le croit encore trop souvent, c’est une nomenclature des forces vives de l’esprit.</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#008000;">L’erreur planifiée</span></h3>
<div id="attachment_8904" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/vidal1.jpg"><img class=" wp-image-8904 " src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/vidal1.jpg?w=240&#038;h=156" alt="" width="240" height="156" /></a><p class="wp-caption-text">Bombardements de Dresde, 13-15 février 1945 : plus de 35.000 civils tués.</p></div>
<p style="text-align:justify;">C’est ainsi que ce que nous appelons dommage « collatéral » est une forme de métonymie. Comme le diraient les militaires américains qui ont popularisé le terme : l’école qu’ont rasée nos bombes, pourtant si « intelligentes », avait le malheur d’être contiguë au dépôt de munition visé, <em>just too bad</em> ! C’est une déviation métonymique, un « dommage collatéral ». Ces militaires – dont la propagande éhontée qui sert aux USA de culture de masse a réussi à faire les représentants par excellence du bien – oublient de nous dire que la terreur a toujours été pour eux une arme de guerre, au moins depuis la Deuxième Guerre mondiale : des villes sans importance stratégique, Dresde (avec les Britanniques), Hiroshima, Nagasaki ont payé le prix de cette tactique ; l’expression « dommage collatéral » cherche à nous faire oublier cette vérité historique. Pas étonnant qu’américanisée jusqu’au trognon par la folie commerciale et économique dont l’oncle Sam, qui vendrait sa mère, d’abord en gros, ensuite au détail, est le promoteur tous azimuts – pardon, le propagateur puisqu’il s’agit d’une maladie –, pas étonnant donc qu’américanisée à mort, notre pauvre planète soit devenue le champ clos du dommage collatéral répandu dans toutes les sphères, toutes les activités de la société. Les États-Unis, qui règnent sans partage sur la plupart des esprits à l’échelle de la planète sont le pays par excellence de la métonymie poussée à l’extrême.  Je tenterai d’expliquer pourquoi et comment dans un prochain blogue.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais d’ici là, quelques exemples qui n’ont rien de militaire. Évoquons donc, entre autres, le fonds de pension auquel cotise M. Louvrier : il est géré par des spécialistes si acharnés à maximiser les profits qu’ils peuvent pousser les entreprises dont ils détiennent les actions à fermer, pour ce faire, des usines, dont, peut-être, celle de M. Louvrier lui-même. Ici, le dommage collatéral confine au cercle vicieux, puisque c’est en voulant assurer sa retraite que M. Louvrier, indirectement, involontairement, certes, mais sans conteste <em>collatéralement </em> se fait lui-même perdre son emploi. Ici, le moyen a détruit la fin.</p>
<p style="text-align:justify;">Un autre exemple ? Naguère l’urgence commandait de décrocher le téléphone pour la communiquer ; maintenant que le téléphone est partout et permanent, c’est la communication elle-même, quel que soit son contenu, qui est devenue l’urgence. Le moyen est devenu la fin.</p>
<p style="text-align:justify;">Un autre exemple, encore ? Plutôt une poignée, pour le prix d’un seul. Toutes ces primes, justement, qu’on vous propose pour que vous <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/vidal3.jpg"><img class="alignright  wp-image-8908" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/vidal3.jpg?w=240&#038;h=139" alt="" width="240" height="139" /></a>achetiez le produit principal, comme si celui-ci n’avait pas assez de valeur en soi pour qu’il faille absolument rajouter autre chose dans la balance, métonymiquement, collatéralement. Parfois, d’ailleurs, dans le collatéralisme déchaîné, la métonymie se change en métaphore, comme quand, symboliquement, on vous vend la voiture ou la bière à l’aide des affriolantes jeunes filles qu’on place à côté, innocemment jolies et&#8230; contiguës. Je n’ose pas écrire alors de quoi, messieurs, l’objet vendu est devenu la métaphore qu’on vous invite à brandir en déliant les cordons de votre bourse, justement.</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#008000;">Le virus collatéral</span></h3>
<p style="text-align:justify;">C’est précisément cette articulation métaphore–métonymie, ce balayage de l’une par l’autre, ce dynamisme de transformation de l’une en l’autre, dont Jakobson fait le fondement de ce qu’il appelle le « principe poétique », qui me semble la meilleure explication jamais tentée  du fonctionnement de la créativité humaine.</p>
<p style="text-align:justify;">Revenons à nos bienfaits collatéraux, puisque depuis que nous parlons de prime, nous avons quitté le monde des dommages. Mais au fait, l’avons-nous vraiment quitté ? Et la perte de toute valeur que chacun, de nos jours, se plaît à déplorer, n’est-elle pas LE dommage collatéral global, induit par cette multitude de bienfaits collatéraux sous lesquels, comme sous un tapis de bombes américaines, on nous ensevelit jour après jour ? Car tout objet qui a besoin d’un bienfait collatéral pour être désirable fait l’aveu de son absence de valeur suffisante, au moins pour se démarquer de ses semblables. Il avoue ainsi son absence de valeur tout court, car la valeur gît tout entière dans cette distinction qui fait choisir.</p>
<p style="text-align:justify;">Dernier exemple qui touche à notre vie politique ou plutôt à son absence.  Le consensus, de nos jours, n’est plus le résultat d’un débat ou d’une réflexion, c’est un donné. Il est postulé d’emblée, imposé même. Le consensus n’est que l’autre nom de la convivialité de la masse, puisque être présent ensemble, en quelque lieu, suffit à faire consensus. Ainsi notre vie politique est-elle de plus en plus condamnée à reposer sur le malentendu qu’est ce consensus sans discussion : l’élection, hier, du NPD et demain, du bloc Legault en offrent les exemples les plus patents.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/vidal21.jpg"><img class="alignleft  wp-image-8911" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/vidal21.jpg?w=240&#038;h=160" alt="" width="240" height="160" /></a>Et le pire, peut-être de tous les exemples de la folie qui a atteint cette innocente figure au jour d’aujourd’hui, c’est cette voix, à la radio, à la télé, qui vous répète que vous « méritez » ce bien qu’on vous offre ! Car c’est dans la mesure même où vous n’en avez pas besoin que vous le « méritez ». Parce qu’il se donne ainsi d’emblée comme une prime de plaisir, un supplément, un bienfait collatéral. C’est aussi, bien sûr, dans la mesure où votre crédit reste bon ou se trouve démesurément étendu que vous le méritez. Vous méritez, au fond, de&#8230; mériter, mais tout ça, cette redondance qui semble imparable, c’est du vent. Comme la rhétorique publicitaire. Comme le crédit. Autant en emporte la vente !</p>
<p style="text-align:justify;">Effet pervers, mensonge par glissement, cercle vicieux de la redondance muette et de l’accord sans débat, la métonymie a pour côté obscur l’éclatement et l’éparpillement qui aboutissent, in fine, au ghetto solipsiste de notre individualisme forcené.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais elle peut avoir un côté lumineux, comme dans cet aphorisme que je vous offre en guise de congé : la culture, ce n’est pas celle qu’on possède déjà, mais celle qu’on veut toujours se donner. La culture est une cause plutôt qu’un effet. La culture est d’abord et avant tout curiosité.</p>
<p style="text-align:justify;">Une curiosité tellement insatiable qu’elle finit, fameuse métonymie, par coïncider avec la vie tout entière.</p>
<p style="text-align:justify;">Et fait ainsi heureusement revenir de l’arbre à la forêt qu’il cachait.</p>
<p style="text-align:justify;">Jean-Pierre Vidal</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#008000;">Notice biographique</span></h3>
<p style="text-align:justify;">PH.D en littérature (Laval), sémioticien par vocation, Jean-Pierre Vidal est professeur émérite de l’Université du Québec à Chicoutimi où<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/photo-jpvidal111.jpeg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-8916" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/photo-jpvidal111.jpeg?w=112&#038;h=150" alt="" width="112" height="150" /></a> il a enseigné depuis l’ouverture de l’institution, en 1969. Fondateur de la revue Protée, il a aussi été chercheur et professeur accrédité au doctorat en sémiologie de l’Université du Québec à Montréal. Il a d’ailleurs été professeur invité à l’UQAM (1992 et 1999) et à l’UQAR (997).</p>
<p style="text-align:justify;">Outre de nombreux articles dans des revues universitaires et culturelles, il a publié deux livres sur Robbe-Grillet, un essai dans la collection « Spirale » des éditions Trait d’union, Le labyrinthe aboli ; de quelques Minotaures contemporains (2004) et deux recueils de nouvelles, Histoires cruelles et lamentables (Éditions Logiques 1991) et, cette année, Petites morts et autres contrariétés, aux éditions de la Grenouillère.</p>
<p style="text-align:justify;">Jean-Pierre Vidal collabore à diverses revues culturelles et artistiques (Spirale, Tangence, Esse, Etc, Ciel Variable, Zone occupée). Il a préfacé plusieurs livres d’artiste, publie régulièrement des nouvelles et a, par ailleurs, commis un millier d’aphorismes encore inédits.</p>
<p style="text-align:justify;">Depuis 2005, il est conseiller scientifique au Fonds de Recherche du Québec, Société et Culture.</p>
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			<media:title type="html">Alain Gagnon</media:title>
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		<title>Chronique urbaine, de Jean-François Tremblay&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 21:54:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-François Tremblay]]></category>
		<category><![CDATA[Glen Hansard]]></category>
		<category><![CDATA[Josef Skvorecky]]></category>
		<category><![CDATA[Marketa Irglova]]></category>
		<category><![CDATA[The Frames]]></category>
		<category><![CDATA[The Swell Season]]></category>

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		<description><![CDATA[Une chouette saison&#8230; Il y a de ces coïncidences étranges parfois. Au moment même où je décide de vous parler d’un roman que je suis en train de lire, et dont j’ignorais l’existence même il y a encore quelques semaines, l’auteur s’éteint. Josef Skvorecky, un auteur réputé d’origine tchèque (mais qui vivait à Toronto depuis [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8930&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#ff00ff;">Une chouette saison&#8230;</span></h2>
<p style="text-align:justify;">Il y a de ces coïncidences étranges parfois. Au moment même où je décide de vous parler d’un roman que je suis en train de lire, et dont</p>
<div id="attachment_8938" class="wp-caption alignright" style="width: 250px"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/755164_663885_skvorecky.jpg"><img class=" wp-image-8938 " src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/755164_663885_skvorecky.jpg?w=240&#038;h=181" alt="" width="240" height="181" /></a><p class="wp-caption-text">Josef Skvorecky</p></div>
<p style="text-align:justify;">j’ignorais l’existence même il y a encore quelques semaines, l’auteur s’éteint.<br />
Josef Skvorecky, un auteur réputé d’origine tchèque (mais qui vivait à Toronto depuis de nombreuses années) est décédé la semaine dernière à l’âge de 87 ans, d’un cancer.<br />
Cette triste nouvelle survient alors que je lis The Swell Season, une collection de six histoires qu’il a publiée en 1975 (et lancée en français sous le titre Une Chouette Saison).<br />
Se déroulant dans une petite ville tchèque occupée par les Allemands dans les années 40, The Swell Season relate les aventures sentimentales de Danny Smiricky, étudiant, musicien et coureur de jupons célèbre dans son entourage.<br />
Ce personnage qui d’emblée m’a semblé dépourvu de profondeur – et j’ai bien failli abandonner la lecture du livre – s’avère au fil des histoires un jeune homme plutôt sensible (quoique superficiel et obsédé par le sexe) dont l’attrait pour les jeunes femmes n’a d’égal que son amour du jazz. Danny verra ses avances se faire refuser à nombreuses reprises, ce qui ne minera pas pour autant sa détermination, et qui donnera lieu à de nombreuses situations cocasses.<br />
Une grande place est accordée à la religion (Danny, malgré ses pulsions sexuelles, est un être très pieux), ce qui m’a un peu rebuté, mais dans le contexte historique du récit cet aspect prend tout son sens.<br />
Lorsque vous lirez ces lignes, j’aurai probablement terminé la lecture du livre, et bien que je ne sache pas encore si je me lancerai à nouveau dans la lecture d’un autre roman de Skvorecky, The Swell Season a de nombreux mérites. On y retrouve un humour sous-jacent très subtil que j’ai mis du temps à déceler, mais une fois qu’on a compris l’écriture de Skvorecky on s’en délecte.<br />
Une scène en particulier, dans le récit intitulé « Charleston in a Cage », m’a fait pouffer de rire du début à la fin, alors que Danny et l’auteur d’une pièce de théâtre scolaire se retrouvent devant un officier allemand qui leur pose des questions sur la nature irrévérencieuse du texte de leur pièce. On assiste au cours de cette scène à une réécriture hilarante du texte par l’officier. Le tout est extrêmement bien écrit.<br />
D’autre part, l’amour du jazz de l’auteur (et du personnage principal) rend l’ensemble des plus poétiques, avec de nombreuses références à des standards du genre et leur intégration naturelle dans la trame narrative.<br />
Alors, bien que j’aie mis du temps à « embarquer » dans cette histoire, et que j’en ignore l’issue au moment d’écrire ceci, je vous recommande tout de même ce livre, œuvre sensible et amusante d’un auteur important.<br />
&#8212;&#8211;</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#ff00ff;">The Swell Season</span></h3>
<div id="attachment_8940" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/marketa-irglova.jpg"><img class="size-medium wp-image-8940" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/marketa-irglova.jpg?w=200&#038;h=300" alt="" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Marketa Irglova</p></div>
<p style="text-align:justify;">En 1991, Glen Hansard est encore un jeune musicien et chanteur dublinois à la recherche du succès.<br />
Il vient de jouer un petit rôle dans le film musical d’Alan Parker The Commitments, et se lance dans une tournée avec son propre groupe The Frames. Lors de cette tournée, le jeune musicien apportera un livre, qui le marquera profondément. Ce livre s’intitule The Swell Season, par Josef Skvorecky.<br />
Dix ans plus tard, alors que The Frames jouit d’un bon succès local, mais n’arrive pas vraiment à percer ailleurs qu’en Europe, Glen Hansard fera la rencontre d’une jeune musicienne et chanteuse tchèque, Marketa Irglova. Une grande complicité naîtra entre les deux âmes qui se comprennent et se complètent parfaitement.<br />
Quelques années passeront avant qu’un album, fruit de la collaboration entre Hansard, Irglova et quelques musiciens de The Frames, ne voie le jour. Pendant ces années, Irglova a lu, sur les conseils de Hansard, le livre de Skvorecky et l’a beaucoup aimé. Au moment d’enregistrer un instrumental pour l’album, on lui donnera le titre The Swell Season. Qui deviendra également le titre de l’album. Et éventuellement le nom de cette nouvelle formation.<br />
En 2006, Glen Hansard et Marketa Irglova sont approchés par John Carney, un réalisateur dublinois, pour composer la musique de son prochain film. Carney, ancien bassiste de The Frames et ami de Hansard, a déjà prévu tourner son film avec la vedette anglaise Cillian Murphy. Mais celui-ci se désiste, et c’est alors que Hansard et Irglova deviendront les acteurs principaux de ce petit film grandement improvisé, tourné avec un budget dérisoire de 160 000$ et quelques petites caméras numériques.<br />
Racontant l’histoire de deux artistes qui leur ressemble grandement, le film Once donne la chance à Glen Hansard et Marketa Irglova de démontrer leurs talents de chanteurs, compositeurs et d’acteurs. Le film, ode à la musique, s’apparente à un long clip musical d’une heure et demie. Empreinte de joie, de tristesse, d’un naturel et d’une douce amertume, Once est une œuvre intimiste et sensible, sûrement l’un des plus beaux films d’amour jamais tournés.</p>
<p style="text-align:justify;">Bande-annonce de Once : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=I6xIF92OUos"> http://www.youtube.com/watch?v=I6xIF92OUos</a><br />
Le jeu des acteurs, naturel, n’est jamais forcé, et puisque les chansons sont les leurs, le tout jouit d’une grande authenticité, ce qui renforce la charge émotionnelle du film.<br />
De plus, au cours du tournage, les deux artistes tomberont amoureux.<br />
Distribué de manière quasiment confidentielle dans les cinémas du monde entier, Once rapportera, à la grande surprise de tous, plus de 20 millions au box-office. Moi-même, je l’ai vu deux fois au cinéma, à l’été 2007.<br />
La chanson Falling Slowly, un air magnifique à faire dresser les poils sur les bras, conduira Glen Hansard et Marketa Irglova sur les planches de la cérémonie des Oscars en 2008, où ils performeront et obtiendront l’Oscar de la meilleure chanson originale.<br />
En 2009, The Swell Season sortira son troisième album (si on inclut la bande sonore du film, qui s’est très bien vendue). Strict Joy, qui comprend des éléments folk, soul et rock, est une évolution du son du groupe, une œuvre mature qui s’apprécie de mieux en mieux au fil des écoutes.<br />
La relation amoureuse entre Hansard et Irglova prendra fin au cours de l’année 2009, mais la complicité entre les deux musiciens</p>
<div id="attachment_8942" class="wp-caption alignright" style="width: 211px"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/images1.jpg"><img class="size-full wp-image-8942" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/images1.jpg?w=450" alt=""   /></a><p class="wp-caption-text">Glen Hansard et Marketa Irglova</p></div>
<p style="text-align:justify;">demeure tout de même, et la formation continuera d’exister et de donner des spectacles en 2009, 2010 et 2011.<br />
Depuis, Marketa Irglova a lancé un album solo en octobre 2011 (l’excellent Anar), et Glen Hansard a reformé The Frames pour une tournée mondiale. Il a également rejoint, pour quelques concerts seulement, la formation originale du film The Commitments.<br />
The Swell Season est présentement en hibernation, mais ce n’est que pour mieux revenir éventuellement.<br />
Je vous laisse sur cette magnifique performance du groupe en 2007. La chanson est une reprise d’une pièce de Bob Dylan intitulée You Ain’t Going Nowhere (la version studio de The Swell Season se retrouve sur la trame sonore du film I’m Not There).<br />
Cette performance en particulier montre bien l’enthousiasme contagieux de Glen Hansard sur scène. Et ceci a été filmé en plein cœur de leur relation amoureuse (on peut voir Hansard voler un baiser à Irglova vers 2 min 30 s). Ce petit vidéo filmé par un amateur est tout à fait magnifique, simplement parce qu’il témoigne de l’amour sincère de la musique ainsi que du talent de The Swell Season.<br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=GIEmQ1tvo-4">http://www.youtube.com/watch?v=GIEmQ1tvo-4</a></p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#ff00ff;">Notice biographique</span></h3>
<p style="text-align:justify;">Jean-François Tremblay est un passionné de musique et de cinéma.  Dès un très jeune âge, il a fait ses études collégiales en Lettres, <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/n563601192_1189984_6296.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-8947" title="n563601192_1189984_6296" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/n563601192_1189984_6296.jpg?w=125&#038;h=150" alt="" width="125" height="150" /></a>pourse diriger par la suite vers les Arts à l’université, premièrement en théâtre (en tant que comédien), et plus tard en cinéma.  Au cours de son Bac. en cinéma, Il découvre la photographie de plateau et le montage, deux occupations qui le passionnent.  Blogueur à ses heures, il devient en 2010 critique pour Sorstu.ca, un jeune et dynamique site web consacré à l’actualité musicale montréalaise.  Jean-François habite la métropole depuis 2007.   Il tient une chronique bimensuelle au Chat Qui Louche.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/jean-francois-tremblay/'>Jean-François Tremblay</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/glen-hansard/'>Glen Hansard</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/jean-francois-tremblay/'>Jean-François Tremblay</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/josef-skvorecky/'>Josef Skvorecky</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/marketa-irglova/'>Marketa Irglova</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/the-frames/'>The Frames</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/the-swell-season/'>The Swell Season</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8930/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8930/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8930/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8930/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8930/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8930/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8930/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8930/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8930/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8930/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8930/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8930/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8930/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8930/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8930&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Alain Gagnon</media:title>
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		<title>Une couleur dans le noir&#8230;  un roman de Pascal Bourassa (extrait)</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 22:03:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[chat qui louche]]></category>
		<category><![CDATA[Pascale Bourassa]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[Une couleur dans le noir]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé de l&#8217;intrigue Dans un style qui n’appartient qu’à cette auteure, Une couleur dans le noir raconte l’histoire d’une adolescente en crise qui tente de faire le deuil de sa mère morte dans sa tendre enfance. Elle essayera tant bien que mal de créer des liens avec sa belle-mère ainsi qu’avec son père qui noie [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8875&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#800080;"><strong>Résumé de l&#8217;intrigue</strong></span></h2>
<p style="text-align:justify;">Dans un style qui n’appartient qu’à cette auteure, <strong><em>Une couleur dans le noir</em></strong> raconte l’histoire d’une adolescente en crise qui tente de <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/couverture-pb44_0001.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-8882" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/couverture-pb44_0001.jpg?w=192&#038;h=300" alt="" width="192" height="300" /></a>faire le deuil de sa mère morte dans sa tendre enfance. Elle essayera tant bien que mal de créer des liens avec sa belle-mère ainsi qu’avec son père qui noie son désespoir dans l’alcool pour oublier sa première épouse.  L’adolescente vivra les prémices d’un premier amour avec un jeune homme dont elle deviendra enceinte. Elle devra prendre la difficile décision de garder ou de rejeter cet enfant et finira par l’accepter en hommage à sa mère morte.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce roman vaut par sa langue et l&#8217;atmosphère inoubliable qu&#8217;il crée.  Une écrivaine est née.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Les Éditions du Chat Qui Louche</strong> vous offrent cet ouvrage à prix plus que modique… Il vous suffit  de cliquer sur l’adresse suivante :<a href="http://www.editionslechatquilouche.com/"> http://www.editionslechatquilouche.com/</a></p>
<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#800080;">Extrait</span></h2>
<p style="text-align:justify;">Ma mère, c&#8217;est un ange. Ma mère est morte quand je suis née. Je suis née les deux pieds devant, à contrecœur, on m&#8217;a prise de force. On m&#8217;a tirée, on m&#8217;a tirée si fort, et moi je m&#8217;agrippais de toutes mes forces à la paroi maternelle, et j&#8217;ai glissé, et j&#8217;ai cédé, et je suis arrivée en criant. Mon père m&#8217;a dit que le médecin n&#8217;avait jamais entendu un enfant crier si fort ni remuer autant. Et ma mère est morte. Et mon père a voulu mourir. Je me suis peut-être agrippée trop fort à elle. Je suis orpheline de mère, je n&#8217;ai jamais eu de mère et quelquefois, elle me manque. Terriblement.<br />
J&#8217;ai une photo de ma mère. Un cadre doré un cadre sans contours réels, contours flous qui tirent vers le passé qui m&#8217;attirent dans un lieu innommé, dans une autre vie qui n&#8217;est pas la mienne. Je regarde le papier glacé, le papier de cette photo, et j&#8217;aspire à prendre naissance en elle mais toujours je ne fais que regarder. Une simple spectatrice confinée à la dernière rangée.</p>
<p style="text-align:justify;">Une femme est sur une plage, un grain de sable que je glisse entre mon pouce et mon index, que je roule entre mes deux doigts, que je forme sans idée préconçue. Et l&#8217;image se précise. La femme semble s&#8217;étirer sous un soleil trop chaud, un grain de sable avec sa blondeur qui s&#8217;alanguit sous les rayons. Elle sourit mais si on y regarde de plus près, son sourire peut ressembler à une grimace, un étrange rictus qui ne trahit ni joie ni désespoir mais un mélange d&#8217;indifférence et d&#8217;un sentiment qu&#8217;on ne peut nommer, un sentiment à l&#8217;odeur de mort.<br />
De loin, sans qu&#8217;on me voie, vilaine espionne à l&#8217;affût, je regarde la scène. La femme avance lentement, avance vers l&#8217;eau comme si elle voulait s&#8217;y noyer. Elle plonge et je la perds. La femme se relève et son corps ruisselant est exposé au soleil. Son  corps  ruisselant  tiré  en avant par un poids, un poids trop lourd. Est-ce mon imagination ? Le poids d&#8217;un enfant dans un ventre qui se plie avec elle, qui nage dans son eau à elle, dans son eau à lui. Mais non, il n&#8217;y a pas d&#8217;enfant, l&#8217;enfant est sur la plage, et sur la plage encore, il y a un homme, du déjà vu, un homme qui regarde la femme et la passion entre eux, surtout lui, quelquefois comme une barrière, une barrière qui surgit, une barrière qui me bloque le passage, à moi.<br />
La femme retourne sur la plage et l&#8217;homme la prend dans ses bras et attrape au passage des petites gouttes d&#8217;eau. Et la petite fille, le bébé, bat des mains et vient sur eux. Et plus tard, la femme se relève et reprend la pose et il n’y a plus de gouttes d&#8217;eau. Ni de grain de sable. La femme dans sa beauté prend toute la place dans sa blondeur dans son sourire et dans ses yeux, si loin. Et je m&#8217;éloigne car je suis triste. Cette plage n&#8217;est pas la mienne. La photo me brûle les mains et à chaque fois c&#8217;est pareil et je retourne le cadre du mauvais côté, du côté où il n&#8217;y a rien.</p>
<p style="text-align:justify;">Je suis une image. Je suis un mouvement sur du papier. Je me froisse, je me rature et je recommence. On me redéfinit toujours. Quand je sens que l&#8217;image est la bonne, je la garde jusqu&#8217;à ce que ça se froisse encore.</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#800080;">Notice biographique</span></h3>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/photopascalebourassa.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-8884" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/photopascalebourassa.gif?w=225&#038;h=300" alt="" width="225" height="300" /></a>Pascale Bourassa est née au Lac-Saint-Jean. Elle a fait des études en création littéraire et obtenu une maîtrise en 2001 à l’UQAM. Elle avoue avoir été influencée par la grande Anne Hébert dont elle admire les œuvres. Son écriture s’inscrit en partie dans le mouvement psychanalytique. Pascale Bourassa s’inspire des gens qui l’entourent. La psychologie humaine la fascine. Elle adore aussi voyager et découvrir de nouveaux pays, de nouvelles cultures. Elle habite maintenant l’Alberta et montre une prédilection pour les grands espaces sauvages de l’Ouest.</p>
<p>En 2009, elle publiait son premier roman : <strong><em>Le puits</em></strong>, aux Éditions de la Grenouille Bleue.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/chat-qui-louche/'>chat qui louche</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/pascale-bourassa/'>Pascale Bourassa</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/roman/'>roman</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/une-couleur-dans-le-noir/'>Une couleur dans le noir</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8875/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8875/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8875/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8875/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8875/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8875/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8875/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8875/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8875/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8875/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8875/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8875/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8875/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8875/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8875&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Alain Gagnon</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Billet de Milan, par Clémence Tombereau&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 21:43:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Clémence]]></category>
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		<description><![CDATA[Marilyn Tout le monde me trouve détestable. J&#8217;aime ça, qu&#8217;on me déteste. En me détestant, ils me font exister ; c&#8217;est tout ce que je demande. Je suis le bouc émissaire volontaire, le souffre-douleur. Il en faut toujours un : la nature humaine est ainsi faite. Détestez-moi ! Défoulez-vous ! Je devrais me faire payer [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8797&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#ff00ff;">Marilyn</span></h2>
<p style="text-align:justify;">Tout le monde me trouve détestable. J&#8217;aime ça, qu&#8217;on me déteste. En me détestant, ils me font exister ; c&#8217;est tout ce que je demande.<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/s_marilyn_monroe49103vbda_w.jpg"><img class="alignright  wp-image-8823" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/s_marilyn_monroe49103vbda_w.jpg?w=240&#038;h=178" alt="" width="240" height="178" /></a><br />
Je suis le bouc émissaire volontaire, le souffre-douleur. Il en faut toujours un : la nature humaine est ainsi faite.<br />
Détestez-moi ! Défoulez-vous ! Je devrais me faire payer pour cette haine que je suscite en vous. Mais je gagne déjà bien ma vie ; je ne suis pas d&#8217;une vénalité absolue.<br />
Je m&#8217;appelle Marylin. Ne riez pas, c&#8217;est mon vrai prénom, celui que mes parents ont eu la bonne idée de me donner. Déjà je partais bien.<br />
J&#8217;ai trente-six ans. Je suis une bombe, dans tous les sens du terme. Avec de bonnes (?) rencontres, j&#8217;aurais fini mannequin. Je serais peut-être déjà morte, comme celle qui ne mettait que du N. 5 pour dormir. D&#8217;overdose, de désamour, que sais-je encore. J&#8217;ai préféré faire de longues études.<br />
Déjà à l&#8217;école, au lycée puis à la fac, j&#8217;étais la pimbêche de service. La pimbêche intelligente tout de même. Celle que les filles détestent. Celle dont les hommes ont peur.<br />
On me prend pour une Bimbo. On me prend pour une Marie-couche-toi-là (ça, ce n&#8217;est pas faux). On me prend tout court, mais rarement au sérieux.<br />
Je suis directrice départementale, j&#8217;ai du pouvoir. Tout le monde pense que j&#8217;y suis arrivée avec mon cul. Détrompez-vous : j&#8217;ai travaillé dur, plus peut-être que si j&#8217;avais été insignifiante physiquement.<br />
Alors que j&#8217;aurai pu passer mon temps à admirer mon reflet dans les miroirs, j&#8217;ai abîmé mon cerveau dans les études.<br />
Au travail, quand je passe dans les couloirs tout le monde se tait. Seule la photocopieuse, dépourvue d&#8217;humanité, continue à bruisser. Dès que je suis passée, les langues se délient. Les femmes me critiquent, les hommes me traitent de salope ce qui, l&#8217;un dans l&#8217;autre, revient à peu près au même.<br />
<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/cleopatre-1.jpg"><img class="alignleft  wp-image-8825" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/cleopatre-1.jpg?w=270&#038;h=151" alt="" width="270" height="151" /></a>Il faut dire que je ne fais pas grand-chose pour arranger mon affaire. Je me pointe en mini-jupe, en costume « Barbie pétasse ». Pour en rajouter une couche, je gueule sur tout le monde. J&#8217;aboie plus que je parle. Ce n&#8217;est pas sans raison qu&#8217;on me surnomme La Chienne. Ils croient que je ne sais pas de quels surnoms on m&#8217;affuble. Ils croient que je ne me vois pas. Oh ! Mais je me vois !  Tous les matins dans le miroir&#8230;<br />
Ça me fait sourire tout ça, mais le sourire je le garde à l&#8217;intérieur ; je tire toujours la gueule. Ou plutôt je me colle une moue hautaine sur le visage. Ça marche à tous les coups !<br />
Qu&#8217;il est beau ce masque que je porte tous les jours ! Qu&#8217;il est épais, chargé en maquillage et en dédain.  Il me protège bien. Je me le suis façonné très jeune (après l&#8217;irréparable).<br />
Avec les hommes il est plus efficace que jamais. Je suis fidèle à ma réputation de séductrice : les hommes défilent dans mon lit comme autant d&#8217;échappatoires. Leurs réactions sont toujours les mêmes : je leur fais peur tout en les attirant. Ils me veulent bien dans leur lit, mais seulement pour un soir. Je suis le coup d&#8217;une nuit, celui qui fait du bien à l&#8217;ego, celui qui est ponctuel. Ceux qui par malheur tomberaient amoureux de moi n&#8217;osent pas me toucher ; les autres ne font que ça. Ils prennent du plaisir, mais il n&#8217;est pas question pour eux d&#8217;établir une relation. Trop de danger, trop d&#8217;ennuis m&#8217;accompagnent. Au bras d&#8217;un homme, je suis un faire-valoir. Pour une soirée. Pour la vie de tous les jours, ils me préfèrent une femme qu&#8217;on remarque moins.<br />
Je ne leur montre pas, aux hommes, que derrière le masque il y a une âme. Ça les arrange. Je suis la mante religieuse. Celle qui bouffe la tête de ses amants. « La Cléopâtre des temps modernes » : c&#8217;est le surnom débile que m&#8217;a donné l&#8217;un d&#8217;eux.<br />
Il me fatigue mon masque, si vous saviez&#8230; Il y a si longtemps qu&#8217;il me colle à la peau !<br />
Je n&#8217;ai pas d&#8217;amis, forcément peu de femmes qui veulent m&#8217;approcher avec bonté. Elles me fuient plutôt comme l&#8217;Antéchrist.<br />
Je suis seule. Fatalement. Seule avec mon masque. La haine que je peux provoquer est en fait une protection. Ça, vous ne vous en doutez pas. Il est plus rassurant de ne pas creuser les apparences, de me faire rentrer dans un stéréotype.<br />
Il faudra que j&#8217;en sorte un jour, de cette mascarade. Il faudra que je montre à l&#8217;extérieur ce que je suis au plus profond de mon être. Il faudra que le jeu cesse, car il est épuisant. Sous le vernis qui m&#8217;orne, une petite fille pleure.<br />
Il faudra que j&#8217;en parle à quelqu&#8217;un. À un spécialiste. N&#8217;importe qui, quelqu&#8217;un. Que je mette des mots sur les couches du masque, sur les maux. Ce travail sera long. Laborieux. Douloureux, forcément.<br />
C&#8217;est confortable, un masque, vous savez. C&#8217;est comme un vieux vêtement : au fil du temps il a pris vos formes, il s&#8217;adapte à vous pour <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/candidat-secret-story-3.jpg"><img class="alignright  wp-image-8826" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/candidat-secret-story-3.jpg?w=240&#038;h=196" alt="" width="240" height="196" /></a>finalement devenir vous. Nos vieux vêtements gardent nos formes. Nos vieux démons aussi. Prêtez vos jeans à quelqu&#8217;un : vos formes resteront, imprégnées dans les fibres. Mon masque je ne vais pas le prêter. Je vais le jeter. Aux oubliettes. Au fond du puits de mon ancienne vie. J&#8217;en veux une nouvelle. Dans les films, changer de vie paraît facile. Dans les films seulement.<br />
J&#8217;enlèverai mon masque. Un jour. Devant quelqu&#8217;un. Il faudra bien. Je pleurerais sûrement.<br />
Une personne m&#8217;a aidée à façonner ce masque. Une personne que je déteste. Mon grand-père. Dans ma famille où il ne faut pas faire de vagues, tout le monde a fermé les yeux. Chaque paupière baissée a rajouté une couche à ce masque presque aussi détestable que moi.</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#ff00ff;">Notice biographique</span></h3>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/klc3a911.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-8830" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/klc3a911.jpg?w=150&#038;h=112" alt="" width="150" height="112" /></a>Clémence Tombereau est née  à Nîmes en 1978. Après des études de lettres classiques, elle a enseigné le <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/couverture-ct44_0001.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-8832" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/couverture-ct44_0001.jpg?w=192&#038;h=300" alt="" width="192" height="300" /></a>français en lycée pendant cinq ans.  Elle vit actuellement à Milan, en Italie.  Finaliste du prix Hemingway en 2005, lauréate cette année du concours littéraire organisé par le blogue Vivre à Porto, elle a contribué à la revue littéraire Rouge-déclic (numéro2) et elle nourrit régulièrement un blogue que vous que vous auriez intérêt à visiter : http://clemencedumper.blogspot.com/  (Clémence Tombereau vient de publier aux Éditions du Chat Qui Louche Fragments, un recueil de billets que vous pouvez vous procurer en version numérique pour un prix plus que modique à l’adresse suivante : <a href="http://www.editionslechatquilouche.com/">http://www.editionslechatquilouche.com/</a>)</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/clemence/'>Clémence</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/affaire/'>affaire</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/barbie/'>Barbie</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/clemence/'>Clémence</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/cleopatre/'>Cléopâtre</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/couche/'>couche</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/firmes/'>firmes</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/mannequin/'>mannequin</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/marylin/'>Marylin</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/nature-humaine/'>nature humaine</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/secret/'>secret</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/sex-appeal/'>sex-appeal</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8797/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8797/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8797/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8797/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8797/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8797/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8797/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8797/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8797/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8797/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8797/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8797/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8797/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8797/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8797&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Alain Gagnon</media:title>
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	</item>
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		<title>Balbutiements chroniques, par Sophie Torris&#8230;</title>
		<link>http://maykan.wordpress.com/2012/01/04/balbutiements-chroniques-par-sophie-torris-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 21:35:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sophie Torris]]></category>
		<category><![CDATA[arme blanche]]></category>
		<category><![CDATA[blanc]]></category>
		<category><![CDATA[blanc seing]]></category>
		<category><![CDATA[couleur du temps]]></category>
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		<category><![CDATA[Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Échappée blanche&#8230; Cher Chat, En ce début d’année, et de but en blanc, je lève mon petit blanc sec à la santé de ceux que j’aime. À mes parents, au pain blanc de mon enfance haute en couleurs, à mes premières cartes blanches et à leurs premiers cheveux blancs. À mon homme, à l’oie blanche [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8843&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#339966;">Échappée blanche&#8230;</span></h2>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">Cher Chat,</span></p>
<p style="text-align:justify;">En ce début d’année, et de but en blanc, je lève mon petit blanc sec à la santé de ceux que j’aime. À mes parents, au pain blanc de mon <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/blanc1.jpg"><img class="alignright  wp-image-8846" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/blanc1.jpg?w=240&#038;h=170" alt="" width="240" height="170" /></a>enfance haute en couleurs, à mes premières cartes blanches et à leurs premiers cheveux blancs. À mon homme, à l’oie blanche que j’étais quand il m’a invitée la première fois dans ses beaux draps blancs, à nos éléphants blancs, passés et à venir, aux trois jours que nous avons marqués d’une pierre blanche : Zoé, Tom et Lou, nos petits chèques en blanc.<br />
À mes amis, mes merles blancs : à celle qui a laissé un blanc dans ma vie à force de broyer une autre couleur, à ceux que j’ai quitté pour suivre la couleur du temps, à mes amitiés couleur locale. À mes âmes sœurs, mes bonnets blancs, blancs bonnets.<br />
À celui qui m’a dit oui quand je lui ai montré docte patte blanche, aux choux blancs que je planterai inévitablement, mais surtout à tous les blancs que nous monterons en neige.<br />
À vous le Chat, connu comme le matou blanc, et à toutes les histoires cousues de fils plus ou moins blancs que je vous offrirai cette année si vous me donnez votre blanc-seing.<br />
À tous mes mariages encore blancs. À toutes les pages blanches à venir et dans l’espoir de blanchir sous leurs harnais.<br />
Enfin, à mon pays d’adoption, mon pays d’adaptations.<br />
Car je n’ai pas choisi le Québec. Non. Je n’en avais jamais vu la couleur et j’aurais volontiers vécu toute une vie dans mon Nord, dans mon gris à moi. Certes, on ne m’a pas mis l’arme blanche sous la gorge quand est venu le temps d’émigrer, mais j’étais bel et bien blanche comme un linge quand j’ai quitté la France pour le grand Péril blanc.<br />
<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/images.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8847" title="images" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/images.jpg?w=450" alt=""   /></a>Je suis restée longtemps à fleur de lys de peau. Des mois, des années. On n’apprivoise pas un pays comme ça du jour au lendemain. On ne s’apprivoise pas ailleurs comme ça du jour au lendemain.<br />
Et pourtant le Québec n’est pas farouche. C’était moi la sauvage.  L’herbe folle plantée là, fortuitement, dans les vastes espaces d’un nouveau monde. Savez-vous comment on pousse au beau milieu d’autres cultures ?<br />
Moi, j’ai voté blanc pendant un temps : m’abstenir et tenter de vivre dans le cocon du passé. Mais ce n’est pas exister. Alors, à un moment donné, il faut lâcher prise. C’est douloureux de quitter ses racines, savez-vous le Chat ? L’exil se nourrit de nuits et de colères blanches. Il éprouve, il saigne et chauffe à blanc. Mais il est engrais aussi quand on décide de grandir.<br />
Un jour, j’ai décidé.<br />
J’ai quitté mes racines, coupé à blanc estoc toutes velléités de retour et j’ai fait confiance à l’autre tronc. Je me suis greffée au Québec. Aujourd’hui, je suis une sève-mêlée.<br />
Le Québec est ce pays où j’ai pu hisser bien des drapeaux blancs. Ils y flottent fiers au vent métissé de tous mes changements. Aujourd’hui, je suis moi et une autre. Cette échappée belle.<br />
Je lève ce qu’il reste de mon petit blanc sec à l’hiver, celui qui pourtant m’en a fait voir des blanches et des pas mûres. Le croirez-vous, le</p>
<div id="attachment_8849" class="wp-caption alignright" style="width: 250px"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/la-dame-blanche_500x500.jpg"><img class=" wp-image-8849 " src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/la-dame-blanche_500x500.jpg?w=240&#038;h=158" alt="" width="240" height="158" /></a><p class="wp-caption-text">La Dame Blanche, par Emmalys</p></div>
<p style="text-align:justify;">Chat, aujourd’hui, j’ai le pouce blanc. À fixer l’hiver dans le blanc de ses grands lacs, je m’en suis éprise.<br />
Et quand je serai devenue une autochtone à l’automne de ma vie, sous une ondée de peaux de lièvres, je chausserai la babiche pour aller m’endormir paisible et fière sur le bord d’une blanche rivière. J’y jouerai alors les dames blanches, du blanc jusque dans mes conversations.<br />
Sophie</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#008000;">Notice biographique</span></h3>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/321123_306765999351815_179961285365621_1163118_1077941746_n.jpg"><img class="alignleft  wp-image-8856" title="321123_306765999351815_179961285365621_1163118_1077941746_n" src="http://maykan.files.wordpress.com/2012/01/321123_306765999351815_179961285365621_1163118_1077941746_n.jpg?w=126&#038;h=143" alt="" width="126" height="143" /></a>Sophie Torris est d’origine française, québécoise d’adoption depuis 15 ans. Elle vit à Chicoutimi où elle enseigne le théâtre dans les écoles primaires et l’enseignement des Arts à l’université. Elle écrit essentiellement du théâtre scolaire. Parallèlement à ses recherches doctorales sur l’écriture épistolaire, elle entretient avec l’auteur Jean-François Caron une correspondance sur le blogue In absentia à l’adresse:http://lescorrespondants.wordpress.com/.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/sophie-torris/'>Sophie Torris</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/arme-blanche/'>arme blanche</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/blanc/'>blanc</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/blanc-seing/'>blanc seing</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/couleur-du-temps/'>couleur du temps</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/exil/'>exil</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/fleur-de-lys/'>fleur de lys</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/humour/'>humour</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/patte-blanche/'>patte blanche</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/petit-blanc/'>petit blanc</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/quebec/'>Québec</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/sophie-torris/'>Sophie Torris</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8843/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8843/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8843/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8843/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8843/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8843/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8843/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8843/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8843/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8843/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8843/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8843/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8843/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8843/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8843&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Alain Gagnon</media:title>
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		<title>Chronique asiatique, par Michel Samson&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 21:50:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Michel Samson]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[kizuna]]></category>
		<category><![CDATA[lien]]></category>
		<category><![CDATA[michel samson]]></category>
		<category><![CDATA[obligation]]></category>

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		<description><![CDATA[絆       Kizuna : lien… et obligation ! Gomen nasai ! Je vous demande humblement pardon ! Dérouté par de nombreuses copies à corriger, absorbé par un nouveau texte en cours d’écriture, préoccupé par les mille petites choses à préparer à l’approche du temps des Fêtes, je me suis dérobé à mon obligation de maintenir un [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8646&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#800080;">絆       Kizuna : lien… et obligation !</span></h2>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Gomen nasai</em></strong><em> !</em> Je vous demande humblement pardon ! Dérouté par de nombreuses copies à corriger, absorbé par un nouveau texte en cours d’écriture, préoccupé <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/wyui-single3-cover.jpg"><img class="alignright  wp-image-8648" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/wyui-single3-cover.jpg?w=240&#038;h=240" alt="" width="240" height="240" /></a>par les mille petites choses à préparer à l’approche du temps des Fêtes, je me suis dérobé à mon obligation de maintenir un lien régulier avec le lectorat du Chat Qui Louche. <strong><em>Moushiwake arimase !</em></strong><em> </em> Je m’excuse formellement et avec la plus grande sincérité !</p>
<p style="text-align:justify;">Pour bien manifester l’importance des liens qui nous unissent, ainsi que la respectueuse obligation que j’éprouve à votre endroit, je m’attarderai sur un fait qui, pour anodin qu’il puisse paraître, n’en révèle pas moins l’impérieuse nécessité nippone de lier, relier et maintenir sa cohésion sociale à travers le langage même.</p>
<p style="text-align:justify;">Lors d’un vote populaire (500,000 répondants) le kanji <strong><em>kizuna</em></strong> (絆: <em>lien, obligation</em>) a été choisi comme l’idéogramme de l’année 2011 au Japon, laissant derrière lui les <em>kanji</em> désignant <em>vague</em>, <em>tremblement</em> ou encore <em>désastre</em>, tous pressentis pour s’approprier la première place du concours de cette année particulière, marquée par la triple catastrophe qu’on sait. Avant d’aller plus loin, précisons que ce <em>kanji</em> est composé de deux idéogrammes distincts : celui de gauche signifie <em>fil </em>(糸) alors que celui de droite signifie <em>moitié</em>, <em>demi</em> (半). La conjonction de ces deux radicaux entraîne les concepts de <em>lien</em> et <em>obligation </em>(et parfois même <em>ancrage</em>).</p>
<p style="text-align:justify;">Bien entendu, les médias francophones ont insisté sur le caractère rassembleur d’un tel choix, soulignant le sens de « <em>lien </em>» présent au cœur de nombreuses expressions japonaises : lien d’amitié, lien d’affection, lien d’amour et, bien sûr, lien de parenté. <strong><em>Kizuna</em></strong> permet de lier les Japonais entre eux, de réaffirmer leur solidarité indéfectible, de mentionner la cohésion familiale ébranlée par les multiples sinistres, d’accentuer la volonté de tous d’habiter encore et toujours cet archipel soumis à d’impitoyables forces telluriques. On ne peut qu’admirer cette force de caractère de la civilisation japonaise et ce courage extraordinaire représentés par ce magnifique <em>kanji</em> : <strong>絆</strong>.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais il est une autre signification de <strong><em>kizuna</em></strong> dont, pour je ne sais trop quelle raison, les médias francophones ont ignoré la pertinence : <strong>絆</strong> s’utilise aussi pour évoquer l’« <em>obligation </em>». À mon avis, ce concept se révèle crucial afin d’appréhender la véritable nature des liens évoqués plus avant : liens d’amitié, d’affection, d’amour et de sang relèvent aussi de l’obligation, et d’en estomper cette particularité entraîne une compréhension incomplète et, disons-le, plutôt naïve du tissu social nippon. Ces sentiments, pour être acceptés, voire tolérés, doivent se conformer à de nombreuses règles sociales qui en encadrent les excès et en jugulent les débordements possibles.</p>
<p style="text-align:justify;">Le caractère <strong><em>kizuna</em></strong>, <em>lien</em> et <em>obligation</em>, demeure un concept essentiel à saisir pour qui cherche à pénétrer le quotidien des Japonais : à l’instar du <em>kanji</em> qui nous occupe, tout y est placé sous l’empire du sens dual, et ne s’arrêter qu’à un côté des choses ne nous apprendra rien à propos de l’équilibre subtil qui préside à la nature nippone.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est sous l’auspice de ce <em>kanji</em>  <strong>絆</strong> que je vous souhaite à toutes et tous un très joyeux Noël et un Nouvel An plein d’heureuses promesses. Quant à moi, s’il est une résolution que je devrai prendre à l’aube de l’année qui vient, c’est de me ramener davantage à ce fameux <strong><em>kizuna</em></strong> et vous fréquenter avec plus de régularité !</p>
<p><span style="color:#800080;"><strong>Notice biographique :</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/nouvelle-image-13.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8651" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/nouvelle-image-13.jpg?w=450" alt=""   /></a>Michel Samson nous parle bimensuellement de voyages et d’Asie… dans ses <strong>Chroniques asiatiques</strong>…<br />
Il est est né et a grandi à Arvida. Après un bac en Littérature française à l’UQAC, il a poursuivi des études littéraires (maîtrise) à l’université Laval. Les hasards de la vie ont fait qu’à vingt-quatre ans, il se retrouve enseignant au collégial. C’est un passionné du métier. Très vite il lui est apparu que parler de littérature à ses élèves demeurait insuffisant si la pratique ne l’accompagnait pas. Ateliers d’écriture, cours de production littéraire et d’écriture dramatique se sont donc succédé. Il a également collaboré à l’écriture de plusieurs pièces de théâtre pour différents organismes et touché à la mise en scène. Si de nombreux facteurs ont contribué à forger son style (travailler avec les étudiants, assumer la tâche de maître de jeux de rôles, etc.), les voyages se sont avérés un puissant déclencheur du besoin d’écrire : par le biais du journal de voyage d’abord, mais surtout par l’élaboration de textes subséquents afin de figer les souvenirs, un peu à l’imitation du photographe qui fixe l’instant sur un support. Voyages en Europe et, surtout l’exploration d’une Asie qui le fascine, où il se sent chez lui. C’est ce monde lointain qui fraie son chemin à travers ses mots, comme malgré lui. Il se considère un intermédiaire privilégié d’une autre façon d’être, de penser et de se réaliser : au lecteur le soin d’y trouver un sens, le sien, et de le plaquer sur des mots qui maintenant lui appartiennent.<br />
Il a publié <em><strong>Ombres sereines</strong></em>, un magnifique recueil de récits immobiles à la Grenouille bleue, en 2009.  Cet ouvrage lui vaudra d’ailleurs le Prix de la catégorie découverte, au Salon du Livre (SLSJ) en 2010.  Et il vient de publier <em><strong>Le livre des dragons noirs </strong></em>aux Éditions Porte-Bonheur.</p>
<p>Il tient également un blogue de haute qualité dont voici l’adresse :<a href="http://ombressereines.wordpress.com/">http://ombressereines.wordpress.com/</a></p>
<div></div>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/michel-samson-2/'>Michel Samson</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/culture/'>culture</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/japon/'>Japon</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/kizuna/'>kizuna</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/lien/'>lien</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/michel-samson/'>michel samson</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/obligation/'>obligation</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8646/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8646/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8646/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8646/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8646/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8646/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8646/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8646/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8646/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8646/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8646/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8646/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8646/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8646/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8646&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Alain Gagnon</media:title>
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		<title>Des trains qu&#8217;on rate, un roman de Dominique Blondeau&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 19:44:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[chat qui louche]]></category>
		<category><![CDATA[Des trains qu'on rate]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Blondeau]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé de l’intrigue Priscilla et Patrice, couple dans la jeune cinquantaine, se reposent amoureusement dans leur lit, un samedi matin qui est celui de la veille de Pâques. Soudain, le téléphone sonne. Patrice se lève pour répondre, c’est sa mère qui lui annonce que son frère jumeau, Francis, est mort, il s’est suicidé. Celui-ci sera [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8780&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color:#008000;">Résumé de l’intrigue</span></h3>
<p style="text-align:justify;">Priscilla et Patrice, couple dans la jeune cinquantaine, se reposent amoureusement dans leur lit, un samedi matin qui est celui de la veille de<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/couverture-db44_0001.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-8785" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/couverture-db44_0001.jpg?w=192&#038;h=300" alt="" width="192" height="300" /></a> Pâques. Soudain, le téléphone sonne. Patrice se lève pour répondre, c’est sa mère qui lui annonce que son frère jumeau, Francis, est mort, il s’est suicidé. Celui-ci sera enterré le mardi après le long week-end pascal. Priscilla et Patrice devront assister aux obsèques.</p>
<p style="text-align:justify;">L’action va se dérouler durant ces quatre jours, du samedi au mardi. Le chagrin qu’a éprouvé Priscilla à la mort de son père, il y a plusieurs années, chagrin qu’elle a mal assumé, va prendre ici toute son ampleur et occasionner beaucoup de questions sur cet homme qu’elle a mal connu. Son père avait cinquante ans quand elle est née… On assistera aussi au questionnement de la mère de Patrice et de Francis sur sa famille à elle, sur son mari et ses jumeaux. Patrice n’échappera pas non plus à certaines réminiscences concernant son père, son frère et lui-même.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est un roman intimiste et intériorisé sur les deuils que nous portons en nous, une sorte de huis clos qui se passe dans la maison familiale et autour. Les repas ont aussi beaucoup d’importance dans cette histoire. Ils sont décrits comme la métaphore d’une possible réconciliation entre les personnages. Un narrateur intervient parfois sous la forme neutre du ON, qu’on retrouve dans le titre qui est une phrase du roman. Ce ON est aussi un humble hommage à l’écrivain portugais José Saramago.</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#008000;">Extrait</span></h3>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/images.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8791" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/images.jpg?w=450" alt=""   /></a>Quand Priscilla Lubin Duval s&#8217;éveilla ce matin-là, elle fut surprise de voir son mari à ses côtés. Déjà, le soleil filtrait à travers les lames du store métallique. Elle se souvint que c&#8217;était samedi, Patrice ne travaillait pas, le lendemain serait Pâques. La perspective de cette fête la réjouit si fort que ses yeux se mouillèrent. Elle se tourna sur un côté, plongea sa tête dans l&#8217;oreiller, deux larmes roulèrent sur ses joues. Du bout d&#8217;un doigt, elle les essuya, Patrice aurait dit gentiment qu&#8217;elle ne devait pas pleurer, Pâques évoquait pour lui et pour elle que de beaux souvenirs. Priscilla connaissait suffisamment son mari pour savoir que cette fête aussi l&#8217;émouvait. Il feignait l&#8217;indifférence ou jouait de la désinvolture chaque fois qu&#8217;un événement hors de l&#8217;ordinaire l&#8217;atteignait. Patrice n&#8217;aimait pas se laisser aller à de tristes et encombrantes réminiscences, il affirmait que la vie comportait trop de souffrances pour en ressasser les flétrissures. Il avait raison, mais la mort de son père à elle, une veille de Pâques, il y avait de cela plusieurs années, lui serrait encore le cœur, la murait dans un chagrin qu&#8217;elle ne s&#8217;expliquait pas, tant il était amer et tenace. Patrice ne l&#8217;avait pas connu et, au début de leur mariage, seize ans plus tôt, elle lui avait parlé de son père avec une telle tendresse qu&#8217;un après-midi, il avait répliqué, agacé, que son amour pour cet homme s&#8217;avérait anormal. Il avait voulu se reprendre, Priscilla avait décelé dans le ton de sa voix, une pointe de jalousie dont elle se jugea fautive. Peu à peu, elle avait éludé les confidences paternelles. Elle s&#8217;était mise à parler de sa mère, Patrice n&#8217;avait pas été dupe. Un soir qu&#8217;elle n&#8217;en finissait plus d&#8217;élaborer sur la timidité infondée de celle-ci, il l&#8217;avait embrassée tendrement, l&#8217;incitant à enfiler une jolie robe, il l&#8217;invitait dans un restaurant très chic. Elle n&#8217;avait osé refuser, dehors il faisait si froid, aurait-elle voulu protester, elle préférait la chaleur intime de leur appartement. Ils s&#8217;étaient regardés, elle avec réticence, lui avec circonspection, puis ils avaient éclaté de rire en se serrant l&#8217;un contre l&#8217;autre.<br />
Comme si l&#8217;éclat de rire résonnait dans leur chambre, et qui eût éveillé Patrice, il se retourna, tendit un bras, ajusta une main sur la rondeur des épaules de sa femme. Ce rituel signifiait qu&#8217;ils avaient le temps, Patrice aimait flâner dans les draps tièdes et froissés, dans l&#8217;odeur de leurs corps collés l&#8217;un à l&#8217;autre. Ils restèrent silencieux, leurs mouvements se firent lascifs, leur respiration courte, haletante ; la main de Patrice descendit lentement sur le ventre puis sur le pubis de Priscilla, plus bas dans les plis mouillés du sexe. Des gémissements moururent sur ses lèvres gonflées, des petits cris suivirent, ponctués de pépiements qui, toujours, bouleversaient Patrice. Les préliminaires du désir allaient les enivrer quand le téléphone sonna dans le couloir. Tous les deux interrompirent leurs caresses, attendirent la deuxième sonnerie. Patrice se leva en bougonnant, s&#8217;enroula dans sa robe de chambre&#8230;</p>
<h3 style="text-align:justify;"><span style="color:#008000;">Notes bibliographiques</span></h3>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/dominique.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-8789" title="dominique" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/dominique.jpg?w=133&#038;h=150" alt="" width="133" height="150" /></a>Installée au Québec depuis 1969, Dominique Blondeau, romancière et nouvellière, a été lauréate du Prix France-Québec/Jean-Hamelin pour son roman Un Homme foudroyé. Entre autres ouvrages, elle est aussi l’auteure de Les Feux de l’exil, Fragments d’un mensonge, Alice comme une rumeur, Éclats de femmes et Larmes de fond, ces cinq derniers livres publiés aux éditions de la Pleine Lune. En 2002, les éditions Trois-Pistoles ont édité son essai,Des grains de sel, dans la collection «Écrire». Elle a fait paraître des nouvelles dans plusieurs revues et collectifs et, en 1997, elle a été lauréate du Prix de la Meilleure Plume au concours XYZ. La revue de la nouvelle. Son treizième roman Une île de rêves a été publié en 2004 chez VLB éditeur. En 2008, elle a publié un recueil de nouvelles, Soleil et cruautés, dans Internet, sur le site Lulu. En 2007, elle a créé un blogue surtout consacré à la littérature québécoise, Ma page littéraire (<a href="http://dominiqueblondeaumapagelitteraire.blogspot.com/">http://dominiqueblondeaumapagelitteraire.blogspot.com/</a>)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Les Éditions du Chat Qui Louche</strong> vous offrent cet ouvrage à prix plus que modique&#8230; Il vous suffit  de cliquer sur l&#8217;adresse suivante :<a href="http://www.editionslechatquilouche.com/"> http://www.editionslechatquilouche.com/</a></p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/chat-qui-louche/'>chat qui louche</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/des-trains-quon-rate/'>Des trains qu'on rate</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/dominique-blondeau/'>Dominique Blondeau</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/roman/'>roman</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8780/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8780/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8780/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8780/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8780/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8780/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8780/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8780/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8780/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8780/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8780/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8780/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8780/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8780/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8780&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>2011 en rétrospective&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 16:24:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[alain gagnon]]></category>

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		<description><![CDATA[Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue. Voici un extrait: Le Musée du louvre reçoit 8,5 millions de visiteurs chaque année. Ce blog a été visité environ 77 000 fois en 2011. Si c&#8217;était une expo au Louvre, il faudrait à peu près 3 années pour qu&#8217;autant de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8836&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.</p>
<p><a href="/2011/annual-report/"><img src="http://www.wordpress.com/wp-content/mu-plugins/annual-reports/img/emailteaser.jpg" alt="" width="100%" /></a></p>
<p>Voici un extrait:</p>
<blockquote><p>Le Musée du louvre reçoit 8,5 millions de visiteurs chaque année. Ce blog a été visité environ <strong>77 000</strong> fois en 2011. Si c&#8217;était une expo au Louvre, il faudrait à peu près 3 années pour qu&#8217;autant de personnes la visitent.</p></blockquote>
<p><a href="/2011/annual-report/">Cliquez ici pour voir le rapport complet.</a></p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/alain-gagnon/'>alain gagnon</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8836/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8836/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8836/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8836/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8836/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8836/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8836/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8836/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8836/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8836/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8836/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8836/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8836/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8836/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8836&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Billet de Québec, par Jean-Marc Ouellet&#8230;</title>
		<link>http://maykan.wordpress.com/2011/12/30/billet-de-quebec-par-jean-marc-ouellet-3/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 20:50:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Marc Ouellet]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marc Oullet]]></category>
		<category><![CDATA[Jour de l'An]]></category>
		<category><![CDATA[réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[temps]]></category>

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		<description><![CDATA[Juste le temps d’un Jour de l’An « Demain, du ventre du temps surgira une année nouvelle. »  (Njabulo S. Ndebele, 1948 –     ) Oui. Demain, une autre année démarre. 2012. Déjà. Enfin. Selon le point de vue. Enfant, tu as hâte. Âgé, tu n’en reviens pas comme ça passe vite. La nouvelle année est là. Or, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8686&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#008000;"><strong>Juste le temps d’un Jour de l’An</strong></span></h2>
<p style="text-align:justify;"><strong>« Demain, du ventre du temps surgira une année nouvelle. »</strong>  (Njabulo S. Ndebele, 1948 –     )</p>
<p style="text-align:justify;">Oui. Demain, une autre année démarre. 2012. Déjà. Enfin. Selon le point de vue. Enfant, tu as hâte. Âgé, tu n’en reviens pas comme ça passe vite. La nouvelle<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/ouell12.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-8689" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/ouell12.jpg?w=300&#038;h=219" alt="" width="300" height="219" /></a> année est là. Or, dans deux jours, dans une semaine, déjà, la routine aura repris le contrôle de nos vies, on oubliera les résolutions, qu’une autre année est arrivée et que bientôt, elle ne sera plus.</p>
<p style="text-align:justify;">Le temps se perd, le temps se gagne. Le temps presse, arrive, change, manque, se donne et se rattrape. À l’ère où l’on régénère les cellules centenaires, à l’ère des produits qui gardent jeune, des chirurgies miracles et des espérances de vie qui s’allongent, on traite le temps comme un paria. Il ne va pas assez vite, ou trop vite. Le temps a toujours tort.</p>
<p style="text-align:justify;">Qu’est-ce que le temps ? Est-il fini, ou infini ; est-il passif, ou agit-il sur nous ? Est-il une dimension de l’Univers, ressenti comme un fluide qui s’écoule en continu ? Le temps est-il celui de notre montre, celui des tictacs successifs, l’invention de l’homme ? Existe-t-il depuis toujours, indépendant de nous, en dehors de notre réalité ? Le temps va-t-il vraiment d’hier à aujourd’hui, d’aujourd’hui à demain ? N’y a-t-il qu’un seul temps dans le même univers, ou existe-t-il plusieurs mondes avec des flèches de temps différentes ? D’où vient le temps ?</p>
<p style="text-align:justify;">Ah ! Tant de questions ! Et si peu de temps.</p>
<p style="text-align:justify;">Il y a le temps physique (des équations), le temps psychologique (la tristesse allonge le temps), le temps biologique (le vieillissement), le temps cosmologique (l’expansion de l’univers), le temps géologique (les couches terrestres), le temps de l’atmosphère (les saisons). Le temps est une dimension du réel, une partie de l’existence. C’est une perception. « Le temps est le rivage de l’esprit ;  tout passe devant lui, et nous croyons que c’est lui qui passe. » écrivait Antoine de Rivarol, écrivain français de la fin du 18<sup>e</sup> siècle. Nous sommes soumis au temps, nous sommes ses esclaves. Nos sens ne le ressentent que d’hier vers demain. Des sens imparfaits. Le temps nous emporte en avant, vers la mort. L’écrivain brésilien Joachin Maria Machado De Assis écrivait : « Nous tuons le temps, mais il nous enterre. » Ou encore, de Hector Berlioz : « Le temps est un grand maître, dit-on. Le malheur, c’est qu’il tue ses élèves. »</p>
<p style="text-align:justify;">Et alors que le temps qui précède notre naissance nous importe peu, celui après la mort nous inquiète. Or, n’est-ce pas le même néant, cette éternité ?</p>
<div id="attachment_8691" class="wp-caption alignleft" style="width: 280px"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/ouell22.jpg"><img class=" wp-image-8691 " title="ouell22" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/ouell22.jpg?w=270&#038;h=203" alt="" width="270" height="203" /></a><p class="wp-caption-text">Tiré de Brian Greene, The fabric of the cosmos, p. 135, Fig 5.3 a</p></div>
<p style="text-align:justify;">Le passé n’est plus, le futur n’est pas encore et le présent éphémère, ce point du réel, laisse le futur devenir notre passé. « La durée est essentiellement une continuation de ce qui n’est plus dans ce qui est », disait Henri Bergson. Le passé existe, mais n’est pensé que dans le présent. Le futur est envisagé dans le présent. Comme le disait <strong>Swami Dayananda Saraswati</strong>, un enseignant traditionnel du Vedanta, lié au Véda hindou : « Le passé était <em>présent</em>, le futur sera <em>présent </em>et bien entendu, le présent est <em>présent</em>. » On ne peut plus rien pour le passé dont on sait tout. Et pas davantage pour le futur qui nous réserve des surprises. Reste donc le présent.</p>
<p style="text-align:justify;">Jean-Jacques Rousseau écrivait : « Le Temps, c’est l’image mobile de l’immobile éternité. » « L’éternité, la suite la plus longue possible des moments les plus longs possible. » disait encore l’écrivain québécois François Barcelo. Nous voyageons dans le temps. Sans cesse, à chaque instant. Nous nous éloignons du passé et allons vers le futur. Du moins, nous le croyons.</p>
<p style="text-align:justify;">Les dernières théories de la physique parlent d’un continuum de moments présents distribués à l’infini. Comme un livre de bonshommes allumettes dont on laisse défiler les pages à toute vitesse. La page est l’instant, le livre c’est l’éternité. Et les bonshommes bougent. Chaque instant est une <em>« page » </em>prédéterminée. Les <em>« pages » </em>passées demeurent et les <em>« pages »</em> futures sont déjà là, et auront leur tour<em>.</em></p>
<p style="text-align:justify;">Dans sa théorie de la relativité restreinte, Einstein autorise la dilatation du temps. Pensez à deux bonshommes allumettes sur une page courbée du livre de l’éternité, l’un situé sur le bord extérieur, l’autre près du bord intérieur, près de la reliure. Chaque bonhomme <em>ressentira</em> différemment le passage de l’instant, d’une même<em> page</em>, parce que son déplacement sera différent. Ainsi, lorsqu’un voyageur se déplace à très grande vitesse, proche de celle de la lumière, le temps « s’écoule » moins vite pour lui. À son retour au bercail, encore fringuant après un court voyage aux confins de la galaxie, ses amis seront vieux ou morts. En allant vite, il aura pris du retard sur les autres. Un tel aventurier voyagerait vraiment dans le temps.</p>
<p style="text-align:justify;">Nulle sensation, nul jugement et nulle réaction ne sont possibles sans la conscience. Elle est le capteur du temps. Sans elle, le temps n’existe pas. Pas de passé, pas de <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/ouell31.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-8692" title="ouell3" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/ouell31.jpg?w=300&#038;h=206" alt="" width="300" height="206" /></a>présent. On coupe la chair de mes patients. Endormis, ils ne ressentent rien. Le réveil est dans le futur. Lorsque ce dernier arrive, c’est toujours le présent. Avec la douleur en prime, conséquence du passé.</p>
<p style="text-align:justify;">La conscience nous fait vivre et estimer l’instant. « J’entends distinctement tomber les gouttes de ma vie dans le gouffre dévorant de l’éternité », disait l’écrivain suisse Henri Frédéric Amiel-Lapeyre. Dans <em>Journaux intimes,</em> Charles Baudelaire a écrit : « Il y a des moments dans l’existence où le temps et l’étendue sont plus profonds, et le sentiment de l’existence intensément augmente. »</p>
<p style="text-align:justify;">Libre, hors du temps, l’éternité est impalpable et impénétrable. Il ne laisse que des fragments à nos sens limités. La Conscience nous leurre-t-elle, abuse-t-elle de nous ? Nous laisse-t-elle croire au mirage du temps, à cette parcelle de réalité, une tare conceptuelle qui brouille nos vies ?</p>
<p style="text-align:justify;">D’accord. Le temps peut attendre. Rien ne presse pour les réponses. Savourons l’avènement de l’an nouveau. Amusons-nous. Profitons du moment. Nous avons l’éternité pour le reste.</p>
<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#008000;">Bonne Année !</span></h2>
<p style="text-align:justify;">Pour en savoir plus sur le temps de la physique :</p>
<p style="text-align:justify;">Brian Greene, <em>The fabric of the cosmos</em>, Knopf. 2004</p>
<p style="text-align:justify;">Stephen Hawking, <em>Une brève histoire du Temps, Du big bang aux trous noirs</em>, Flammarion, 1989</p>
<p style="text-align:justify;">Trinh Xuan Thuan, <em>Le chaos et l’harmonie,</em> Librairie Anthème Fayard, 1998</p>
<p style="text-align:justify;">Citations tirées de <em>La sagesse des nations</em>, http://citations.ca/</p>
<p style="text-align:justify;">© Jean-Marc Ouellet 2011</p>
<p><strong> Notice biographique :</strong></p>
<h3 style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/jmo221.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-8694" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/jmo221.gif?w=118&#038;h=150" alt="" width="118" height="150" /></a>Jean-Marc Ouellet a grandi sur une ferme du Lac-des-Aigles, petite municipalité du Bas-du-Fleuve, puis à Québec. Après avoir obtenu un diplôme de médecine de l’Université Laval, il a reçu une formation en anesthésiologie. Il exerce à Québec. Féru de sciences et de philosophie, il s’intéresse à toutes les  littératures, mais avoue son faible pour la fiction. Chaque année, depuis le début de sa pratique médicale, il contribue de quelques semaines de dépannage en région, et s’y accorde un peu de solitude pour lire et écrire. <em>L’homme des jours oubliés,</em><em> s</em><em>on </em>premier roman, a paru en avril 2011 aux Éditions de la Grenouillère. Depuis janvier 2011, il publie un billet bimensuel dans le magazine littéraire électronique <em>Le Chat Qui Louche</em></h3>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Chronique d&#8217;humeur, par Jean-Pierre Vidal&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 02:13:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Gagnon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Pierre Vidal]]></category>
		<category><![CDATA[Candide]]></category>
		<category><![CDATA[lieux communs]]></category>
		<category><![CDATA[noël]]></category>
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		<description><![CDATA[Métaphore d’espoir J’ai toujours détesté Noël. Sans doute parce que cette fête aura été mon premier exemple d’unanimité obligatoire. Tout le monde aime Noël, n’est-ce pas ? Dès ma prime adolescence, je rétorquais dans ma tête : pas moi ! Mes raisons ont changé, mais ma détestation demeure, encore avivée par la confiscation qu’a opérée [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8755&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color:#800080;">Métaphore d’espoir</span></h2>
<p style="text-align:justify;">J’ai toujours détesté Noël. Sans doute parce que cette fête aura été mon premier exemple d’unanimité obligatoire. Tout le monde aime <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/vidal1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-8760" title="vidal1" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/vidal1.jpg?w=450" alt=""   /></a>Noël, n’est-ce pas ? Dès ma prime adolescence, je rétorquais dans ma tête : pas moi ! Mes raisons ont changé, mais ma détestation demeure, encore avivée par la confiscation qu’a opérée le discours marchand de tout ce qui est convivial, festif et même familial. Je vous épargnerai donc les couplets sucrés sur le poupon qui sauve le monde, la fête de la lumière, la famille, les amis, les cadeaux, la joie, que sais-je encore ?</p>
<p style="text-align:justify;">Non, décidément, ma métaphore d’espoir n’est pas Noël. C’est plutôt un autre de ces signes des temps que les gens d’un certain âge, devenus progressivement, comme moi, anthropologues amateurs, se plaisent à observer avec la gourmandise de qui s’apprête à disparaître (longue ascèse, cela) et se sent donc de moins en moins concerné.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans ce regard, parfois amusé, souvent rageur, que je porte sur la société, l’apparition d’une nouvelle métaphore, sans doute promise à une circulation virale, comme tout ce qui nous arrive par la voie des médias, est toujours un plaisir renouvelé.</p>
<p style="text-align:justify;">Celle qui, ces temps-ci, me met en joie, est apparue plusieurs fois sur les ondes et sa plus belle illustration nous est venue du ministre des Transports du Québec. Monsieur Moreau a en effet invoqué récemment, à propos de l’échangeur Turcot et du fait, critiqué par plus d’un, que les firmes qui avaient établi les devis et cahiers de charges des travaux seraient tout de même invitées à participer à l’appel d’offres, un exemple culinaire, où les devis étaient devenus les ingrédients et l’appel d’offres la recette. Le ministre des Transports gourmands disait en substance que donner la liste des uns ne devrait pas interdire d’appliquer l’autre.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>De l’horloge à la table</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/vidal2.jpg"><img class="alignleft  wp-image-8761" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/vidal2.jpg?w=270&#038;h=180" alt="" width="270" height="180" /></a>Quel changement d’avec la métaphore horlogère qui jusque-là, dans la bouche des grandes-gueules rouleuses de globes oculaires des médias, nous ramenaient toujours à des nécessités d’exactitude, de précision, de prétendue vérité des choses et, en fin de compte, à la facilité imbécile du temps qui n’en finit plus de n’être que de l’argent. Et si nous allions enfin quitter ces éternelles pendules à remettre à l’heure, cette heure qu’il fallait toujours donner juste ? Si le dieu grand horloger que nous avait légué le XVIIIe siècle était enfin crevé, de sa belle mort, et que ressuscite enfin, de ses cendres de notaire ou d’actuaire, le grand Pan ou quelque dieu rabelaisien de la bonne chère et de l’amour goulu de la vie qui ne se chiffre ni ne se minute ?</p>
<p style="text-align:justify;">Dans le mot convivial, il y a convive, et dans commensal, ce mot qui sert d’enseigne à une chaîne de restaurants végétariens, on entend une vieille expression latine qui veut dire : « faire table commune ». Depuis que l’homme a découvert le feu, il mange en famille ou en groupe. Pas de civilisation sans ces repas pris en commun, quelles que soient, par ailleurs, la délicatesse des mets et l’habileté des chefs.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais si nous entrons maintenant dans l’ère de la métaphore culinaire après celle de la métaphore horlogère, c’est aussi peut-être parce que notre conception du temps est en train de changer. Et c’est cela aussi qui me réjouit l’âme.</p>
<p style="text-align:justify;">Le temps des cuisines est, en effet, un temps humain, c’est-à-dire variable, élastique, organique même : aucun poulet ne met jamais le même temps à cuire. Aucun four n’est assez calibré pour garantir le même temps que celui qu’annonce la recette et aucune recette n’a le front d’oublier de placer le mot « environ » avant son minutage.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans les cuisines, le temps vit sa vie, comme nous. Il prend le temps d’être lui-même, dans toute la diversité qui le constitue. Même dans les restaurants, il n’a que faire de l’esclavage économique, de la folie du rendement, de l’obsession d’une exactitude machinique. Monsieur Pressé et son ami Monsieur Limportant attendront que leur poularde ait pris le temps de se dorer à point. Pour leur faire honte.</p>
<p style="text-align:justify;">Le slow food nous est venu d’Italie, comme la fourchette et une bonne partie de ce que nous appelons l’art, qu’il s’agisse de peinture, de musique ou de cet art plus récent, dit paysager, qui compose les campagnes et les collines comme des tableaux.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Le retour du temps humain</strong></p>
<p style="text-align:justify;">La vie ralentie, la vie enfin revécue, empoignée à bras le corps, aimée, jouie et réjouie plutôt que consommée, nous viendra peut-être <a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/vidal3.jpg"><img class="alignright  wp-image-8762" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/vidal3.jpg?w=243&#038;h=158" alt="" width="243" height="158" /></a>enfin, loin de l’injonction productiviste de soi-disant lucides, de ces jeunes, de plus en plus nombreux, qui décrochent, qui sortent des parcours de rats qu’on les a contraints de subir dans les labyrinthes de ces laboratoires sociaux où des savants fous plus ou moins économistes, plus ou moins moralistes ou théologiens veulent nous enfermer, pour le plus grand bien des ploutocrates malades qui leur servent de maîtres.</p>
<p style="text-align:justify;">Combien ne voyons-nous pas, heureusement, ces temps-ci, de jeunes, cloutés ou non, tatoués ou non, qui préfèrent se restreindre, rouler un train plus modeste, oublier les signes extérieurs de richesse ou de statut, pour s’occuper mieux de leurs amours, de leurs enfants, de leurs passions et de tout ce qui ne se monnaye pas mais se vit, tout simplement, généreusement, en toute gratuité, en toute ingénuité.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est à ceux-là que je crois, plutôt qu’aux abrutis (foin de rectitude politique) que les médias nous montrent passant la nuit dehors pour la joie lamentable d’être les premiers à acheter la dernière bébelle électronique pourtant destinée à se vendre à des millions d’exemplaires en l’espace de quelques heures. Candide plutôt que Pavlov ! Le temps plutôt que l’argent ! La vie plus que la production ! Mon royaume et ses richesses pour un cheval qui caracole et me sauve !</p>
<p style="text-align:justify;">Et si nous allions ainsi, tranquillement, pacifiquement, humainement, vers l’instauration universelle, pour remplacer celui que les conservateurs ont mis à mal, d’un registre des âmes à fleurs ?</p>
<h2 style="text-align:justify;"><span style="color:#800080;">Joyeuses fêtes à toutes et à tous !</span></h2>
<p style="text-align:justify;"><strong>Notice biographique</strong><br />
PH.D en littérature (Laval), sémioticien par vocation, Jean-Pierre Vidal est professeur émérite de l’Université du Québec à Chicoutimi où<a href="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/photo-jpvidal111.jpeg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-8768" title="" src="http://maykan.files.wordpress.com/2011/12/photo-jpvidal111.jpeg?w=112&#038;h=150" alt="" width="112" height="150" /></a> il a enseigné depuis l’ouverture de l’institution, en 1969. Fondateur de la revue Protée, il a aussi été chercheur et professeur accrédité au doctorat en sémiologie de l’Université du Québec à Montréal. Il a d’ailleurs été professeur invité à l’UQAM (1992 et 1999) et à l’UQAR (997).</p>
<p style="text-align:justify;">Outre de nombreux articles dans des revues universitaires et culturelles, il a publié deux livres sur Robbe-Grillet, un essai dans la collection « Spirale » des éditions Trait d’union, Le labyrinthe aboli ; de quelques Minotaures contemporains (2004) et deux recueils de nouvelles, Histoires cruelles et lamentables (Éditions Logiques 1991) et, cette année, Petites morts et autres contrariétés, aux éditions de la Grenouillère.</p>
<p style="text-align:justify;">Jean-Pierre Vidal collabore à diverses revues culturelles et artistiques (Spirale, Tangence, Esse, Etc, Ciel Variable, Zone occupée). Il a préfacé plusieurs livres d’artiste, publie régulièrement des nouvelles et a, par ailleurs, commis un millier d’aphorismes encore inédits.</p>
<p style="text-align:justify;">Depuis 2005, il est conseiller scientifique au Fonds de Recherche du Québec, Société et Culture.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://maykan.wordpress.com/category/jean-pierre-vidal/'>Jean-Pierre Vidal</a> Tagged: <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/candide/'>Candide</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/jean-pierre-vidal/'>Jean-Pierre Vidal</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/lieux-communs/'>lieux communs</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/noel/'>noël</a>, <a href='http://maykan.wordpress.com/tag/pavlov/'>Pavlov</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/maykan.wordpress.com/8755/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/maykan.wordpress.com/8755/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/maykan.wordpress.com/8755/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/maykan.wordpress.com/8755/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/maykan.wordpress.com/8755/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/maykan.wordpress.com/8755/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/maykan.wordpress.com/8755/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/maykan.wordpress.com/8755/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/maykan.wordpress.com/8755/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/maykan.wordpress.com/8755/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/maykan.wordpress.com/8755/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/maykan.wordpress.com/8755/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/maykan.wordpress.com/8755/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/maykan.wordpress.com/8755/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=maykan.wordpress.com&amp;blog=10488492&amp;post=8755&amp;subd=maykan&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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